Chapitre iiir, intiiulé \£. TiuTàn
Si monsieur de Bouillon est pris, il faut pourvoirl'Italied'un chei de grande fidélité, pour plusieurs raisons qui pressent. Il en faut un en Guyenne et un autre dans le Roussillon, estant douteux si monsieur de Turenne voudrait servh-, et si l'on doit le laisser seul, le Roy y pourvoira s'il lui plaist.
On voit quel piège il indique; M. de Cinq-Mars y tomba le premier.
La réponse ne se fait pas attendre : on a arrêté M. de Bouillon ; le Roi a consenti à faire tous les mensonges qui lui sont dictés, et, pour preuve de son obéissance, il écrit de sa main la leltre qui suit :
Lettre du Roy à Son Eminence.
Je ne me trouve jamais que bien de vous voir. Je me porte beau coup mieux depuis hier; et ensuite de la prise de monsieur de Bouillon, qui est un coup de parti, j'espère avec l'ayde de Dieu que tout ira bien, et qu'il me donnera la parfaite santé; c'est de quoi je le prie de tout mon cœur.