‹ Cinq-Mars; ou, Une conjuration sous Louis XIII; précédée de réflexions sur la vérité dans l'art, accompagnée de documents historiquesChapitre 51 sur 54 · LOUYS · texte numérisé non relu

LOUYS

Avec ce gage on peut agir : il a fait menacer Monsieur, et ne lui a répondu que vaguement. Gaston se remet à supplier : le même jour il écrit au Roi, au cardinal Mazarin, à M. Des Noyers, à M. de Ghavigny, et une seconde fois au Cardinal. Remarquez que c'était à lui d'abord qu'il avait demandé pardon le 17 juin, avant de supplier le Roi le 23, suivant en cela la hiérarchie établie par le Cardinal. 11 demande grâce à tout le monde et promet une entière confession.

Là-dessus, le Cardinal met le pied sur le frère du Roi, et l'écrase par la lettre froide oîi il lui conseille de tout confesser. On l'a lue au chapitre le Travail.

Reviennent de nouveaux rapports du fidèle agent Chavigny, lequel ne connaît pas d'assez humbles termes pour parler au Cardinal, dont il se dit sans cesse la créature. Chavigny se moque de Monsieur et du choléra-morbus (déjà connu, comme l'on voit), qui saisit l'agent de ce prince, dans la peur d'être

arrêté. — Il t'ait conseiller à Gasion de se retirer hors de France. On voit que le Roi ne se permet pas de répondre sans que le Cardinal ait corrigé la lettre qu'il doit écrire.

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