CHAPITRE PREMIER
Le Syndrome ‘Anémie grave”
Nous emploierons celle dénomination à dessein, de préférence à celle pourtant classique d’anémie pernicieuse, Ce dernier lerme semble, en effet, évoquer l’idée de l’anémie progressive essentielle et peut ainsi paraitre préjuger de la nature cryplogénétique el du propostice de l'affection. Or il existe, on le sait, des anémies graves symplomatiques ; et c’est en vain que de tout temps les auteurs se sont efforcés d'isoler des signes cliniques et hématologiques qui soient pathognomoniques de l’anémie pernicieuse idiopathique, et permettant de la différencier des anémies secondaires. Certaines anémies, d'autre part, guérissent.
Biermer —, qui, groupant des-faits jusqu'alors épars, individualisa vers 1872, l'entité clinique à laquelle son observa les premiers cas d’ané-
nom est resté attaché, mies graves chez des femmes enceintes. Frappé par l'absence apparente de causes, le caractère progressif et à peu près falal de celte affection, Biermer la dénom-