‹ Cinq traités d'alchimie des plus grands philosophesChapitre 38 sur 44 · DE LA FORMATON DES MÉTAUX EN GÉNÉRAL PAR LE SOUFRE ET LE MERCURE · texte numérisé non relu

DE LA FORMATON DES MÉTAUX EN GÉNÉRAL PAR LE SOUFRE ET LE MERCURE

On a observé que la nature dés métaux, telle que nous la connaissons est d’être engendrée d’une manière générale par le Soufre et le Mercure. La différence seule dé cuisson et de digestion produit la variété dans l’espèce métallique. J’ai observé moi-même que dans un seul et même vaisseau, c’est-à-dire dans un même filon, la nature avait produit plusieurs métaux et de l’argent, disséminés ça et là. Nous avons en effet démontré clairement dans notre Traité des minéraux que la génération des métaux est circulaire, on passe facilement de l’un à l’autre suivant un cercle, les métaux voisins ont des propriétés semblables ; c’est pour cela que l’argent se change plus facilement en orque tout autre métal.

LE COMPOSÉ DES COMPOSÉS

Il n’y a plus en effet à changer dans l’argent que la couleur et le poids, ce qui est facile. Car une substance déjà compacte augmente plus facilement de poids. Et comme il contient un soufre blanc jaunâtre, sa couleur sera aussi aisée à transformer.

Il en est de même des autres métaux. Le Soufre est pour ainsi dire leur père et le Mercure leur mère.

C’est encore plus vrai, si l’on dit que dans la conjonction le Soufre représente le sperme du père et que le Mercure figure un menstrue coagulé pour former la substance de l’embryon. Le Soufre seul ne peut engendrer, ainsi le père seul.

De même que le mâle engendre de sa propre substance mêlée au sang menstruel, de même le Soufre engendre avec le Mercure, mais seul il ne produit rien. Par cette comparaison nous voulons faire entendre que l’Alchimiste devra enlever d’abord au métal la spécificité que lui a donnée la Nature, puis qu’il procède comme la nature a procédé, avec le Mercure et le Soufre préparés et purifiés toujours en suivant l’exemple de la nature.

CINQ TRAITÉS d’aLCHIMIE

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