‹ Cinq traités d'alchimie des plus grands philosophesChapitre 5 sur 44 · NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR RAYMOND LULLE · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR RAYMOND LULLE

Raymond Luile naquit à Palma dans l’île Majorque en 1235. Son père, sénéchal de Jacques !"■ d’Aragon, le destinait à la carrière des armes. La jeunesse de R. Luile fut turbulente et licencieuse, le mariage n^e modifia pas sa conduite, mais à la suite d’un violent amour terminé d'une façon malheureuse, il renonça au monde et après avoir partagé ses biens entre ses enfants, il se retira dans la solitude. C’est alors qu’il forme le projet de convertir les infidèles, ce sera là la grande idée à laquelle il consacrera toute sa vie. Pour apprendre l’arabe, il achète un esclave musulman, mais celui-ci ayant deviné le but de son maître, tente de l’assassiner. A peine rétabli, Raymond Luile fonde un monastère où l'on enseigne l’arabe, où l’on forme des missionnaires. Puis il parcourt l’Europe s’adressant aux papes, aux rois, aux empereurs, demandant aux uns leur autorité morale, aux autres des secours en argent pour faire fructifier son oeuvre. C’est dans ces pérégrinations qu’il se mit en relations à Paris avec Arnauld de 'Villeneuve et Duns Scot. Il visite l’Espagne, l’Italie, la France, l’Autriche. Joignant l’exemple à la parole, il passe deux fois en Afrique, est condamné à mort à Tunis, et n’échappe que grâce à la

protection d’un savant arabe qui l’avait pris en affection.

En 1311, nous le trouvons au concile devienne. C’est là qu’il reçut une lettre d’Edouard II. Ce prince, se montrant favorable à ses projets, R. Lulle va en Angleterre. Le roi le fait enfermer dans la tour de Londres et le force à faire le grand-œuvre. Raymond Lulle change en or des masses considérables de mercure et d’étain, cinquante mille livres, dit Lenglet Dufresnoy. De cet or on fit les nobles à la rose ou Raymondines Craignant pour sa vie, R. Lulle s’échappe de Londres et retourne en Afrique. A peine débarqué, il se met à prêcher, la populace indignée de son audace, le lapide. La nuit suivante des Génois l’enlevèrent respirant encore de dessous un monceau de pierres et le portèrent à bord de leur vaisseau, mais il mourut en vue de Palma ;■ il fut enterré dans le couvent des franciscains de cette ville (1315).

Principaux ouvrages : Codicillus seu vade mecum^ Tesiamenlum, Mercuriorum liber, Clavicula, Expérimenta, Poleslas dmtiarum, Theoria et praclica, Lapidarium, Testainentum novissimum, etc.

Le présent traité : Clavicula seu Aperloriumse trouve dans le Theatrum chimicum et dans laBibliolheca chemica Mangeii. Comme son nom l’indique, c’est la clef de tous les autres ouvrages de Raymond Lulle.

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