CONDUITE INDIGNK DE CERTAINS ÉTRANGERS
en journal, de livre en livre et faussent les notions des personnes de bon sens.
Rives et ses acolytes étaient toujours le noyau de cet indigne parti, et ils avaient trouvé avec qui s'associer. Tandis que Vancouver et Byron avaient su faire honorer dans l'archipel le nom d'Anglais, le consul Charlton le rendit odieux. C'était un homme dissolu, incapable et vindicatif. De nombreuses plaintes furent portées contre lui; mais soit timidité de la part de ses adversaires, soit duplicité et ruse de sa part à lui , elles ne parvinrent pas jusqu'au ministre. Charlton entretenait contre les missionnaires une jalousie de race ; anglais et monarchiste , il détestait les citoyens de la République américaine. Mais il les haïssait surtout parce que la vie d'un homme de bien est la condamnation la plus éclatante du vice et de l'égoïsme. Ce triste personnage profita de la fermentation des esprits pour attirer 4^ son côté tous ceux que gênait le respect des lois. Il flatta quelques chefs; puis, jetant le masque, il s'efforça de leur prouver qu'ils étaient sujets de l'Angleterre et obligés d'en passer par sa volonté à lui. C'est ainsi qu'il les menaça de sa vengeance au cas où ils mettraient la