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dements, ainsi que de toutes les questions de la vie mariée qui s'y rapportent.
C'est un ouvrage très renommé et généralement étudié dans l’Eglise romaine. Je ne sache pas que le monde ait jamais connu rien de comparable aux impuretés et aux infamies de ce livre. Je n’en citerai, pour preuve, que deux des questions que le prêtre doit faire au confessional.
Ad cognoscendum an usque ad pollutionem se leligerint, quando tempore et quo fine se teligerint ; an lunc quosdam motus in corpore experti fuerint, el per quantum temporis spalium ; an cessantibus tactibus nihil insolitum et turpe acciderit; ad non longe majorem in corpore voluptatem perceperint in fine inactum quam in eorum principio: an tum in fine quando maynam delectionem carnalem senserunt, 0mnes molus corporis cessaverint ; an non madefacti fuerimt? etc., etc.
Aux filles :
Quæ sese tetigisse fatentur, an non aliquem pruritum extinguere tentaverit, et utrum pruritus ille cessaverit cum magnam senserint voluptatem; an tunc ipsimet tactus cessaverint ? elc., etc.
Le Très Révérend Kenrick, évêque de Boston, Etats-Unis, dans son livre sur la confession, donne aux confesseurs les instructions suivantes, que je choisis entre mille autres aussi impures :
Uxor quæ, in usu Malrimonii, se vestit, ut non recipial semen, vel statim post illud acceplum surgit, ul expellatur, lethaliter Peccat; sed opus non est ut diu resupina jaceat, quum matrix, brevi, semen attrahat, et mox, arctissime claudatur.
Pullæ patienti licet se vertere, et conari ut non recipiat semen, quod injuria et immillitur; sed, acceptum, non licet expellere, quia jam possessionem
FS D rt
ejicerelur.
Conjuges senes plerumque eoeunt absque culpd, dicet contingat semen extra vas effundi; id enim per accidens fit ex infirmitate naturae. Quod si vires adeo sint fractae ut nulla sit seminandi intra vas spes, jam nequeunt jure conjugi uti, (Vol. ti, p. 317.)
XVI. Le sacerdoce de Rome, ou l’idolâtrie ancienne et moderne.
Je fus ordonné prêtre par Mgr. Sinaïe, premier archevêque du Canada, dans la cathédrale de Québec, le 21 septembre 1833.
Où trouver des paroles assez fortes pour dire la hauteur de mes pensées, l’exaltation de mes sentiments, lorsque le délégué du Souverain Pontife, imposant ses mains sur ma tête, me donna le pouvoir de créer mon Dieu en changeant le pain et le vin de l'eucharistie dans le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus-Christ ?
Les illusions de gloire qui séduisirent Éve lorsque le Tentateur lui dit: « Vous serez semblables à Dieu,» n'étaient rien en comparaison de mes visions de gloire et de grandeur, lorsque la parole réputée infaillible de mon Eglise m'assura que j'étais devenu légal de mon Sauveur et de mon Dieu : que j'avais reçu non seulement le droit de lui commander et d'en être obéi, mais le pouvoir de le créer.…..!
Les perspectives de gloire et de puissance infinies qui avaient perdu Lucifer au ciel, se présentaient à mon imagination comme des réalités, des faveurs de mon Dieu-Créateur que j'allais créer! Car je croyais vraiment avoir reçu le privilége inaliénable de lui commander, non pas d’une manière spirituelle et mystique,
passificam habet, et haud absque injurid naturae
mais er L'âm rempli bon Die sublime rendis « jour da les mise J'avai sainteté dit être l'homme vers leq sées, mc de mon dignité « toutes le sacerdoc de Jésus et de sa J'étais de pour l'ét Non 5e mes épar il m'avai éternelle pouvoir, d'expirati du Calvaii allait des personne, Je venais sur lui!
d'une mai absolue, tr
rid naturae
sque culpi, li; id enim Juod si vires di intra vas
Ii, p. 317.)
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ie, premier de Québec,
pour dire mes senti- ’ontife, im- le pouvoir et le vin de t la divinité ve lorsque es à Dieu,»
visions de ‘éputée inais devenu que j'avais mander et an
ce infinies ient à mon rs de mon oyais vraijui commystique,
mais en réalité, et d'une manière irrésistible, absolue
L'âme pénétrée d’une joie inexprimable, et le cœur rempli de la plus sincère reconnaissance envers le bon Dieu qui venait de m'élever à une dignité aussi sublime, je me levai des pieds de l’évêque et me rendis dans mon oratoire, où je passai le reste du jour dans la retraite, uniquement occupé à méditer les miséricordes infinies du Seigneur à mon égard,
J'avais enfin reçu ce sacerdoce de puissance, de sainteté et de gloire que mon Eglise m'avait toujours dit être le plus grand don que Dieu püt faire à l’homme. Je le possédais donc ce divin sacerdoce vers lequel cette Eglise avait fait tourner mes pensées, mon cœur et toutes les plus saintes aspirations de mon âme depuis ma plus tendre enfance! La dignité que je venais de recevoir était au-dessus de toutes les dignités de la terre. Le saint caractère du sacerdoce, imprimé dans mon âme avec le sang même de Jésus-Christ, était comme une Couronne de gloire et de sainteté que rien ne pouvait jamais me ravir! J'étais devenu prêtre du Très-Haut, pour le temps et pour l'éternité !
Non seulement Jésus-Christ venait de mettre sur mes épaules le manteau de son divin sacerdoce, mais il m'avait associé d’une manière si parfaite à son éternelle mission de Sauveur du monde, que j'allais pouvoir, tous les jours de ma vie, offrir un sacrifice d'expiration et de salut aussi parfait que le sacrifice du Calvaire! A l'avenir, le Fils éternel de mon Dieu allait descendre du ciel sur la terre, en réalité, en personne, aussi souvent que je le lui commanderais! Je venais de recevoir un pouvoir absolu, irrésistible sur lui! Tous les jours de ma vie, j'allais, non pas d'une manière spirituelle et symbolique, mais réelle, absolue, matérielle, boire son sang et me nourrir de
sa chair, de son âme, de sa divinité! Le même Sauveur Jésus-Christ, qui était mort sur la croix pour moi, et tel qu’il est assis à la droite de son Père, au ciel, allait, à l'avenir, d’une manière réelle, en personne, et tous les jours de ma vie, se reposer dans ma poitrine, mêler son sang à mon sang, unir son âme si pure à ma pauvre âme pécheresse, et vivre avec moi dans la plus parfaite union, afin de me di. iiger, de me soutenir et de me sanctifier pour le temps et pour l'éternité,
Quelque grandes qu’aient été les faveurs accordées à la sainte Vierge, je venais d'en recevoir de bien plus grandes encore! Ce n'était que dans son enfance que Jésus-Christ lui avait obéi; mais maintenant il allait m'obéir, bien que couronné de gloire au ciel! Plus d'une fois, le Sauveur avait refusé d'accorder les demandes de sa mère; il avait même publiquement refusé de venir à elle, lorsqu'elle l'avait appelé (Mat. xu, 46-50). Mais il ne lui serait pas possible de me désobéir lorsque je lui commanderais de venir entre mes mains, sur l'autel!
Je crus que le meilleur moyen de montrer ma re- Connaissance au bon Dieu qui venait ainsi de me rendre l’objet de ses miséricordes, était de lui pr'omettre de mener une vie sainte. Et je le lui promis. Je dis à ma langue: « Sois sainte! car tu vas être arrosée, tous les jours, par le sang de l’Agneau sans tache.» Je dis à mon cœur: « Le Fils du Dieu trois fois saint va te choisir comme son lieu de repos, tous les jours. Garde-toi donc de tout péché! Et toi, mon âme, combien ne dois-tu pas être sainte, puisque Celui devant qui les anges même ne se trouvent pas purs, va s'unir à toi, tous les jours, de la manière la plus parfaite! »
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J'aperçus, en ce moment, sur ma table, ma pipe pleine de tabac, et ma tabatière à priser. Je leur dis: «Je suis prêtre du Dieu de toute pureté et de toute sainteté. Je n'oublierai pas le respect que je me dois à moi-même en restant plus longtemps votre esclave! » J'ouvris la fenêtre et les jetai dans la rue, pour ne plus jamais m'en servir.
Le 21 septembre 1833, j'avais reçu les fon:ions du sacerdoce : le pouvoir de changer le pain et !+ vin dan: le corps, le sang, l'âme et la divinité de Jésus. ‘dbrist, Mais je n'avais pas pu, ce jour-là, faire usag. de ce redoutable et sublime pouvoir, Ce n’était que ;e lendemain que je devais opérer l'incomparable miracle que l'Eglise de Rome appelle transsubstantiation.
J'avais passé presque toutes les heures du jour et de la nuit du 21 au 22 septembre à prier et à remercier Dieu. Bien avant que le jour parût, j'étais à senoux, pour me préparer de mon mieux à célébrer ma première messe, Ce jour allait être le plus beau, l plus saint de ma vie! J'avais bien, la veille, été ‘levé à une dignité qui était audessus de tous les empires et de toutes les royautés de la terre. Mais te jour-là, le 22, j'allais recevoir de mon Dieu des hveurs bien plus grandes encore. J’allais faire un niracie au-dessus de la puissance de tous les anges : allais commander au Fils de l'Eternel, et il allait mobéir! Le miracle que Josué avait fait, lorsqu'il mmanda au soleil et à la lune de s'arrêter sur les plaines sanglantes de Gabaon, n'était rien en comparaison du prodige que j'allais accomplir! C'était au Créateur et au Maitre de l'univers que j'allais donner mes ordres! Et lorsque le Fils du Tout- Puissant serait e
celui de tous ceux pour qui j'offrirais l’holocauste! Le sacrifice que j'allais offrir sur l'autel aurait autant de puissance et d’efficace que celui du Christ sur le Calvaire !….
Mais lorsque le son de la cloche vint me dire que le moment de monter à l'autel était arrivé, mon cœur se mit à battr: d'une manière si étrange el si rapide, que je faillis perdre connaissance. La sainteté de l’action que j'allais faire, la grandeur du sacrifice que j'allais offrir, la majesté du Dicu que j'allais porter dans mes mains, l’étonnant miracle que j'allais opérer, me remplissaient, lour à tour, de joie, d’admiration et de terreur : je tremblais de la tête aux pieds. I] est bien probable que je n'aurais pas osé monter À l’autel, si quelques amis bienveillants, parmi lesquels était M. l’abbé Cazeault, secrétaire et grand-vicaire de l’archevêque de Québec, n’eussent été là pour me Soutenir et m’encourager.
La célébration de la messe n’est pas une chose bien facile pour un novice: il y a plus de cent différentes cérémonies et postures du corps qu'il faut observer avec la plus grande exactitude; en omettre une seule par négligence ou ignorance coupable peut entrainer l'âme dans l'enfer. Mais grâce à plusieurs exercices, la semaine précédente, et grâce surtout aux bienveillants amis qui m’aidaient, je célébrai cette pres mière messe avec plus de facilité que je ne m'y étais attendu. La cérémonie dura à peu près une heure: Ë et lorsque tout fut terrainé, je me sentis complètement épuisé par les efforts qu’il m'avait fallu faire pour tenir mon cœur, mon âme :t mon intelligence en parfaite union avec les grands, terribles et saints mystères qui devaieni s’accomplir par mes mains...
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morceau de pain dans son Dieu, est tellement audessus des forces ordinaires de la nature humaine, que l'état dans lequel l’âme se trouve après avoir réussi, ressemble plutôt à la mort qu'à la vie. J'avais donc réellement réussi à me persuader que je venais d'accomplir l’acte le plus grand, le plus sublime et le plus saint de ma vie, et, Cependant, je venais de me rendre coupable du plus monstrueux acte d’idolâtrie! Mes yeux, mes mains, mes lèvres, ma langue, tous mes sens unissaient leurs voix à celles de ma raison et de mon Dieu, pour me dire que ce qne je venais de voir, de toucher et de manger, n'était qu'un petit morceau de pain, qu’une insipide petite galette! Mais la voix du pape me disait que c'était mon Dieu! Et il m'avait fallu repousser la voix du Dieu de vérité Pour accepter celle du père du mensonge! Car chaque prêtre de Rome est obligé de descendre à ce degré de perversité et de folie pour obéir à son Eglise !
Il n’y a qu’à dépouiller cette grande imposture moderne des paroles Pompeuses sous lesquelles l'Eglise de Rome l'a cachée, pour comprendre que le dogme de la transsubstantiation n’est qu'une grossière et hideuse idolâtrie.
« Il me faut, demain matin, porter le bon-dieu à un malade, dit le prêtre à sa servante; mais il ny en a plus dans le ciboire. Faites donc quelques hosties (pelites galettes), pour que je les consacre.» Et la docile servante prend un peu de farine et la mêle avec de l’eau. Il faut que ce soit de la farine de blé, car sans farine de blé, pas de bon-dieu possible dans l’hostie. Même si la domestique, par accident, y mêle une quantité tant soit peu considérable d'autre farine, tous les efforts du prêtre Pour créer le bon-dieu seront impuissants, Lorsque la pâte est faite, la servante
sont gravé les lettres C. H. S. Et le tout étant bien cuit, elle prend son outil et découpe la pâte en petites galettes rondes, d’un pouce de diamètre, qu’elle remet respectueusement entre les mains de son prêtre, après avoir mangé les rognures, dont elle est généralement très friande. Le lendemain, ces petites galettes sont portées à l’autel, où le prêtre en fait autant de bons-dieux pour l'usage des catholiques-romains, malades ou en santé, qui voudront communier.
Cétaitune de ces petites galettes que j'avais changée dans le corps, le sang, l’âme et la divinité de Jésus- Christ, avec ces cinq paroles cabalistiques: Hoc est enim corpus meum !
Quelle différence pouvait-1i exister entre cet incroyable acte de suprême folie et l’ete d’idolâtrie d'Aaron dans le désert?
« Le peuple, voyant que Moïse diflérait longtemps à descendre de la montagne, s'assembla autour d’Aaron et dit: Faites-nous des dieux qui marchent devant nous...
« Aaron leur répondit: Otez les pendants d'oreilles de vos femmes, de vos.fils et de vos filles, et apportez-les moi,
« Le peuple fit ce qu'Aaron avait commandé, et lui apporta les pendants d'oreilles,
« Aaron les ayant pris, les jeta en fonte, et il en forma un veau. Alors les Israëlites dirent: Voici vos dieux, Ô Israël, qui vous ont tirés de l’Egypte.
« Ce qu’Aaron ayant vu, il dressa un autel devant le veau; et il fit crier par un héraut: Demain sera la fête solennelle du Seigneur,
a S'étant levés de grand matin, ils offrirent des holocaustes et des hosties pacifiques. Tout le peuple s'assit pour manger et pour boire, et se levérent ensuite pour jouer. » (Exode xxx11, 1-6.)
la met entre deux fers chauds, sur la face desquels
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y apeu] l’act en « seul envi ses & un d elle de p:
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Je le demande encore une fois, quelle différence y a-t-il entre l’effroyable apostasie d’Aaron et de son peuple, qui se font un dieu avec un veau d’or, et l’action que j'avais faite en changeant une petite galette en dieu, pour l’adorer, le 22 septembre 1833? La seule différence est qu'Aaron ne resta que deux jours environ aux pieds de son veau d'or pour lu rendre ses adorations ; tandis que l'Eglise de Rome m'a tenu un demi-siècle au pied de son dieu de pâte, comme elle tient encore aux pieds de cette idole les millions de pauvres aveugles catholiques-romains, pour la leur faire adorer.
En abandonnant la parole du Christ: « Faites ceci en mémoire de moi, » pour y substituer sa transsub- Stantiation, l'Eglise de Rome a rejeté ie monde dans l’abime de l’idolâtrie des anciens peuples païens, Cette Eglise adore un Christ, il est vrai; mais ce n’est pas le Christ de l'Evangile : c’est un faux Christ, un Christ fait avec une petite galette de farine de blé; c’est un Christ fictif, escamoté par les papes dansles vieuxtem ples du paganisme, et Sacrilégement offert aux nations modernes sous le nom adorable de Jésus. Car, encore une fois, les nrêtres de Rome font leur dieu avec un morceau de pain, comine les prêires hottentots font leur dieu avec un os de poisson, comme Aaron fit son dieu, dans le désert, avec un veau d'or!
On m'a souvent demandé si je me croyais réellement capable de changer le pain de la communion dans /e corps, le sang, l'âme, la divinité de Jésus-Christ, et si j'ai jamais sincèrement adoré ce dieu que je créais moi-même, avec l’aide de ma servante, À ma honte, et à la honte de notre pauvre humanité, il m'a toujours fallu répondre : « Oui, j'ai cru, ce que tous les prêtres de Rome sont obligés de croire, que je transformais une petite galette de pain en mon
mains!» Quand j'avais changé ce pain en mon Dieu, je le montrais au peuple, en disant: « Voici l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde; adorons-le. » Et, tombant à genoux, je me prosternais et l’adorais! Et le peuple se prosternait aussi pour adorer le dieu que je venais de créer en sa présence!
Bien plus que cela, quoique mon Eglise me dit que j'avais, dans le ciel, un Sauveur appelé Jésus- Christ, et qu’elle m'invitât à le prier, ainsi que tous les prêtres de Rome, j'avais bien plus de confiance dans le Christ que j'avais créé moi-n:4 - »t renfermé sous clef, que dans le Christ que l’on me disait assis à la droite de Dieu.
Il ne se passait pas un jour que mon Eglise ne m'assurât que le Christ du ciel était irrité contre moi à cause de mes péchés: elle me le représentait toujours prêt à me punir comme je le mérilais; elle m'assurait qu'il avait constamment la foudre en main pour me frapper, et que je serais depuis longtemps tombé dans l'enfer, si la sainte Vierge n'était là, sans cesse occupée à apaiser le ‘:.ste cocrroux de son fils. Tous les théologiens que j'étudiais, et dont même j'avais souvent à apprendre par cœur les plus importantes doctrines, m’assuraient la même chose. Liguori me prouvait cette doctrine à l'évidence. Les infaillibles papes approuvant ces théologiens dans leurs infaillibles encycliques, j'étais obligé, en conscience, de croire et de prêcher que je devais à Marie de n'être pas, depuis longtemps, dans l'enfer, Il résultait de cette croyance que, avec tous les catholiquesromains, je n’allais aux pieds du Christ du ciel qu'avec crainte. Je me sentais comme glacé de frayec. -a sa présence. Il ne pouvait me regarder qu’aves 1 "rité; ses mains ne pouvaient s'étendre vers n, 4,
Dieu! Et j’adorais ce Dieu, qui était l'œuvre de mes
que ]; infail doctr conve parle que < échap s’adre en fa la Sai pouva donc que P de sa que & Pétitio Mais j'allais et que cette I trouva pour p moi-m mes lé craser,
re de mes mon Dieu, i l'Agneau lorons-le, »
l’adorais!
er le dieu
se me dit elé Jésus- que tous confiance renfermé lisait assis
Eglise ne ontre moi présentait itais; elle > en main ongtemps it là, sans > son fiis.
nt même 1s impor- > Liguori >s infailliins leurs nscience, Marie de résullait holiques- 1 qu'avec ave -1 JeS ne 7" « ers M 1,
qu'armées de la foudre, excepté dans le cas où Marie aurait apaisé son juste courroux. Lorsque j'étais aux pieds de ce Christ si justement en colère, mon es. prit était constamment occupé et inquiet sur le choix des intercesseurs à qui je devais m'adresser pour calmer son Courroux et me le rendre favorable.
Outre cela, mon Eglise me représentait constamment Jésus-Christ, au ciel, comme un puissant et terrible monarque, Gui n'aimait à voir a ges pieds que des sujets fidèles, et qui ne voulait être approché que par des saints, des vierges et des martyrs. Mon infaillible Eglise me disait, et il me semblait que cette doctrine était raisonnable et chrétienne, qu'il ne Convenait pas à un sujet rebelle d'aller lui-même parler au puissant monarque qu'il avait outragé: ce qué ce malheureux avait de mieux à faire, s’il voulait échapper au juste châtiment qu'il méritait, était de s'adresser à quelques-uns des grands officiers les plus en faveur auprès du prince, de s'adresser surtout à la Sainte Mère du Grand Roi, à laquelle son fils ne pouvait rien refuser. Ce que le sujet rebelle avait donc de mieux à faire, était de se tenir aussi loin que possible de son prince, et de trembler sur l'issue de sa supplique, au souvenir de sa révolte, tandis que ceux qu'il avait choisis pour porter son humble pétition, iraient la présenter au pied du trône.
Mais je n’éprouvais ni inquiétude pi terreur lorsque j'allais aux pieds du Christ que j'avais créé moi-même, et que j'avais renfermé, de mes propres mains, dans cette petite prison qu’on appelle fabernacle. Là, je trouvais un Sauveur humble, Pauvre, sans puissance Pour punir, Assurément, le Sauveur que j'avais créé moi-même, le matin, avec cinq paroles tombées de mes lèvres, n'avait Pas de foudre en main pour m'écraser, Ne tenait-il pas de moi sa triste existence ?
Me devait-il pas m'être soumis j usqu’au bout? Quelie raison aurais-je eue de croire que ce Christ que j'avais fcrci de descendre du ciei, allait se rebeller contre moi, me refuser quelque chose, à présent qu'il était là, comme mon prisonnier ? N'avais-je pas bien fermé ia porte sur lui, pour le forcer à rester là, tont près de moi, et me donner le droit de rester auprès de lui? N’était-ce pas son amour pour moi qui le tenait à, comme enchainé, derrière ces doubles serrures, dont je tenais les clefs dans ma main?
Lorsque je me trouvais aux pieds du Dieu Sauveur que j'avais fait mu-même, je n'avais pas besoin de grands officiers, ni de vierges, ni de saints martyrs, pour parler en ma faveur, Au lieu d’être un monar que puissant et redoutable, comme le Christ du ciel, mon Christ du tabernacle n'était plus que le faible Sauveur de la crèche, que l’homme des humiliations, des douleurs de Gethsémané.…. Ce n’était plus pour moi qu’un roi détrôné, qu’ur Dieu réellement anéanti pour mon salut! Aussi, avec quel bonheur je passais souvent des heures entières à ses pieds! Comme je me sentais heureux chaque fois que mes occupations me permettaient d’aller seul, au pied de son tabernacle, dans cette église solitaire, épancher mon cœur et verser en sa présence les larmes de mon repentir et de mon amour!
Non! jamais ceux qui n’ont pas fait l'expérience des terribles illusions du romanisme, c’est-à-dire du mensonge, ne pourraient me croire, ni même me comprendre, si je leur disais la mystérieuse et redoutable sincérité avec laquelle l’âme humaine accep' les plus monstrueuses doctrines, et se fait comr: une félicité de marier au sein des plus <ais ténèbres! Combien “+ fois, par le froid le sas :i goureux de nos hivers canadiens, dans des , i:es
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qui une de z cette le fr bevn de n char) d'êti jours heur au fo puiss C'e trom!] à se f en tr que d se fol parce épouv leurs
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t? Quelie ue j'avais er contre qu'il était ien fermé * Jà, tont de rester
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\ Sauveur besoin de martyrs, n monar t du ciel, le faibie ailiations, lus pour it anéanti je passais omme je cupations on taberion cœur repentir
périence -dire du ême me e et re- > accep' comr:
qui n'avaient jamais connu la chaleur d’un poële, avec une iempérature de vingt à trente degrés au-dessous de zéro, j'ai passé de longues heures en présence de celte idole de pain, sans presque m'apercevoir que le froid me paralysait! Les regards fixés sur le tabevnacle, où était renfermé l’objet de mon amour et de mes adorations, j'admirais ce Sauveur qui, par charité pour moi, et afin de me procurer le bonheur d’être près de lui, restait là, seul, sans adorateurs, des jours entiers et durant les longues et ténébreuses heures de la nuit! Son amour pour moi l’enchainait au fond de cette prison solitaire, afin qu’au matin je puisse l'y retrouver et lui parler cœur à cœur!
C'est ainsi que le malheureux habitant de l'Inde, trompé par ses prêtres, trouve un horrible bonheur à se faire écraser sous les roues du chariot qui porte en triomphe son idole de bois. C’est encore ainsi que des milliers de veuves, dans ces pays idolâtres, se font brûler vives sur le cadavre de leurs époux, parce que les prêtres leur persuadent que cette épouvantable mort leur assurent, pour elles et pour leurs maris, une place au ciel!
Pour dire toute la vérité sur cette humiliante question de la puissance de l'erreur sur l’âme et toutes ses facultés, je dois confesser une chose qui paraîtra impossible à ceux qui ont eu le bonheur de naître et de vivre au sein de la vérité : les heures les plus délicieuses pour moi étaient celles que je passais à adorer, seul, dans ses tabernacles, le dieu
que j'avais fait de mes propres mains, avec l’aide de ma servante |
Et il n’y a pas un prêtre respectable et sincère dans l'Eglise de Rome qui ne ferait pas le même aveu, s’il était interrogé sur cette question.
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Le fait est que le pauvre esclave des erreurs de Rome n’a pas d'autre Sauveur ni d'autre Dieu à qui il puisse parler avec confiance que le sauveur et le dieu que son prêtre lui fait avec un petit morceau de pain: ce sont les seuls qui se laissent approcher par d’autres que par des vierges et des saints, les seuls qui n'aient point de colère contre les pauvre:; pécheurs qui viennent à eux.
Voilà pourquoi les temples de Rome sont constamment remplis par les victimes de ce système ténébreux. Allez dans certaines églises de Rome, longtemps avant le jour, même lorsque la tempête gronde, que la pluie tombe par torrents, et vous serez surpris par un spectacle étrange, inexplicable pour la plupart du monde: vous verrez une multitude de tout âge, de tout sexe et de toute condition, accourant de tous les points de l’horizon et s’acheminant vers le temple, pour y entendre la messe et se prosterner aux pieds du christ que le prêtre va faire avec une petite galette, pétrie et cuite la veille!
Les enfants de la lumière, les disciples de l'Evangile, qui protestent contre les déplorables erreurs de Rome, savent que ce n’est pas à Jérusalem seulement ni sur cette montagne que leur Dieu veut être adoré (Jean 1V, 21). Ils savent que le vrai Christ n’est pas dans ce désert, ni dans le lieu le plus retiré de cette maison (Mat. xx1v, 23-26), mais qu'il est partout pour entendre ceux qui crient vers lui et le recherchent; que partout il est prêt à sérher les larmes de ceux qui pleurent, à sauver ceux qui sont égarés et perdus. Ils savent que leur Sauveur est avec eux, dans leurs plus humbles demeures, dans les champs, derrière le comptoir, dans les chars rapides du chemin de fer, ou sur le pont du vaisseau que la vapeur fait voler sur le fleuve ou à travers l'océan. Partout ils l'in-
voquent inénarra plus fidé ne s’éloi aime à « les heur est unie séparer, Depuis moderne Dieu, da saintes LL plus d’ur dont j'ai mangé u:
de mettre bre appe nait auss sur moi, Alors je :
mon gilet Et mai peut-il se d'un tel :
comme le tout ce qt jourd’hui ouverts. ( envoyé de miracle. »
dans le m ceux qui voyaient d
reurs de 2u à qui ur et le morceau )procher ints, les pauvre;
onstamle téné- Rome, tempête et vous plicable > multi ndition, s’acheesse et ‘être va , veille!
l'Evanerreurs lement e adoré est pas le cette ut pour rchent ; e ceux perdus.
18 leurs lerrière de fer, t voler ls l’in-
voquent et le bénissent, partout ils jouissent des joies inénarrables de sa présence, Pour eux, Jésus est le plus fidèle compagnon de leur pélerinage. Jamais il ne s'éloigne d'eux. Ils demeurent en lui, comme il aime à demeurer en eux; ils sont unis à lui à toutes les heures du jour et de la nuit, comme la branche est unie à l'arbre, sans que rien ne puisse jamais les séparer,
Depuis l'an 1833, où je fus ordonné prêtre du moderne paganisme de Rome, jusqu’à l'heure où Dieu, dans sa miséricorde, a ouvert mes yeux aux saintes lumières de la foi, mes servantes ont dépensé plus d'un baril de farine à faire des petites galettes dont j'ai fait des dieux. Tous les matins, après avoir mangé un de ces dieux, j'étais obligé par mon Eglise de mettre les autres sous clef, dans une petite chambre appelée tabernacle. Mais souvent elle m'ordonnait aussi de porter quelques-uns de ces bons-dieux sur moi, quand je voyageais, surtout aux Etats-Unis. Alors je mettais mes bons-dieux dans les poches de mon gilet ou de mon pantalon, comme tous les prêtres.
Et maintenant, si l’on me demande : 1 Comment peut-il se faire que vous vous soyez rendu coupable d'un tel acte de folie et d’idolâtrie 9 » je répondrai, comme l'aveugle de l'Evangile: «Je n’en sais rien. tout ce que je sais, c’est que j'étais aveugle, et qu’aujourd’hui je vois. Jésus a touché mes yeux et les a ouverts. C’est un grand prophète; car s’il n’était pas envoyé de Dieu, il n'aurait pas pu faire un pareil miracle. » Et je dirai avec Jean: « Jésus est venu dans le monde pour exercer un jugement, afin que ceux qui ne voyaient pas voient, et que ceux qui voyaient deviennent aveugle: :
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XVI. Quelques consequences remarquab'es du dogme de la transsubstantiation.
A partir du jour de mon ordination, j'étais obligé de croire que j'avais le pouvoir de changer tous les pains et biscuits des diffé:cates voulangeries de Québec en autant de corps, sang, âme et divinité de notre Seigneur Jésus-Christ,
Je ne devais entretenir aucun doute sur cette question : je n'avais qu’à entrer dans ces établissements, prononcer sur les pains les cinq paroles toutespuissantes: Hoc est enim corpus meum, et la ville de Québec se trouvait soudainement privée de pain. En continuant seulement quelques semaines de chan ger ainsi en mon Sauveur le paia de Québec, la population entière de la ville devait bientot éprouver tout les horreurs de la famine, à moins toutefois qu’elle ne se contentàt des apparences de couleur et di goût; car mon Eglise m'assurait qu’une fois les pi roles de la consécration prononcées sur le pain,
n'en reste plus que l'apparence trompeuse, la couleur et le goût.
Lorsque j’étudiais la théologie au séminaire de Nicolet, j'avais plus d’une fois entendu notre savant supérieur nous raconter qu’un prêtre avait un jour, à Paris, été condaruné à mort. Pour se venger, il avait, en se rendant à l'échafaud, consacré tous !:. pains des boulangeries devant lesqu-ies il avait passé, en sorte que cette partie de |: capitale de la France se trouvait sans pain, les bs qu + des boulangers ayant été changées en autan de saints tabernacles, qui ne contenaient plus que ie corps, le sang, l’ân et la divinité de Jésus-Christ! J'étais obligé de croire, sous peine de damnation éternelle. que cela était possible !