RUE
avait une + Chantait quelques-uns des beaux can- sl tiques dont sa mémoire était remplie.
emps me permettait s, les habitants +) me he, à peu de distance e silence et l'attention outaient pendant que je es paroles que le Ciel a r éclairer et sauver Jes m.
cupé à écrire dans son hantant un Cantique, et
*) Moë qui désigne les agriculteurs au Canada.
lit aussi... Bien mieux, il en a appris par cœur un
— & j'étais dehors m’amusant à donner la nourriture et à parler à un joli merle si bien apprivoisé qu'il me suivait
partout, lorsque j’aperçus le curé de la Paroisse arrivant près de la barrière,
Sa vue me fit mal... c'était la première fois qu’il venait chez nous... C'était un petit homme trapu, aux larges épaules, avec un ventre d’une grosseur monstrueuse, Ses cheveux étaient longs et mal peignés.…. Son triple menton semblait fatigué sous le poids de ses deux grosses joues, reluisantes de graisse. Je rentrai précipitamment dans la maison pour dire à mes parents : « Voici M. le curé qui arrive! »
J'avais à peine fini de parler que M. le Révérend Courtois franchissait déjà le seuil de la porte, et mon père venait à sa rencontre pour lui donner la main et lui souhaiter la bienvenue. Ce prêtre était né en France, où il avait failli être guillotiné sous le règue de la terreur. Échappé à travers mille dangers des mains de ceux qui le poursuivaient, il s'était d’abord réfugié en Angleterre, avec beaucoup d'autres prêtres français de ce temps-là. Ensuite il était venu offrir ses services à l’évêque de Québec, cui l'avait bien accueilli, et lui avait donné la cure de le Mal-Baie.
Causeur intéressant ci animé, le premier quart d'heure de sa conversation tut tout ce que l’on pouvait désirer. Mais voici que, tout à coup, il semble préoccupé d’une sombre pensée, et cesse de parler... Un malaise étrange s'empare de chacun et le réduit au silence, Ce calme ressemblait à celui qui précède la tempête. Enfin M. le curé, se tournant vers mon père, lui dit: «Est-il vrai, M. Chiniquy, que vous lisiez la Bible et que vous la fassiez lire dans votre maison.
— Oui, M. le curé, je lis la Bible, et mon enfant la
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