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rieur par mon ux, Car j'avais fixés sur moi, | allait se passans défense, e du vautour.
voir pas suivi le point assisnt pieds sous itrine comme oide couvrait lon voisin me
eigneur vient dez-vous pas
un mot à cet rs au collège
eux minutes
que m'apos- |
n plus élevée
-vous pas de ai ordonné, > Nancy?
lui dis donc
e que je dois pour le bien re avantage, nais de vin!
vêque, incaes mots à la
rer EEE ne er pee ur
— l'anatique que vous êtes! prétendez-vous nous réformer?
Ces paroles eurent sur moi l'effet d’une batterie électrique; elles firent tressaillir tous mes nerfs et me réveillèrent comme d’un profond sommeil, Je devins un nouvel homme, elles avaient ajouté dix pieds à ma taille, et dix mille livres à mon poids. J'oubliai complètement que j'étais l'inférieur de cet évêque, et ne vis plus qu’un homme en face d’un autre homme. Je relevai la tête et me mis debout. Puis m'adressant au grand vicaire Demers, qui m'avait invité à ce diner :
— Monsieur le supérieur, lui dis-je, était-ce pour me laisser insulter à votre table, que vous m'avez invité ici? Je suis votre hôte; ce serait à vous de me protéger et de me défendre contre mon injuste agresseur, mais puisque vous n’en faites rien, je vais me défendre moi-même. Me tournant alors vers l’archevêque de Nancy :
— Monseigneur de Forbin Janson, j'en appelle à Votre Grandeur, de la sentence injuste que mon évâque vient de prononcer contre moi; au nom de je vous demande si un prêtre de Jésus-Christ
- he peut pas, pour des motifs carétiens et honorables,
brongttre à son Dieu et-à sa patrie, de ne jamais Boiré de vin, sans mériter d'être outragé comme je Suis ici.
des paroles firent une grande sensation sur cette
“mblée de prêtres accoutumés depuis leur en-
à trembler devant les évêques et à plier ser-
nt sous leur autorité. Ils durent trouver bien
#e de voir le plus jeune d’entre eux, lutter
INS1 &0rps à corps avec son supérieur. Le silence de
n lui succéda à mes paroles fut interrompu par vêque, qui dit à Monseigneur de Nancy :
— Oui, Monseigneur, prononcez, prononcez,
Ceux qui n’ont pas assisté à cette scène étrange ) pi ne pourront jamais se faire une idée de l'excitation | n jc qui régnait parmi ces prêtres, venus de tous les coins nos du Canada. L’évêque de Nancy refusa d’abord d'ac. ses fi céder à ma prière, me conjurant de m'asseoir et de hoire me calmer. Il sentait parfaitement la difficulté de sa : deb position; mais je refusai respectueusement de suivre à rel son conseil, en lui montrant que c’était par respect pour te lu mon caractère de prêtre, autant que par respect pour elles les droits de la justice et de la vérité, que je le suppliais où v de se prononcer. Comme l’évêque Sinaïe le pressait iue | de son côté, il se leva lentement; puis, se tournant | grant tour à tour vers l’évêque de Québec et vers moi, il lanal nous dit : | ime
— Monseigneur de Québec, et vous, Père Chini- | peer
. s Le h ‘je vai quy, Je vous en prie, arrangez ce différend entre LE vous deux. Il ne me convient pas d’être juge ici, ss dans une affaire aussi solenneile, quand je ne suis r” parmi vous que depuis quelques jours. : n |
À ce moment des voix partirent de tous les coins Vois ; de l'immense salle, criant au prélat : « Proroncez! lieu, Prononcez! » : cende
Levant alors les yeux et les mains vers le ciel, il à | e Fil: offrit une fervente prière à Dieu pour lui demande D vois J sa sagesse, dans une affaire si importante et si déli- D jproph cate. Son visage et toute sa personne prirent alors À 1béir un tel air de dignité, j'oserais dire de majesté, qu'il M vois 1 avait plutôt l'air d’un prophète des temps passés, à dé que d'un homme ordinaire vivant parmi nous. Puis, À bénir, portant les regards sur l’évêque de Québec, sur moi ë 'ugna et sur la multitude des prêtres qui, au milieu du plus # Ces profond silence, attendaient sa décision, il parla en à tignit
oh
ces termes : à plu
10onuez,
— Monseigneur l’évêque, nous avons devant nous ène étrange ) père Chiniquy, un de vos plus jeunes curés qui, e l'excitation n jour, à genoux, en la présence de Dieu et de ses ous les coins Î nges, a promis, pour l’amour de Jésus-Christ et de d'abord d'ac- ses frères, et pour le bien de son âme, de ne jamais asseoir et de boire de vin, ni d'aucune boisson enivrante. Nous fficulté de sa “ommes les témoins de sa fidélité à sa promesse. [L nt de suivre a refusé, devant nous, de briser les liens qui font :respect pour “e lui le serviteur et comme l'esclave d’une des plus respect pour elles vertus chrétiennes, la Tempérance, quoiqu'il je le suppliais oit vivement pressé de le faire par son propre évêie le pressait que! Et parce qu'il tient sa promesse avec un si se tournant À gran courage, Votre Grandeur l'a flétri du nom de vers moi, il fanalique! Me voici condamné, par la volonté una-
ime de cette vénérable assemblée, à prononcer mon Pére Chini. @ lM8ement sur le grave différend qui nous occupe et
le vais le faire.
Le père Chiniquy ne boit pas de vin! voilà son “rime! son seul crime! Mais si je jette mes regards ers ces temps reculés, où Dieu lui-même conduisait ‘ on peuple comme un berger conduit ses brebis, je
érend entre re juge ici, l je ne suis
Jus les coins
: ois Samson qui, pour obéir à la voix de ce grand (Proroncez! à dieu, ne buvait pas de vin non plus! Et si je des-
“4 : jui le cours des siècles, jusqu’à f’heure bénie où rs le ciel, il À > Fils de Dieu s’'incarna pour sauver le monde, je ai demander D vois Jean-Baptiste, le plus grand, le plus saint des Le et si déli- D prophètes, qui lui aussi ne buvait pas de vin, pout rirent alors à béir au Seigneur du ciel et de la terre! Lorsque je najesté, qu'il M vois le père Chiniquy avec Samson à sa droite pour mps passés, À 2 défendre, et Jean-Baptiste à sa gauche pour le
nous. Puis, JeC, sur moi lieu du plus il parla en
bénir, je trouve sa position si belle, si forte. si inex e Ê ? ?
: rap que je n’oserais l'attaquer!
Ces paroles prononcées avec une éloquence et un
lignité Ras furent écoutées avec l'attention FE À plus respectueuse, et l'archevêque ds Nancev
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rassit au milieu du plus profond silence. Mettant ensuite son verre de vin de côté, il en remplit d’eau un autre qu'il vida d’un trait en me disant avec le plus aimable sourire : A votre santé, Père Chiniquy!
Aucun des convives n’osa porter à ses lèvres le verre de vin qui venait d’être rempli; un grand nombre d’entr'eux mirent de l’eau dans leur verre, et! burent à ma santé, en me saluant en silence. On osait à peine parler, tant était vive l'impression faite par les saroles du noble prélat. Chacun se sentait mal à l'aise à la vue de la confusion si bien méritée de l’évêque.
Le reste du repas fut court; chacun avait hâte de pouvoir causer ibrement avec son ami de cette étrange scène. La société de Tempérance, traînée sur le champ de bataille où ses ennemis voulaient l'immoler, avait remporté la plus éclatante victoire! Et rien à l’avenir ne pouvait arrêter sa marche triomphante travers notre cher Canada qu'elle était
à appelée à régénérer.
Mettant enmplit d’eau ant avec le ère Chini-
s lèvres le
un grand leur verre, en silence.
impression Chacun se on si bien
ait hâte de | de cette €, traînée s voulaient e victoire!
che triom- ’elle était