‹ Cinquantenaire des oblats de Marie Immaculée en Canada [microforme]Chapitre 32 sur 92 · V—LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

V—LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES

Les Oblats sont souvent appelés à donner des retraites dans les communautés religieuses. Là comme ailleurs ces hommes de Dieu font le bien, leur parole est goûtée, leur zèle éclairé est 2pprécié, leur saint ministère porte toujours des fruits «bondants de salut.

Aussi les différentes communautés de religieuses de Montréal, d'Ottawa et de St-Hyacinthe ont-elles témoigné leur gratitude aux Pères Oblats en termes émus et par de magnifiques cadeaux. Les bonnes Sœurs de la Providence et les dévoués Religieuses des SS. Noms de Jésus-Marie méritent une mention spéciale. Nous ne savons pas tout ce qu’elles ont fait en cette occasion, mais nous avons réussi à nous procurer les pieuses et belles adresses qu'elles ont envoyées aux Pères Oblats. Nous insérons également les bonnes lettres des autres communautés.

Au Révérend Père LEFEBVRE O. M. I., Supérieur Provincial.

Mon Révérend Père,

Les Sœurs de la Providence ne sauraient rester indifrérentes aux grandes et joyeuses fêtes qui se célèbrent en ce moment:

Si le cinquantième anniversaire de l’arrivée de vos Pères en Canada soulève de toutes parts un concert de gratitude pour le bien immense qu’ils ont opéré pendant ce demi-siècle, combien plus les communautés religieuses doivent-elles se réjouir dans le Seigneur et lui rendre grâces !

En effet, hommes de Dieu et apôtres de Jésus-Christ, les Oblats de Marie immaculée n’ont pas été seulement des missionnaires généreux, des prédicateurs zélés, de bons samaritains pour les pauvres et les malheureux, mais encore des guides sages et éclairés pour les Vierges consacrées à Dieu. Que d’âmes leur doivent la lumière et la paix, l’affermissement dans leur sainte vocation, l’avancement sur les voies difficiles de la perfection religieuse !

Quant à nous, humbles filles de charité, nous avons été d’une manière toute spéciale l'objet de votre dévouement et de votre sollicitude.

= fé =

Dieu seul connaît et seul il peut dignement récompenser tout ce que vous avez fait de bien à notre Institut soit comme directeurs de nos œuvres, soit comme prédicateu:is de nos retraites.

Ayant donc largement bénéficié de vos travaux apostoliques, c’est pour nous un agréable devoir d’unir nos voix à celles qui s’élèvent nombreuses de tous les rangs de la société, et de profiter de cette solennelle circonstance pour vous offrir l'hommage de notre vive et profonde gratitude, ainsi que celui de notre bonne volonté à toujours seconder, dans la mesure de nos iorces, votre zèle partout où notre ministère pourra vous être de quelque utilité.

Veuillez aussi, révérend Père, agréer les vœux ardents que nous formons en faveur de votre pieuse Congrégation ; bénie de Dieu et des hommes, qu’elle puisse dans l’avenir voir ses labeurs et sex sacrifices couronnés de succès, comme ils l’ont été dans le passé, e{ ue la divine Providence lui ménage une existence de plusieurs siècles de dévouement à l'Eglise, dont elle étend le règne sur les . et à la société dont elle protège les intérêts les plus chers.

Avec la plus haute considération, je demeure, Très réverend Père, Votre très humble,

Sr M. Gopgrroy, Supérieure générale.

Providence, Maison-Mère, Montréal, 5 décembre 1891.

Révérend Père J. LEFEBVRE, Provincial des Oblats de Marie immaculée.

Vénéré Père,

Les liens de parenté spirituelle qui existent entre votre digne Communauté et la nôtre, nous prescrivent le doux devoir de venir vous offrir nos félicitations et nos vœux, et nous autorisent aussi, nous le croyons, à réclamer notre part des joies saintes que vous apportera, cette année, la belle fête du 8 décembre. Quel bonheur ce doit être pour vous, Oblats de Marie immaculée, de célébrer le cinquante-

PSN 7, UE

naire de votre arrivée au Canaüa, sous les auspices de notre commune mère et patronne ! En ce beau jour, nous en avons le doux espoir, vous ressentirez d’une manière spéciale les effets de son amour et de sa puissance : c’est là notre premier souhait.

Il y a un demi-siècle, nous disent nos propres annales, les file courageux de Monseigneur Mazenod, les Oblats de Marie, dressaient, sur les bords du Richelieu, dans l’humble village de St-Hilaire, P. Q., leur première tente au pays. C'était là le grain de sénevé que le divin semeur daignait jeter dans cette terre privilégiée du Canada ; la rosée du ciel l’a, depuis, admirablement fécondé, et voyez donc quel arbre majestueux il a produit, et combien de fruits de salut portent ses rameaux bénis !

Par une coïncidence toute providentielle, mademoiselle Durocher, notre première mère à nous, religieuses des SS. Noms de Jésus et de Marie, voyait à disposer convenablement l’humble demeure que vous deviez habiter. Et trois années plus tard, sous la haute autorisation de Monseigneur Bourget, de sainte mémoire, vous donniez l’existence à notre Institut, vous implantiez dans le cœur de nos premières mères ces solides vertus auxquelles nous nous inspirons encore nous-mêmes, et qui formeront certainement quelques rayons de votre gloire là-haut. Entreprendre d’énumérer vos bienfaits à notre égard serait vouloir faire l’histoire entière de notre Communauté; qu’il nous suffise de rappeler ici qu’elle a toujours été considérée par vous, comme une fille bien-aimée, dont la faiblesse même réclame lumière et protection, et qu’en tout temps vous les lui avez prodiguées. Oui, nous sommes fières de le dire, les Oblats sont nos maîtres et nos pères : nous leur devons ce que nous sommes.

Toutefois, si grand qu’il est, le bien que vous nous avez fait est relativement petit, si nous le comparons à celui que vous avez opéré dans notre cité de Montréal, et dans toute l'Amérique depuis cinquante ans !

Qu'elle doit être belle et imposante la magnifique réunion de vos Pères convoqués pour cette grande fête religieuse ! et quel regard de complaisance doivent jeter sur elle ceux de vos bien-aimés Pères et Frères qui vous ont précédés dans la patrie ! Par leur intercession, nous prierons Dieu de répandre sur vous ses faveurs les plus insignes ; du sein de la gloire ne sont-ils pas encore nos amis et nos avocats ?

En vous souhaitant une fête remplie de consolation et d’allégresse, notre Communauté entière, suivant l’impulsion de ses sentiments tout filials, se prosterne, en ce mo-

EUR, pe

ment, à vos pieds, et sollicite votre paternelle bénédiction.

Veuillez me croire avec un respectueux attachement Mon Révérend Père,

Votre très humble et très reconnaissante, Sr M. OLIVIER, Ass. Générale.

Communauté des Saints Noms de Jésus et de Marie, Hochelaga, 5 décembre 1891.

f J. M. J. de l’Hôtel-Dieu de St-Joseph.

Montréal, 5 décembre 1891.

Au révérend Père J. Jopoix, ©. M. I., Supérieur. Révérend Père,

C’est le souvenir mêlé d’estime, de respect et de reconnaissance qui amène auprès de vous aujourd’hui les religieuses hospitalières de St-Joseph, pour vous offrir l’humble tribut de leurs vœux, à l’occasion de la fête solennelle que vous célébrerez le 8 du courant.

Sans doute, à travers les flots de souhaïts et les nombreuses félicitations qui vous arrivent de toutes parts pour fêter le demi-siècle d’or de la fondation de votre pieuse Société à Montréal, nos accents seront une bien faible symphonie dans ce concert si grand et si harmonieux ; cependant, Révérend Père, nous espérons que vous les aurez pour agréables.

D'ailleurs pourrions-nous rester muettes devant tant de bien opéré dans cette ville depuis que la très sainte Vierge y a introduit les fils de son cœur immaculé? N’avons-nous pas, au contraire, des vœux bien particuliers à offrir au Seigneur pour ces ouvriers infatigables dont notre communauté, en de si nombreuses circonstances, a reçu des preuves remarquables de charité et de dévouement? A nous donc aussi de redire des cantiques d’actions de | Hg pour tant de bienfaits reçus. Pénétrées de cette pensée, nous mélerons nos prières à l’encens qui s’élèvera du saint autel, au beau jour de l’Immaculée Conception de notre divine mère, pour lui demander de verser avec une plus grande abondance ses grâces et ses béné-

ae CE

dictions sur votre Congrégation. Que sous le souffle de sa puissante et féconde impulsion, on voit ces missions se décupler, ses œuvres se développer, les âmes se rapprocher de leur Créateur, afin que ce progrès en faisant la gloire de Dieu et l’honneur de votre saint Institut, prépare au ciel les immortelles couronnes des travailleurs.

Daignez agréer, révérend Père, ce faible tribut de notre profonde vénération pour votre pieuse Congrégation, et vous souvenir dans les ardentes prières que vous adresserez à Marie immaculée, le 8 du courant, des intérêts spirituels et temporels de notre Communauté, et bien x 24 cialement de celle qui a l’honneur d’être, avec le plus profond respect, révérend Père,

Votre très humble servante,

Sr BONNEAU, Sup.

Page 1