‹ Cinquantenaire des oblats de Marie Immaculée en Canada [microforme]Chapitre 33 sur 92 · POÉSIE · texte numérisé non relu

POÉSIE

Noyau béni de l’antique Provence,

Arbre fécond ! fruits partout abondants !

Sur notre sol la douce Providence

Vous fit surgir aujourd’hui CINQUANTE ANS.

De Montréal le Pontife si digne

Voyait ses vœux les plus chers exaucés

Et Mazexon, à son œuvre sublime

Ouvrait un champ aux rivages glacés.

Le Canada jubilait d’allégresse

Sur ses hauts monts, comme dans ses cités :

Des saints Oblats on aimait la sagesse, L’apostolat des grandes vérités.

Reparaissez, premiers Missionnaires

P£rs HoxoRAT, TELMONT, LAGIER, BEAUDRAXD ; Oui, gloire à vous, dans ces jours jubilaires, A vous bonheur, bon Père DANDURAND.

Nouveaux Xaviers sur notre jeune plage, La croix en main vous ouvriez les cœurs :

Dans nos cités comme en l’humble village Tous accouraient, vous deveniez vainqueurs.

Vos saints travaux ont porté la semence Sous nos climats où la Foi règne encor; Quelle moisson ! Oblats de la Provence, Vous récoltez dans ce QUANTIÈME D’OK.

Mais les déserts à nos yeux s’embellissent De leurs forêts sortent les nations;

De Mazaxop les desseins s’accomplissent, Le Ciel répand ses bénédictions.

AuBErtr, TACHÉ, tout remplis de courage, Sur les grands lacs affrontent le danger ; Au nom du Christ ils abordent la plage Et vont s'offrir au pieux PROVENCHER.

Par ce grand pas commence la carrière De nos Oblats au pays de RuPERT; Apostolat, oblation entière,

Sachant cacher ce qu’ils auront souffert.

De MAzenon, quelle est cette couronne

De vos chers fils, Pontifes comme vous ?

Nombre si grand, que chacun s’en étonne, Si pose et vénérés de tous.

A NOSSEIGNEURS, offrons notre humble hommage, Leurs noms bénis redits avec amour

De nos respects seront le témoignage,

Les doux parfums de ce bienheureux jour.

Inclinons-nous, c’est la famille entière

Que nous louons, proclamant le bienfait, Tous LES ORLATs, comme à l’heure première, Sont acclamés d’un peuple satisfait.

Les Sœurs DE L'HÔPITAL GÉNÉRAL, Maison Mère, Montréal.

Maison Mère des Sœurs Grises de la Croix.

Ottawa, 4 décembre 1891.

Très Révérend Père LEFEBVRE, O.M.I, Provincial, Eglise Saint-Pierre, Montréal.

Très Révérend Père,

L’anniversaire si brillant et si glorieux qui est à la veille de luire pour nos bien vénérés Pères Oblats, fait naître de bien douces émotions au sein de notre Communauté si intimement unie à la vôtre. Aussi, parmi tant de voix qui s'élèvent pour proclamer le zèle ser SRE le dévouement sans bornes des bien-aimés Pères Oblats, depuis leur arrivée dans ce pays, veuillez entendre la nôtre, une des plus autorisées.

Qui dira les fruits de grâces et de bénédictions recueillis

pendant ce demi-siècle de travaux incessants dans le ministère des âmes, trésors qui sont montés vers le trône d’un Dieu dont les récompenses sont aussi magnifiques qu’assurées. Maïs parmi le grand nombre d’âmes qui entonnent l’hymne de la reconnaissacce pour les bienfaits reçus par votre entremise, en est-il dont les accents doivent vibrer plus haut que les nôtres? Aussi, daïignez le croire, mon très révérend Père, c’est avec le plus joyeux empressement et un indicible bonheur que nous venons en cette circonstance si propice vous offrir l'hommage de nos félicitations les plus sincères et les plus filiales et en votre personne, mon très révérend Père, à tous les membres de votre estimable Congrégation.

En ce jour d’allégresse pour votre famille religieuse, nous demandons instamment au Cœur divin de Jésus et à la Vierge immaculée dont vous êtes les fils si dévoués, de vous continuer, en les centuplant, les bénédictions qui ont marqué ce premier demi-siècle de labeurs au Canada, d'accroître le nombre de vos zélés missionnaires, afin que votre digne et estimable Congrégatien puisse en gagnant un plus grand nombre d’âmes encore, rendre de plus en plus gloire à Dieu et briller devant les hommes d’un éclat de plus en plus vif.

els sont les souhaits que dans l’effusion de nos cœurs, nous formons en cet anniversaire béni.

Nous accompagnons nos joyeuses félicitations d’un humble cadeau de circonstance ; je vous prie de vouloir bien l’accepter et d’avoir pour agréable l'assurance déjà tant de fois réitérée et toujours avec un bonheur nouveau, de nos sentiments respectueux et reconnaissants.

J'ai l’honneur d'être, Très révérend et vénéré Père, Votre très humble en N.S$.,

Sr DEMERS, Sup.

Au Rév. Père D. Guillet, O. M. I., Montréal.

Mon Révérend Père, Avec nos joyeuses félicitations pour la fête mémorable

que la reconnaissance et l’affection de vos amis et de vos paroïssiens vous préparent, nous joignons une modeste

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offrande qui trouvera peut-être place dans la bourse présentée à votre communauté en cette circonstance.

Bien minime est la somme, nous le regrettons : il nous faut répondre à tant d’autres bonnes œuvres que cela ne nous permet pas d'approcher, même de loin, à ce que réclament nos cœurs et notre admiration pour votre héroïque dévouement.

Nous y supplierons par une prière fervente à Marie immaculée pour qu'elle féconde de plus en plus vos œuvres tout apostoliques et qu’elle leur donne un cachet d’immortalité.

Daignez à l’autel vous souvenir de notre Congrégation et agréer le profond respect avec lequel j'ai l’honneur d’être,

Révérend Père,

Votre très humble servante en N -S.

Sr M. du Bon-Pasteur, Sup.

Présentation de Marie, St-Hyacinthe, 30 novembre 1891.

Révérend Père Guizzer, O. M. I.

Très Révérend Père,

Je suis heureuse de pouvoir contribuer à la grande et joyeuse fête de nos bons et vénérés Père Oblats. Mais! la pauvre et modeste offrande des incendites de la Providence St-Victor, est bien véritablement le denier de la pauvre veuve.

Quoique bien petite, cette offrande n’en est pas moins d’un bon cœur

J'espère que nos bons et vénérés Pères daigneront l’accepter et me croire avec un profond respect et sincèrement dévouée en N.S.

Sœur M. LÉANDRE, Fupre.

Maison de la Prov.

Belæil, 27 nov. 1891.

ct: Olu

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