‹ CirolanidesChapitre 15 sur 48 · PA · texte numérisé non relu

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sure au Maxl- F1G. I.— Coupe transversale du propodos II de 7. Buxtoni, x 440.

mum 15 L et la e : cuticule ; e : épithélium ; g : cellules glandulaires ;

m : muscles ; o : organe propodial ; # : traînées granu-

cuticule 12 vw. Il leuses colorées par l’hématoxyline qui traversent la \

f VAR cuticule.

est jJuxtaposé à

la surface de la cuticule et se détache tout d’une pièce sans déchirure apparente. On le voit d’ailleurs nettement limité du côté de la cuticule par une membrane continue (fig. IL b) à double contour. La membrane externe de l’organe est ornée d’un gaufrage, dont les parties profondes forment un réseau régulièrement hexagonal, mais les parties en relief diminuent légèrement de diamètre, tandis que leurs arêtes s’effacent. La surface de l’organe est donc hérissée de pyramides hexagonales tronquées. Sur la tronquature de chaque

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pyramide est appliqué un disque (fig. IT v), plus épais au milieu qui est déprimé légèrement, que sur les bords qui sont tranchants ; l’aspect est celui d’un verre de montre. Un cordon de substance fibreuse (m) fixant les colorants, s’insère sur le disque et sur une partie de la paroi du prisme et va en s’amincissant fortement, se fixer sur la membrane basale. Une membrane (f) se détachant du cordon du prisme va s’insérer sur la paroi du prisme voisin ; les cordons avec leurs membranes paraissent délimiter des cavités closes, correspondant aux prismes qui les surmontent.

Avec des données aussi insuffisantes, il serait facile de bâtir nombre d’hypothèses sur la signification de l’organe et de se lancer dans de copieuses considérations sur ses fonctions.

avec les « idées » le fassent, s’ils le jugent convenable ; je me

FiG. II.— Fragment de la coupe transversale de l’organe propodiale de 7. Buxtoni, plus fortement grossie, x 3080.

b : membrane basale ; f: membrane refuse pour ma part à me livrer qui réunit les deux cordons voisins ;

m : cordons fibreux qui réunissent les à cette puérile gymnastique ventouses à la basale ; v: ventouse.

littéraire. Je me borne à constater que, selon toute vraisemblance, il s’agit d’un organe adhésif. Les «disques» peuvent jouer le rôle de ventouses, même si les «cordons fibreux» ne sont pas de nature musculaire. Les 5 des Dytiscides ont sur les tarses antérieurs des disques semblables, sans appareil musculaire, et d’autres Insectes sont pourvus de disques adhésifs dans les deux sexes (voir SIMMER- MACHER 1884, TÔRNE 1910, BLUNK 1912, entre autres). Dans les deux cas, il y a un appareil glandulaire qui accompagne l'organe adhésif et je l'ai trouvé aussi chez T'yphlocirolana. Mais l’analogie s’arrête là ; la structure de l’organe de nos Crustacés est complètement différente. Chez les Insectes, les disques sont manifestement des poils transformés et, très souvent,

Que ceux qui aiment jongler

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encore peu transformés. Pour rechercher l’homologie de ces organes chez T'yphlocirolana, on n’a encore aucun indice certain.

Le fait que l’organe adhésif existe, tantôt chez les deux sexes, tantôt chez le o seul, ne facilite point son interprétation. Fut-il acquis d’abord par le & pour contenir la ©, et se transmit-il ensuite à l’autre sexe, comme cela se fit pour d’autres organes sexuels secondaires ? Où fut-il d’abord acquis par la lignée entière et disparaît-il chez les 9 de certaines espèces ? Ces questions seront examinées plus loin.

OoSTÉGITES, PONTE ET INCUBATION. — Je n’ai malheureusement rien à dire sur ces points importants. Une seule 9 de 9.5 mm. de T'. Gurneyi, capturée le 17 novembre, avait une douzaine d'œufs dans la cavité générale, mais pas encore d’oostégites. Les nombreux exemplaires des autres espèces capturées en juillet, septembre, novembre et décembre n’étaient pas en période de maturité sexuelle. Il est donc probable que la ponte doit avoir lieu à la fin de l’hiver ou au printemps.

Quoi qu'il en soit, l'examen de femelles mûres et chargées de progéniture, serait fort intéressant, ne fût-ce que pour voir si l’incubation a provoqué dans ce genre, une modification des pièces buccales, comme chez d’autres Cirolänides.

Péxis (fig. 24 o et 36) représenté par deux tubes cylindriques, dont la longueur égale le tiers de la longueur du sternite du péréionite VII au bord postérieur duquel ïls s’insèrent de chaque côté de la voussure formée par la chaîne nerveuse.

Préon (fig. 1, 51, 61 et 64) formé par cinq somites bien distincts, prenant telson compris moins d’un 1/3 de la longueur totale du corps (3/10€ à 4/132). Pléonite I un peu moins large que le péréionite VII ; pléonites IT et IV diminuant graduellement, mais faiblement de largeur ; pléonite V très étroit, ses bords latéraux n'arrivent qu'au niveau des épimères du pléonite IV. Le pléonite I est aussi long que les deux ou trois pléonites suivants ensemble quand l’animal est bien étendu, mais il est nécessaire de faire observer que l'articulation du

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péréionite VIT avec le pléonite I est plus mobile que les articulations des autres somites ; il en résulte que la longueur du tergite du pléonite I laissée à découvert est très variable, et dépend de la contraction de l’animal. Les pléonites II à V diminuent graduellement, mais faiblement de longueur.

Les épimères I à IV sont complètement soudés à leur somite, sans trace de ligne suturale ; leur angle postéro-externe, forte-

ment étiré vers l’arrière, est aigu et appliqué contre les épi-

mères suivants. Au pléonite I, la face ventrale des épimères forme avec les sternites une carapace continue (fig. 25 1), à bord postérieur pourvu d’une échancrure qui contourne l’insertion des pléopodes I. Cette insertion semble se faire de la même façon que celle des péréiopodes et l’on est tenté de conclure à l’homologie des régions coxales et épimérales des péréionites et des régions que nous venons de décrire chez le pléonite I. Une certaine prudence est cependant nécessaire ; le péréion et le pléon, les péréiopodes et les pléopodes sont toujours

bient distincts et spécialisés chez tous les Isopodes vivants ou.

fossiles jusqu'à présent décrits. Les épimères des pléonites IT à IV ont leur face ventrale chitinisée et dure, maïs les sternites ont la même consistance membraneuse que les sternites péréionaux.

Pléonite V sans épimères ; ses bords latéraux arrondis sont partiellement recouverts par le pléonite précédent.

PLÉOPODES (fig. 37 à 46, 49, 50, 59, 60 et 67) très polymorphes, mais sans dimorphisme sexuel proprement dit, les IL et IV visibles en partie, le V complètement recouvert par les précédents. Le I ne recouvre que la base des pléopodites du II ; le IIT ne montre que la moitié des pléopodites et le IV que le dernier quart de ces organes.

Pléopode I (fig. 37 et 49) entièrement chitineux et calcifé, couvert des mêmes écailles que la carapace des tergites, à sympodite (protopodite) rectangulaire, 1 1/3 fois plus large que long, pourvu à l’angle postéro-interne de 4 à 9 crochets suivant l’espèce, et, à l’angle postéro-externe, d’une courte épine.

Exopodite ovoïde, 1 2/3 fois plus long que large chez T', fontis, 1 2/5 fois seulement chez les autres espèces, pourvu sur son bord postérieur de 20 à 40 longues tiges ciliées suivant l’espèce ; les bords internes et externes ont une rangée submarginale de poils. Endopodite subrectangulaire allongé, 3 fois plus long que large chez T'. fontis, 2 2/ 3 fois seulement chez les autres, aussi long que l’exopodite, mais presque 2 fois plus étroit, pourvu d’un bord interne épaissi et relevé en forme de gouttière ; le bord postéro-externe est orné de 16 à 30 longues tiges ciliées, suivant l’espèce.

Pléopode IT (fig. 38 à 41 et 67) entièrement chitineux, mais à parois plus minces et à peine calcifiées, avec sympodite subtrapézoïdal, 1 1/2 fois plus large que long, pourvu à l’angle

postéro-interne de 6 à 10 crochets suivant l’espèce, d’une

longue épine et de trois tiges ciliées, qui manquent chez T. Moraguesi ; l’angle postéro-externe est muni d’une courte épine. Exopodite ovoïde, 1 2/3 fois plus long que large chez T. jontis, 1 1/2 fois chez les autres, plus long et plus large que l’exopodite [, pourvu sur son bord postérieur de 25 à 50 longues tiges ciliées, suivant l’espèce, et sur son bord antéro-interne de

quelques soies. Endopodite différent légèrement dans les deux

sexes à cause de la présence d’un organe copulateur chez les © adultes. Chez la © (fig. 38), il est régulièrement rectangulaire, à angles arrondis, 2 1/2 fois plus long que large, un peu plus court que l’exopodite et 2 fois plus étroit ; il porte sur son bord postérieur 6 à 20 longues tiges ciliées, suivant l’espèce. Chez le « adulte (fig. 40 et 67), il est large du côté proximal, mais se rétrécit brusquement à l’endroit où s’insère l’organe copulateur, et il se termine par une pointe légèrement arrondie ; il est un peu plus court que l’exopodite et porte sur son bord postérieur 6 à 30 longues tiges ciliées, suivant l’espèce.

Pléopodes ITIT à V (fig. 42 à 44, 49, 50, 59 et 60) subsemblables, mais diminuant de grandeur progressivement et faiblement, avec sympodite trapézoïdal, les IIT et IV pourvus à l’angle postéro-interne de 3 à 6 crochets, suivant l’espèce, et de 2 tiges

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ciliées ; le V sans crochets ou tiges ciliées à cet angle ; l’angle

postéro-externe est muni chez tous les trois d’une courte épine.

Exopodites IIT à V chitineux, subovoïdes et subtronqués (sauf de IIT de T. fontis non tronqué) au bord postérieur. Leurs proportions relatives varient légèrement suivant l’espèce, et le nombre et la disposition des longues tiges ciliées qui ornent leur bord postérieur et externe présente également des caractères spécifiques. Le nombre de ces tiges ciliées diminue cependant chez tous, de l’exopodite III au V. Tous les exopodites présentent aussi une articulation transversale, à peine indiquée sur l’exopodite IIT, de plus en plus nette sur les suivants.

Endopodites III à V, charnus, respiratoires, ovoïdes, de même grandeur, 2 fois plus larges que longs, d’un tiers plus courts et de moitié plus étroits que l’exopodite du pléopode IIT.

‘ Les crochets des sympodites (fig. 45) ont l’extrémité arrondie et à peine recourbée, mais le bord de cette extrémité est denté.

Les longues tiges ciliées (fig. 46) des sympodites et des pléopodites ont la même structure : un rachis cylindrique sur lequel sont insérés deux rangées de longs cils alternes, et qui se termine par un court fouet nu.

ORGANE COPULATEUR MALE (fig. 39 à 41 et 67) falciforme, chez le s adulte de 1 1/2 à 2 fois plus long, suivant l’espèce, que l’endopodite IT avec lequel il s’articule au moyen d’une fossette articulaire située en arrière de l’angle antéro-interne ; l’extrémité chez les adultes dépasse nettement le bord postérieur du telson. Une gouttière, ouverte du côté dorsal, en parcourt toute la longueur ; le bord interne de la gouttière est épaissi et saillant, le bord externe est mince et aplati. Chez T. Moraguesi (fig. 67), il y a près du sommet, au bord externe; un rebord triangulaire qui n’existe pas chez les autres.

UROPODES (fig. 47, 52, 62 et 68) durs, calcifiés, ayant la même structure générale, mais présentant néanmoins de nom- breuses variations spécifiques. Sympodite à bord externe droit et beaucoup plus court que l’interne qui est d’abord légèrement

concave, puis dans sa moitié postérieure convexe; le bord postérieur est oblique. L’angle postéro-interne est, par conséquent, - très développé et étiré vers l’arrière. Au bord postéro-interne sont insérées des tiges ciliées. Le sympodite prend toujours près de la moitié de la longueur totale de l’uropode. Exopodite toujours styliforme ; chez T. Moraguesi, les bords externes et internes sont pourtant légèrement convexes. Le bord externe s’orne d’épines ; le bord postéro-interne porte aussi quelques tiges ciliées.

Endopodite lancéolé, très allongé, substyliforme chez T'. Gurneyi, nettement lancéolé chez les autres. Le bord interne porte toujours une série de longues tiges ciliées, qui fait suite et complète la série du bord postéro-interne du sympodite, et une ou plusieurs fortes tiges trifides. Le bord externe est moins bien garni ; dans la région distale sont généralement insérées une ou deux tiges trifides et quelques tiges ciliées. Près de l’angle antéro-externe, sur la face dorsale, sont toujours insérées deux tiges ciliées (t. acoustiques) ; chez 7. Moraguesi, elles prennent un très grand développement.

Les deux uropodites ont à l’apex un bouquet de fortes et longues soies.

Les tiges trifides ont la même structure que les organes similaires des péréiopodes postérieurs ; les tiges ciliées sont tout à fait semblables à celles des pléopodes ; les tiges acoustiques ressemblent à celles des basis des péréiopodes. TELSON (fig. 48, 53, 63 et 70) mesurant 1/5°,5 à 1/6€ de la longueur totale du corps, très bombé dans sa région antérieure, plus plat et vaguement caréné dans sa région postérieure, présentant des variations spécifiques bien marquées. Sa forme générale est plus ou moins pentagonale, maïs à base plus large . que le sommet. Les deux côtés apicaux du pentagone (qui forment le sommet du telson) sont plus ou moins nettement délimités et plus ou moins longs. Chez T'. Moraguesi, ils sont pourvus de plusieurs dents et de quelques tiges spiniformes, chez les autres espèces les dents n’existent pas ou sont à peine

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indiquées (T'. fontis), mais en revanche une rangée de tiges ciliées les remplace.

DIFFÉRENCES SEXUELLES. Il paraît y avoir une très faible différence de taille entre les sexes, preuve que l’incubation n’a pes atteint un haut degré de spécialisation ; les femelles n’ont que peu à soufirir des suites de la reproduction (RACOVITzA, 1910, p. 647).

Au point de vue morphologique, les sexes sont semblables sans aucune restriction pour T. Moraguesi et T. Buxtoni dont les deux sexes possèdent l’organe propodial, avec cette réserve pour T'.fontis et T. Gurneyi que l’organe propodial manque chez la femelle.

On à vu que cet organe est très probablement un organe adhésif, mais vue l’absence complète d’observation sur le vivant, il est très difficile de deviner son rôle. Les péréiopodes II et IIT qui le portent ont une forme particulière qu’on ne rencontre pas chez les autres Cirolanides ; ces péréiopodes sont semblables dans les deux sexes, même chez les espèces ou les femelles ne possèdent pas d’organe propodial. Ces faits semblent indiquer que la spécialisation des péréiopodes IT et III et l'organe propodial sont des adaptations ayant été acquises par toute la lignée. L’organe propodial ne serait devenu organe sexuel secondaire chez deux espèces, que secondairement.

Mais si l’on considère que 7". fonts et T'. Gurneyi paraissent des formes plus primitives que celles qui possèdent l’organe propodial dans les deux sexes, on hésite à considérer cette hypothèse comme une explication définitive. Il se peut, en effet, que la forme des péréiopodes IT et IIT ne dépende d'aucune façon de l’organe propodial, et que cet organe, d’abord acquis par le male seul, se soit transmis secondairement à la femelle.

Il me semble pourtant, que la première hypothèse est la plus probable.

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