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CIROLANIDES 2 f à ES
Gammarus sp. La température de l’eau varie entre 1807 et 1902 C. et se trouve être plus basse de près d’un degré que celle du lac saumâtre.
T. Moraguesi est aussi vorace que les autres Cirolanides, Mes exemplaires furent capturés dans un piège amorcé avec de la viande. L’animal court sur le fond avec le péréiopode I complètement replié sous la carapace, mais il nage aussi à l’aide de ses pléopodes.
TaAxoNOMIE. — La découverte d’une Typhlocirolana dans la grotte de Hams, donna lieu à une étrange méprise. Ce Cirolanide fut d’abord désigné sous le nom de Gammarus cæcus (1).
PusruLaA (1911) communiqua cependant quelques exemplaires à Stebbing ; naturellement, cet éminent carcinologiste rapporta les Crustacés au genre T'yphlocirolana, mais il lui sembla que leurs caractères ne cadraient pas complètement avec ma deseription du T. Moraguesi et il conseilla à PusruLA de les décrire comme une espèce nouvelle.
Je ne crois pas qu’on puisse adopter cette manière de voir. La description et les figures de PuJIULA sont très sommaires et très incomplètes ; elles me paraissent cependant démontrer que les différences signalées p. 182, sont, ou inexistantes, ou dues aux insuffisances, comme à une mauvaise interprétation, de ma description. La carène des péréionites postérieurs est très effacée ; on ne peut la déceler que sur l’animal vu de profil et à sec. Les propodos I n’ont pas de structure différente et l’épimère du péréionite IT possède le même aspect. La différence attribuée aux pléopodes I paraît plus réelle, mais il est manifeste que la figure de PrIuLA n’a pas été dessinée à la chambre claire, ce qui ne permet pas une comparaison rigoureuse.
(1). C’est du moins ce que prétend PuyIuLA. Ce serait M. Menacho qui aurait décrit sous ce nom le Cirolanide de la grotte de Hams dans les « Archivos de Oftalmologia Hispano-Americanos, Janvier 1911 ». Je n’ai pu me procurer ce travail, même en m’adressant à l’auteur. Avant d'admettre la synonimie de PUJIULA il faudrait être sûr que M. Menacho a réellement eu affaire à Typhlocirolana. PIJIULA paraît croire que les eaux souterraines de Manacor n’hébergent qu’un seul Crustacé. S'il s’était donné la peine de consulter Biospeologica il aurait vu qu’on avait signalé depuis longtemps la présence d’Amphipodes dans ces eaux et notamment d’un Gammarus vrai. D’ailleurs le Gammarus cœcus de Menacho possède un appareil optique externe, atrophié il est vrai, tandis que Typhlocirolana en est complètement dépourvue.
DES, E.-G. RACOVITZA
Ma description préliminaire (1905) n’était pas accompagnée de figures, et, d’autre part, une erreur typographique s’est glissée page 79, dans la description du péréiopode I ; il faut lire à la 3% ligne «.. avec le carpopodite » et non « avec le propodite ». Il est donc tout naturel que Stebbing ait cru avoir affaire à une espèce nouvelle, et je dois supporter seul la responsabibilité de cette méprise. Il se peut, d’ailleurs, que la Typhlocirolane de Hams soit légèrement différente, et qu’elle puisse
être distinguée comme sous-espèce quand elle sera plus soigneu- :
sement étudiée. Si les bassins hydrographiques sont isolés depuis quelque temps, le fait n’aurait même rien d'étonnant malgré la proximité des deux grottes ; nous avons souvent constaté des faits analogues. |
Genre SPHÆROMIDES Dollfus 1897.
GÉNOTYPE : Sphæromides Raymondi DoLLrus 1897
DTrAGNOSE
Dimensions. Grande taille (24. mm.).
Forme plutôt trapue (plus de 2 1/2 fois plus longue que large), à bords latéraux légèrement convexes.
Corps ne se roulant pas en boule.
Tête plus de 1 1/2 fois plus large que longue, à bord antérieur un peu plus large que le postérieur. — Sillons articulaire du somite maxillipédique encore visibles aux angles postérieurs. — Processus frontal non saïllant. — Lamina frontalis en forme
de biscuit, saïllante et visible entre les antennes. — Organe
céphalique dorsal absent.
Veux manquent. | Antennes I avec hampe de 3articles etflagelle de plus de
2 articles ; article I de la hampe semblable aux autres et situé
dans le même plan. Pas de flagelle accessoire. Antennes IT très longues, avec hampe à 6 articles (le I rudi-
ati
mentaire) et flagelle avec nombreux articles, beaucoup plus
—. long que celui des antennes I.
Mandibules avec lacinia mobilis à bord libre entier,
—…. entièrement garni d’épines et flanqué d’une grosse épine en
forme de dent. | Hypostome avec sommet des lobes arrondis, non crochu. |
Maxilles I avec lame interne pourvue de 4 tiges ciliées.
Maxillipèdes avec lobe masticatoire pourvu de crochets (2 à 3).
Péréion à péréionites I, VI et VII les plus longs et IT, III et IV les plus courts. — Épimères IV à VII semblables aux précédents et ne formant pas de cornet avec le bord anté-
- rieur de la fossette articulaire des péréiopodes.
Péréiopodes nettement dimorphes; les TàITT préhensiles,
—…. les IV à VII ambulatoires. — Pas d’organe propodial. — Organe
dactylien formé par une rangée longitudinale de nombreux (15 (pér. I) à 5 (pér. VII) ) bâtonnets.
Pléon plus telson prenant un peu moins de la moitié (2/5) de la longueur totale du corps, formé par 5 somites distincts et
É - libres. — Pléonite V à bords latéraux non couverts par le pré-
cédent, pourvu de petites épimères.
Pléopodes très grands occupant presque toute la face
…. sternale du pléotelson. — Pléopodites I et II et exopodites IIT
à V chitineux, minces : endopodites III à V charnus, épais. — Sympodites plus larges (1 1/2 fois) que longs. — Pléopodes I un peu plus courts que les IT ne formant pas d’opercule cachant
…. les autres pléopodes. Exopodite I ovoïde sans sillon longitu-
dinal ; endopodite I subrectangulaire allongé, à bord interne non épaissi et relevé en forme de gouttière, un peu plus court que l’exopodite. — Pléopodes IT comme les I. — Exopodites IIT à V pourvus d’une articulation transversale rudimentaire. — Pléopodites I et II et exopodites III à V pourvus de tiges ciliées sur le bord postérieur ; endopodites III à V nus et respiratoires.
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Branchies nulles, mais exopodites I à V fortement vascularisés et à fonctions nettement respiratrices. |
Organe copulateur mâle styliforme, inséré à l’angle antéro-interne même de l’endopodite II. re
Uropodes calcifiés, formant évantail avec le telson; angle postéro-interne des sympodites peu allongé. — Uropodites bien développés, à exopodite un peu plus court et plus étroit que l’endopodite. |
Telson toujours très large, s’atténuant très légèrement au sommet, à bord postérieur muni de tiges, mais non denté.
Dimorphisme sexuel presque nul.