‹ CirolanidesChapitre 27 sur 48 · ARCH. DE Z0OL. EXP. ET GÉÊN. — 5° SÉRIE, — T. X, — (V · texte numérisé non relu

ARCH. DE Z0OL. EXP. ET GÉÊN. — 5° SÉRIE, — T. X, — (V

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Carpos — 1; Propodos = 1 1/3; Dactylos = 1 1/3. Au péréiopode VIT : Basis = 2 ; Ischium = 1 2/5; Méros = 1 1/6; Carpos = 1 1/4; Propodos = 1 1/3; Dactylos = 1. Basis subquadrangulaires, allongés, 3 1/2 fois plus longs que larges (per. VIT), un peu plus larges que les articles suivants, pourvus de deux tiges ciliées (tiges acoustiques) isolées au bord supérieur. Les articles médians sont pourvus de longues tiges au bord distal, d’une double rangée incomplète de courtes tiges sur le bord inférieur. Les carpos (face antérieure) et les propodos (face postérieure) portent au bord distal une tige ciliée (+. acoustique), le carpos VII en porte deux. Les carpos et propodos ont la forme normale des articles précédents.

Les péréiopodes sont ornés des productions suivantes :

a. — oies simples de diverses longueurs.

b. — Tiges cylindriques (fig. 101) à la base, aplaties en forme de feuilles au sommet et pourvues d’un filament. Ces tiges ont les dimensions les plus diverses, se trouvent sur tous les péréiopodes, mais sont plus longues au bord distal des articles médians des quatre derniers péréiopodes.

c. — Tiges ciliées (poils acoustiques des auteurs) de structure habituelle, distribuées ainsi : deux isolées (ou trois per. IV) sur chaque basis, une au bord distal des carpos IV à VIT, une au bord distal de tous les propodos.

d. — Organe dactylien (fig. 96 o) formé par une rangée sublongitudinale des bâtonnets situés sur la face antérieure de la région distale du dactylopodite, en arrière de l’ongle. Le nombre des bâtonnets diminue progressivement d’une quinzaine (dactylos I) à 5 ou 6 (dact. VII). |

OosTÉGITES (fig. 102 et 103), au nombre de cinq paires, fixé au somites I à V. Chez l’exemplaire examiné, à poche incu- | batrice vide, après éclosion, ces oostégites se superposent dans | l’ordre suivant en partant de l’extérieur : IV droit, IIT droit, II droit, I droit, IIT gauche, IV gauche, II et V gauches, I gauche, V droit.

Oostégite I irrégulièrement arrondi, en forme d’angle

L dièdre ; la partie antérieure est appliquée sur la base des " maxillipèdes, mais la partie postérieure fait partie de la poche 4 incubatrice, et sur sa face supérieure elle porte un grand lobe (7) “en forme de crochet, dont la partie convexe est couverte de “petits poils raides.

À Oostégites IL à V ovoïdes, pourvus de deux côtes chiti- 4 neuses submédianes, et d’un gros vaisseau bifurqué donnant un réseau de vaisseaux, surtout pour la région antérieure. 5 L’oostégite IV est le plus grand, plus de 2 fois plus grand que le I: la différence de grandeur avec les autres est très faible. Mn Les oostégites I à IV ont le bord antérieur garni de fortes # tiges ciliées ; le bord postérieur du I porte quelques soies courtes. | L’oostégite V à le bord antérieur nu, mais le postérieur garni de fortes tiges ciliées.

| | Pour les expansions du maxillipède des © ovigères, voir aux différences sexuelles (p. 290).

| PÉNIS (fig. 104) représenté par deux tubes aplatis, dont la Mongueur, chez l'adulte mûr, atteint les 2/3 de la longueur du % “pléopode I. Ils sont insérés comme d’habitude au bord posté- { rieur du sternite du péréiopode VII. Chez l’exemplaire exa- “miné, on voyait nettement les conduits déférents bourrés d’une “masse cylindrique formé de spermatozoïdes ; des faisceaux k “de spermatozoïdes faisaient d’ailleurs saillie par lorifice

Fe

| E | —pénéen subterminal, orifice s’ouvrant, à gauche, au fond d’une …iossette de la face supérieure et, à droite, entre deux papilles courtes.

- PLéon (fig. 71 et 105) formé par cinq somites bien distincts, prenant, telson compris, les 2/5 de la longueur totale du corps. Les pléonites sont brusquement plus étroits que le …péréionite VIT ; le I dépasse un peu la largeur du tergite VIT ; les trois suivants augmentent très légèrement de largeur ;

“le V est brusquement plus étroit que le IV. La longueur des “pléonites II à V est subégale, et presque deux fois plus . M crande que celle du I, ce somite étant en partie, recouvert Hs par le péréionite VII. Les épimères sont complètement

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soudées au somites sans trace de lignes suturales. Leur angle postéro-externe, fortement étiré vers l’arrière, est aigu; au pléonite I à IV, cet angle est dièdre et emboîte le somite suivant ; au pléonite V, il est plat et réduit. Au pléonite I, les faces sternales des épimères sont réunies par une très étroite bande chitineuse, échancrée au milieu, au niveau de l'insertion des pléopodes I.

PLéoPopes (fig. 106 à 113) polymorphes, mais sans présenter … de dimorphisme sexuel proprement dit; les IT, IIT et IV visibles en partie, sur une faible bordure postérieure, le V complètement recouvert par les précédents.

Exopodites I à V et endopodites I et II chitineux, mais à parois minces, pourvus de lacunes sanguines développées et de gros vaisseaux, jouant, par conséquent, un rôle respiratoire certain.

Pléopode I à sympodite (protopodite) rectangulaire (1), 1 1/2 fois plus large que long, pourvu sur son bord interne d’une dizaine de crochets et de 2 ou 3 tiges ciliées, et à l’angle postéro-externe d’une très forte tige. Exopodite ovoïde, 2 fois. plus long que large, pourvu du côté proximal externe d’une très forte tige et garni sur plus de la moitié du bord, du côté distal, de tiges ciliées très serrées. Endopodite subrectangulaire, allongé, 4 fois plus long que large, un peu plus court que l’exopodite et plus de 2 fois plus étroit, à tiers distal de son bord garni de tiges ciliées. |

Pléopode IT à sympodite subrectangulaire, 1 1/2 fois plus large que long, pourvu sur le bord interne d’une dizaine de crochets et de 2 ou 3 tiges ciliées et à l’angle postéro-externe d’une courte épine. Exopodite ovoïde, 1 2/3 plus long que large, un peu plus long et large que l’exopodite I, pourvu du côté | distal, sur presque tout son bord externe, son bord postérieur et la moitié de son bord interne, d’une rangée continue de tiges ciliées. Endopodite semblable dans les deux sexes, malgré la présence d’un organe copulateur chez le o adulte. Chez la ©, .

(1) Il n’est question ici que du & article du sympodite (voir p. 294).

il est subrectangulaire à angles arrondis, 2 3/5 plus long que “large, un peu plus court que l’exopodite et presque deux fois “plus étroit ; il porte du côté distal, sur le tiers de son bord, une | rangée continue de tiges ciliées.

Pléopodes IIT à V semblables, mais diminuant de grandeur progressivement du IIT au V, avec sympodite subrectangulaire. Les sympodites LIT et IV pourvus sur le bord interne d'environ “7 crochets et 3 tiges ciliées, et à l’angle postéro-externe d’une courte épine ; le V, pourvu à cet angle, d’une tige ciliée courte. | Exopodites III à V subovoïdes, à bord postérieur tronqué, 1 2/5 fois plus long que larges, le IIT aussi long mais plus “large que le IT, le V plus court mais aussi large que le II, tous pourvus à la limite postérieure du 3/5° de leur longueur “d'une articulation rudimentaire, qui se manifeste par une amorce de chaque côté. Tout le bord externe, le bord postérieur et le bord interne jusqu’à l’amorce de l’articulation, sont mparnis d’une série serrée et continue de tiges ciliées. Endopodites III à V charnus et épais, respiratoires, subomvoïdes, de même grandeur, nus, plus courts et plus étroits que leurs exopodites, pourvus à l’angle antéro-interne d’un petit lobule, et à l’angle antéro-externe d’un lobe étroit mais presque aussi long qu'eux ; souvent l'extrémité postérieure présente également deux petits lobules.

Les crochets des sympodites (fig. 112) ont l’extrémité arrondie mais à peine recourbée et dentée.

Les tiges ciliées des sympodites et des pléopodites (fig. 113) sont semblables et formées par un rachis conique, sur lequel …sont disposés tout autour des cils.

… ORGANE COPULATEUR MALE (fig. 108 o) un peu plus long que …l’endopodite IT, avec lequel il s’articule au moyen d’une fossette “articulaire située à l’angle antéro-interne. Chez le & adulte, - les extrémités de cet organe dépassent à peine le bord des …pléopodes IT et jamais le bord du telson. Une gouttière, ouverte du côté dorsal, parcourt toute la longueur de l’organe en se j tenant près du bord externe.

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Là

UroPonEs (fig. 114) durs, calcifiés, dépassant l’extrémité | du telson d’un peu moins de la mi-longueur de l’endopodite.\ M Sympodite à bord externe droit, nu ; à bord interne d’1/4 4 plus long que l’externe, d’abord légèrement concave, puis | dans son tiers postérieur convexe et garni de longues tiges“ | ciliées. Le bord postérieur est obliquement dirigé vers l’avant ; « 4 l'angle postéro-interne du sympodite est, par conséquent, dirigé « vers l’arrière et dépasse un peu le bord antérieur de l’endopodite.

Uropodites ovoïdes. Exopodite presque aussi long que le bord externe du sympodite, 2 1/2 plus long que large, garni sur le bord externe de trois tiges spiniformes, avec pointe tronquée gamie de deux tiges spiniformes, de longues soies simples et de soies ciliées, à bord interne garni de longues soies ciliées. Endopodite 1 1/2 fois plus long que large, un peu plus long et

1 2/3 plus large que l’exopodite. Son bord externe est garni ” |

du côté distal de 2 tiges spiniformes et de quelques soies ciliées ; son sommet tronqué porte 3 tiges spiniformes, des longues soies simples et des longues soiïes ciliées ; son bord interne

porte 5 tiges spiniformes et une série continue de soies ciliées. « |

Près du sommet et près de la base, sur la face supérieure, sont insérées 3 et 2 tiges ciliées (t. acoustiques).

Les soiïes ciliées ont la même structure que celles des pléopodes ; les tiges spiniformes sont semblables à celles des péréiopodes. |

TELSON (fig. 115) mesurant presque un quart de la longueur totale du corps, de forme subpentagonale, à angles postérieurs

largement arrondis, et à région postérieure se rétrécissant

vers l’arrière (le bord antérieur est 1 1/3 fois plus large que la. |

ligne qui unit les angles postéro-latéraux), aussi long que large au bord antérieur, fortement bombé surtout en avant. Le bord postérieur entre les angles postéro-latéraux est garni d’une série serrée de soies ciliées. L’angle postérieur est pourvu de quatre tiges spiniformes.

DIFFÉRENCES SEXUELLES. — Il ne paraît y avoir aucune différence marquée entre les sexes.

Les © paraissent arriver à une taille un peu plus grande que les s ; c’est toujours le cas chez les espèces, dont les © survivent à l’éclosion de leurs jeunes. Dans ce cas la taille plus

— avantageuse des © est un caractère sexuel utile hérité. Par

contre, quand ce sont les & qui sont les plus grands, le phé-

…— nomène est dû souvent à la longévité supérieure de ce sexe.

Sphæœromides rentre dans la première catégorie, puisque les caractères de maturité et de sénilité des deux sexes sont les

mêmes.

Les © ovigères présentent une modification de la base des maxillipèdes qui est en rapport direct avec l’incubation. Le corps du maxillipède est pourvu à la base et du côté externe de trois lobes chitineux, ayant l’aspect des oostégites, de forme

… vaguément arrondie et à périphérie garnie d’une série de

longues soies ciliées. J’étudierai ces lobes un peu plus loin (v. p. 290).

DÉVELOPPEMENT. — Le plus petit exemplaire capturé est une © de 10 mm. en tout semblable aux adultes. Tous les & étaient adultes.

PÉRILOGIE. — S. Raymondi n’a été trouvé jusqu’à présent

—…. que dans la rivière souterraine de la Dragonière, affluent de

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l'Ardèche. Nous l’avons cherché, Jeannel et moi, dans les grottes voisines, mais sans succès ; il est donc probable qu’il est strictement localisé dans cette grotte,

La rivière souterraine ne se déverse par l’orifice de la grotte qu’en temps de fortes crues, et cela n’arrive que très rarement. La sortie de l’eau s’effectue en temps ordinaires par des fissures situées à un niveau plus bas ; en tout cas, le courant est très faible à l’intérieur de la grotte. On ne rencontre l’eau qu’à 50 m. environ de l’entrée de la grotte, dans une région déjà complètement obscure. Les paillettes qui flottent à la surface, montrent que la saturation de l’eau en calcaire est complète. RAyMonwD (1897) à trouvé en été (?) l’air à 14 C et l’eau à 1395 C. Nous avons obtenu 14° C. pour l’air et 1493 C. pour l’eau le 29 août. Cette divergence est dû, peut-être,

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au fait que nous avons pris la température de l’eau du bief et RAyYMoxpD celle de l’eau courante du fond de la grotte. Outre Sphæromides, nous capturâmes de nombreux Niphar gqus Virei CHEVR. de grande taille, mais aucun autre animal. Notre Isopode se comporte comme les grandes espèces du genre Cirolana. Il ne peut se replier du côté ventral que fort peu. Il marche assez lentement sur le fond, en utilisant seulement ses quatre paires de péréiopodes postérieurs ; les péréiopodes I a IIT sont tenus repliés sous la carapace. Il n’est pas un habile nageur comme Cirolana borealis qui utilise les pattes postérieures à cet effet. Sphæromides n’a que des péréiopodes ambulatoires, aussi les pléopodes sont seuls employés pour la natation ; il en résulte une progression saccadée, irrégulière, que l’animal ne peut diriger avec précision. D'ailleurs, Sphæromides ne nage que lorsqu'il est effrayé ; son allure normale est la marche. ” Sphæromides est très vorace et, comme les Cirolana, il se gorge de nourriture au point de distendre et de faire fortement saillir toute la paroi sternale du péréion. Les gros Niphargus qui habitent avec lui les eaux de la Dragonière, ne peuvent lui être directement nuisibles à l’état adulte, car il paraît plus fort que ces Amphipodes. Pour les jeunes des deux formes, il pourrait en être autrement, et la concurrence doit s’exercer probablement au désavantage de l’Isopode. Les jeunes Amphipodes mènent, en général, une vie pélagique ; si tel est Île cas pour N. Virei, ses jeunes sont à l'abri des poursuites de l'Isopode. dont les jeunes par contre étant benthiques doivent être proie facile pour les Amphipodes adultes.

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