DESCRIPTION
DIMENSIONS. — © adulte : longueur 3,5 mm. ; largeur maxima (péréionite V}) 1,5 mm. ; © adulte : longueur 3,5 mm. ; largeur maxima (péréionite V) 1,5 mm.
Corrs (fig. 116 à 119) subelliptique, le contour latéral étant subrectiligne, régulièrement arrondi aux deux extrémités, 2 1/3 plus long que large, très convexe et se roulant complètement en une boule irrégulièrement sphérique, les régions corres-
…— pondant au flanc et au pléotelson étant aplaties.
CARAPACE (fig. 120 et 121) dure, épaisse, calcifiée, unie, mais entièrement recouverte de petites écailles imbriquées à bord libre pourvu de poils. Ces poils sont très longs près des bords des somites (fig. 121} et les écailles qui les portent sont arrondies. Sur le reste de la face tergale, les écailles sont trilobées (fig. 120), mais les poils marginaux sont très courts et mieux développés sur le sommet des lobes.
Des poils sensitifs simples sont implantés sur toute la surface tergale. |
COLORATION. — Complètement dépourvus de pigment, translucides, légèrement jaunâtres.
Têre (fig. 122 à 124) trapézoïdale, avec angles arrondis,
2 1/3 fois plus large que longue, formée par une région occipito-
frontale non divisée, à grand processus frontal (p) triangulaire, et une région faciale formant avec la première un angle presque droit.
Rebord fronto-facial longé par une gouttière antennaire, destinée à recevoir les antennes I ; régions génales complètement soudées au reste de la face, pourvues d’une gouttière
destinée à recevoir les palpes mandibulaires.
Lame frontale (!) très développée, en forme de raquette, c'est-à-dire présentant une partie très plate et élargie vers le haut, suivie vers le bas d’un manche étroit. Clypeus grand, triangulaire, dressé, presque perpendiculaire au plan de la face.
La présence de gouttières et l’aplatissement de toutes les
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régions de la face, sont des adaptations à l’enroulement en boule. | Veux. — Il n’existe pas trace d'appareil optique externe.
ANTENNES Î (fig. 125 et 126) un peu plus courtes (1/12) que les antennes IT. Hampe composée de trois articles diminuant progressivement de largeur du I au IIT ; l’article L porte une faible gouttière longitudinale et inférieure, maïs tous les trois sont cylindriques. Longueur proportionnelle des articles : I = 1, IT = 1, IIT — 1 1/10. Tous les articles portent au bord distal des soïes simples et les deux derniers en outre des soies ciliées (p. acoustiques).
Flagelle (soies terminales non comprises) mesurant la mi-longueur de la hampe, formé de 5 articles dans les deux sexes. La longueur et la largeur des articles diminue progressivement du premier au dernier. Les articles I et IT portent une lamelle olfactivé courte, les IIT et IV une semblable lamelle longue (1), le V porte, au sommet, un faisceau de soies, dont l’une plus longue à sommet onduleux.
ANTENNES IT (fig. 127) mesurant à peine le tiers de la longueur totale du corps ; rabattues, elles arrivent jusqu’au bord postérieur du péréionite I. Hampe formée par un premier article rudimentaire, en forme d’écaille et par quatre articles normaux. Article IT en forme de pyramide tronquée, les autres de plus en plus cylindriques. Longueur proportionnelle des articles : If= 1 ; IL = 1: IV = 14/2; V' = 11/2 Tous portent au bord distal des soies, plus nombreuses sur les articles distaux, qui sont ou droites ou à sommet onduleux.
Flagelle un peu plus court que la hampe, formé dans les deux sexes de 7 à 8 articles cylindriques, dont les dimensions diminuent progressivement jusqu’au dernier. Chaque: article est muni, au bord distal, d’un faisceau de 4 soies simples à sommet onduleux ; le dernier porte, au sommet, un faisceau de soies, dont l’une très longue.
(1) Dozzrus et VIRÉ (1905, p. 399) ont vu sur un seu exemplaire, deux ou trois bâtonnets par article. :
- étroit que le clypeus, nu, à bord libre faiblement arrondi et
+ sinué au milieu.
| MANDIBULES très peu dissimétriques, en forme de botte,
1 la partie correspondant à la semelle très large, moins de deux
… fois plus longue que large. Condyles antérieurs plus petits que
Îles condyles auxillaires, les deux coniques et beaucoup plus
. petits que les condyles postérieurs.
mm. Acies large, pourvu à droite de trois dents bien individua- …… lisées, coniques et subégales ; à gauche (fig. 129) de trois dents
M volumineuses, mais irrégulières et onduleuses.
Lacinia mobilis (fig. 130) en forme de crête arrondie, garnie
sur la partie la plus saillante de six tiges coniques, lisses.
Pars molaris (fig. 131) en forme de lame subtriangulaire, … allongé, mobile, pourvu à son sommet de 9 à 10 épines
N courtes, coniques, à base recouverte par une lèvre mem-
. braneuse.
Palpe (fig. 132) formé de trois articles diminuant légèrement de largeur de I à III, dont la longueur proportionnelle M. est la suivante : I : 1 2/3, IT : 2 1/3, LIT : 1. Article L subpris- —. matique s’insérant par une partie plus large et circulaire, … nu. Article II lamellaire, garni du côté distal et sur son bord externe d’une rangée de cinq tiges barbelées, et de deux longues tiges lisses. Article III lamellaire, garni au sommet et sur le bord externe de 4 à 5 tiges barbelées et à base renflée ; la tige distale est la plus longue.
HYPOSTOME (Paragnathes). — Je n’ai pas pu observer cet
organe.
— Maxrcres I (fig. 133 à 135) robustes et fortement chitinisées. Lame externe 3 fois plus longue que large, portant sur le bord antérieur oblique 10 fortes dents coniques légèrement courbées, et une tige mince couchée entre les dents. Sept dents, plus courtes et lisses, forment une rangée ventrale ; l’avant-der- - nière dent du côté externe, est la plus forte. Les trois autres dents sont plus longues, plus minces, fortement recourbées
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du côté dorsal ; elles forment une série dorsale et sont pourvues, au milieu, d’une légère crête dentée.
Lame interne a extrémité renflée, subovoïde, portant sur le bord antérieur oblique trois fortes tiges et une courte épine ciliée. La tige la plus externe (fig. 135) est la plus forte ; elle est nue à la base, ciliée au milieu et barbelée au sommet. Les deux autres sont ciliées, de grandeur subégale, mais quelquefois la médiane est plus courte.
MaxILLes IL (fig. 136), bien développées, aussi longues et larges que les maxilles T ; la largeur du lobe interne égale celle des lobes médians et externes réunis.
Lobes externe et médian subégaux et soudés sur la moitié proximale de leur longueur. L’externe muni, sur son bord antérieur, de deux tiges barbelées, subégales, deux fois plus longues que la partie libre du corps du lobe. Le moyen muni, sur son bord antérieur, de trois tiges barbelées, dont la longueur diminue progressivement de l’externe à l’interne.
Lobe interne muni, au bord antérieur, de deux épines et d’une longue tige ciliée à l’angle interne et de 5 ou 6 tiges barbelées, inégales, sur le reste de sa longueur.
MaxiLLiPèDEs (fig. 137 et 138) bien développés. Corps du maxillipède étroit, allongé. Il n’a pas été trouvé d’épipodium ; peut-être cet appendice est-il représenté par un éperon externe, complètement soudé au corps du maxillipède. L'article IT n’a pas été vu. Article IIT subcylindrique, presque 3 fois plus long que large, avec quelques rangées de poils du côté externe. Lobe masticatoire (fig. 138) soudé à l’angle antéro-interne de l’article, sans trace de ligne suturale, de forme subprismatique, arrivant à peine au niveau du milieu de l’article IT du palpe, pourvu au sommet d’une tige ciliée ‘et souvent d’une épine ciliée où non, sur l’arête inféro-interne d’une seule tige ciliée qui peut manquer d’ailleurs, et sur la face interne d’un fort crochet.
Palpe 1 2/3 fois plus long que l’article ITT du corps du maxilli-. pèêde, formé de cinq articles dont le I est cylindrique et les autres lamellaires ; les IV et V sont beaucoup plus étroits que
les deux premiers qui ont une largeur égale. Article IV d’1/3 moins large que le III; article V ovoïde, 1 3/4 fois plus long
« que large, 2 fois moins large que l’article IV. Longueur propor-
D ounelle des articles : [ — 1, II — 1 1/3, III = 1 2/3,
IV = 1 1/8, V — 1 1/5. L'article L qui est aussi large que Particle IIT du corps du maxillipède, est pourvu d’une longue …— et forte soie à l’angle antéro-interne ; le bord externe du reste
1 du palpe est garni de houppes de poils ; le sommet et le bord
interne, du côté distal, sont garnis de fortes soies simples, sauf à
| .… l’article V, où existent quelques soies barbelées.
Péréron (fig. 116 à 119 et 139 à 143) formé de sept somites libres et polymorphes.
Bord antérieur du péréionite [ étroitement appliqué contre les bords latéraux de la tête jusqu’au niveau du rebord fronto- …. facial. La tête est donc complètement enfoncée dans le péréio- …. nite I, fortement articulée avec ce dernier, et peu mobile par je conséquent.
f: Longueur proportionnelle des somites sur l’animal étendu : Rain 2 3/4) IT 1.3/4 TI 1 1/4, IV — 1 3/4, M= 21/3, VI = 1 1/6, VII = 1. Bord postérieur de tous les
somites droit ou légèrement convexe, pourvu d’une bordure
peu apparente et non saillante.
Epimères très polymorphes et de taille variable. Epimères I (fig. 130 ét 142) complètement .soudés au somite, sans trace de ligne suturale, à angle antérieur largement arrondi et angle postérieur allongé, arrondi et dédoublé. Cet angle présente,
» en effet, un large repli, dans lequel pénètre l’épimère du péréio-
i nite II, quand l’animal est enroulé. La lèvre inférieure de la
… fente est arrondie et dépasse notablement la lèvre supérieure,
… qui n’est, en réalité, qu une partie du bord proprement dit du
—…. somite. La face inférieure de l’épimère présente un méplat, qui
… se continue sur la lèvre inférieure du repli. La face supérieure de l’épimère présente, dans ses deux tiers antérieurs, un léger
…. méplat, bordé postérieurement d’une légère crête tuberculée
—… du côté externe, sur lequel s’appliquent les nropodes de l’animal
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enroulé. Un tubercule effacé semblable à celui de la crête se voit à l’angle postérieur de la lèvre supérieure.
Epimères IT à VIT articulés sur toute leur longueur avec leur somite et de longueur proportionnelle suivante : II = 1 1/5, TE L'AIV ESA 1/2, VS LL )ENE EAU LENRESS
Epimère IT (fig. 140 et 142) subovoïde, allongé, à angles largement arrondis, à face supérieure légèrement convexe, à face inférieure pourvue d’un repli de forme conique, dirigé vers l'arrière, dans lequel peut s’encastrer le bord antérieur de l’épimère III. |
Epimère IIT (fig. 140) subovoïde, allongé, à angles largement arrondis, à face supérieure légèrement convexe et à face inférieure légèrement concave.
Epimères IV à VII (fig. 140 et 141) lancéolés, présentant sur les côtés une dépression articulaire, renflés au milieu et du côté antérieur, surtout sur la face dorsale.
Pronotum non indiqué comme d’habitude soit par une différenciation de la carapace, soit par une crête. Néanmoins, l’espace qui est recouvert par le somite précédent, quand l’animal est étendu, est limité vers l’arrière par une légère dépression transversale.
Appareil articulaire très développé et intéressant diversement les somites.
Articulation céphalo-péréale formée par l’encastrement de l’angle antéro-externe du péréionite I dans les dépressions latérales de la tête. |
Appareil articulaire interpéréional constitué par les dispositions suivantes :
a) Un replis articulaire à l’angle postérieur des épimères I et IT, dans lesquels s’introduisent les bords antérieurs des épimères suivants.
b) Une forte dépression articulaire du côté antéro-interne des somites IV, V et VI, qui reçoivent les angles antéro-externes renflés des péréionites suivants.
c) Une forte dépression du bord externe de la face dorsale
CIROLANTDES | 309
des épimères IV à VII, sur laquelle s'applique le bord interne des épimères précédents.
d) Une dépression arrondie au bord antérieur des péréionites [V à VII destinée à recevoir le renflement conique que forme la bordure postérieure du trou articulaire des péréiopodes ITT à VI.
Cet appareil articulaire est faible et peu évolué ; il est d’ailleurs relativement récent. Il est complètement différent …— de l’appareil (processus et fossettes) des Monolistrini qui est très perfectionné. IL est vrai que ces Sphéromiens se roulent en boule depuis fort longtemps.
Il n’existe pas d’autres articulations.
Les articulations péréio-pléonales seront décrites plus loin.
PÉRÉIOPODES (fig. 114 à 155) polymorphes, mais ne présentant pas de dimorphisme sexuel.
La longueur des péréiopodes I à VIT se comporte comme les cbires 18 : 175 : 17:5.: 17,5 : 19,5 : 21,5 : 23.
Péréiopodes I à IIT préhensiles, plus massifs et plus courts que les suivants, de longueur égale, maïs diminuant un peu de largeur et de force, du I au ITT, fait qui est surtout sensible pour les propodos.
Longueur proportionnelle des articles du péréionite I
Basis — 6 1/3, Ischium — 2 2/3, Méros = 1 1/5, Carpos = 1, Propodos = 4, Dactylos = 3.
Basis I plus de 3 fois plus long que large et, comme les deux suivants, subrectangulaire. Ischium en forme de cornet. Méros avec bord distal entier sur la face antérieure, mais sur la face postérieure il présente une échancrure dont la profondeur ‘diminue du I au IIL. Carpos réduit à un segment triangulaire sur la face antérieure, mais sur la postérieure il est visible sur une étendue plus considérable dans l’échancrure du méros.
Propodos ovoïde, le I 2 1/4, le IT 2 1/2 et le III 2 3/4 fois plus long que large. Dactylos pouvant se rabattre complètement sur le propodos pour former une pince. L’ongle est conique, allongé et légèrement recourbé.
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Péréiopodes IV à VII semblables et ambulatoires. Ils augmentent progressivement de longueur du IV au VII; le IV est aussi long que les antérieurs ; le VIT est presque d’un quart plus long que le I. Longueur proportionnelle des articles du péréiopode IV : Basis — 3 1/4, Ischium = 1 3/4, Méros = 1, Carpos = 1 1/4, Propodos = 1 3/4, Dactylos — 1 3/4 ; du péréiopode VIT : Basis — 3, Ischium — 2, Méros = 1, Carpos = 1 1/5, Propodos = 1 1/2, Dactylos — 1 1/5. Basis subrectangulaires, le IV 4 fois, le V 5 fois plus longs que larges. L’ischium est en forme de cornet allongé ; le carpos est normal et semblable au propodos qui est rectangulaire.
Les péréiopodes sont ornés des productions suivantes :
a. — oies simples de diverses longueurs, plus nombreuses sur les péréiopodes I à IIT ; une très longue au bord distal des ischium IT à IIT ; au bord distal de tous les propodos au moins une ; une au bord distal des basis I à III, deux aux basis IV à VI
b. — Tiges semi-pennées (fig. 151) formées par une base cylindrique, un sommet conique fourni de barbelures plus ou moins nombreuses d’un côté et flanqué du côté opposé d’un long filament.
Ces tiges, courtes ou très longues, garnissent le bord distal des ischium, méros et carpos IV à VII, et sont moins nombreuses au péréiopode antérieur. Les propodos II à VII en portent une courte et massive, du côté proximal.
c. — Épines courtes (fig. 152 à 154), massives, localisées sur les propodos. Tous les propodos en portent une au bord distal et inférieur ; celle du propodos I a 5 dents et un fouet, celle des IT et III à 4 dents et un fouet, celle des IV à VI est tridentée et celle du VII, bidentée. Le propodos I a une seconde épine tridentée, du côté proximal, épine remplacée par une tige semi-pennée sur les propodos suivants.
d. — Peignes (fig. 152 et 153) disposés en une série sur le bord inférieur des ischium, méros et propodos des trois premiers péréiopodes. Ces peignes sont manifestement des écailles modifiées.
Leur plus grand développement est atteint sur des propodos. e. — Tiges ciliées (poils acoustiques des auteurs) de deux sortes. Une tige ciliée au sommet seulement, insérée au bord antéro-supérieur des propodos IT à VIT; 2 à 4 tiges ciliées sur les trois quarts de leur longueur, sur le bord supérieur des
basis IIT à VII.
f. — Organe dactylien (fig. 146 o) formé par des lanières insérées toujours en groupe sur la face antérieure du dactylos, à la base de l’ongle, au nombre de 4 sur le dactylos I, de 3 sur le II, de 2 sur les III à V et de 1 sur les VI à VII.
Il n’existe pas d’organe propodial comme chez les Typhlocirolanes.
Pénis (fig. 156 et 168) représenté par deux courts tubes coniques insérés au bord postérieur du péréionite VIT, de chaque côté de la ligne médiane sternale. Chez l’exemplaire dont j'ai figuré le pénis, de longs faisceaux de spermatozoïdes sortaient par l’orifice. Dans tous les faisceaux, les têtes des spermatozoïdes étaient groupées en une masse conique placée toujours à l'extrémité orientée vers l’orifice pénien.
PLÉON (fig. 116, 167 et 168) complètement soudé avec le telson, ne présentant plus que la trace de quatre somites, qui sont probablement les pléonites I à IV. Le pléonite V, toujours réduit chez les Cirolanides, maïs toujours présent, paraît être complètement atrophié.
Les pléonites I et IT sont représentés par deux courtes amorces du bord segmentaire postérieur, qui délimitent de petits lobes épiméraux subtriangulaires, recouverts par l’épimère du péréionite VII.
Les pléonites IIT et IV sont indiqués par deux amorces beaucoup plus longues (celle du IV est plus longue que l’autre) du bord segmentaire postérieur, qui délimitent des épimères normaux, aussi grands que les épimères du péréion. L’épimère III est subtriangulaire, le IV subrectangulaire, les deux ont le bord antérieur fortement convexe, le bord postérieur légèrement concave et les pointes dirigées vers l’arrière. Ces deux épimères
312 E.-G. RACOVITZA
ne sont pas articulés. L’épimère IIT présente une faible dépression articulaire sur laquelle glisse l’épimère du péréionite VII.
Préopones (fig. 157 à 164 et 168) de très petite taille, occu-
pant à peu près la moitié de la surface sternale du pléotelson, très polymorphes, mais semblables dans les deux sexes. Les pléopodes IT à IV sont visibles en partie ; le V est complètement caché par le précédent.
Pléopode I entièrement chitineux, à sympodite subrectangulaire allongé, 2 fois plus long que large, pourvu à l’angle postéro-interne de 2 crochets. Exopodite subrectangulaire, allongé et recourbé légèrement, 6 à 7 fois plus long que large, pourvu sur la moitié postérieure de son bord de 12 (9) à 17 («) longues tiges ciliées. Endopodite de même forme, 7 fois plus long que large, de 2/5 (9) ou d’1/3 (5) plus court que lexopodite, pourvu sur son bord postérieur d’une longue (2) ou de 4 courtes (5) tiges ciliées.
Pléopode IT entièrement chitineux, avec sympodite quadrangulaire, un peu plus long que large, pourvu à l’angle postérointerne de deux crochets (9) ou d’un crochet et d’une tige ciliée (o) et, à l’angle postéro-externe, d’une tige ciliée. Exopodite elliptique, 3 à 3 1/2 fois plus long que large, un peu plus court mais presque deux fois plus large que l’exopodite I, pourvu sur les deux tiers postérieurs de son bord d’une douzaine de longues tiges ciliées. Endopodite très différent dans les deux sexes, à cause de la présence d’un organe copulateur chez le & adulte. Chez la © il est ovoïde, 4 fois plus long que large, deux fois plus court et étroit que l’exopodite ; il est pourvu à son extrémité postérieure d’une longue tige ciliée. Pour le o, voir organe copulateur.
Pléopodes III à V de même forme générale mais de dimensions différentes, avec sympodites subquadrangulaires, les III
et IV pourvus à l’angle postéro-interne d’un crochet, le IIL
pourvu à l’angle postéro-externe d’une tige.
… Exopodites III à V chitineux subovoïdes, avec angle antéroexterne très saillant et arrondi, le IIT et V avec leur axe lon-
Le “4 à 7 À hehern Vo sis dit
CTROLANIDES | 312
oitudinal oblique, le IV, presque transversal par rapport à l’axe longitudinal du corps. Tous les trois présentent, à la limite postérieure du second tiers de leur longueur, une articulation transversale complète, mais plus marquée sur les bords qu'au milieu. Le III est 1 1/3 fois plus long que large, un peu plus long, mais 2 1/2 fois plus large que le IT ; il porte 15 à 17 longues tiges ciliées sur les 3/4 postérieurs de son bord. Le IV est un peu plus long que large, un peu plus long mais 1 1/2 fois plus large que le IIT ; il porte 16 à 20 longues tiges ciliées sur les 3/4 postérieurs de son bord. Le V est 1 1/2 fois plus long que large, aussi long mais 1 1/2 fois plus étroit que le IV ; il porte dans sa région postéro-interne 4 longues tiges ciliées. À noter que pour les exopodites III à V, les s ont moins de tiges ciliées que les ©.
Endopodites IILT à V charnus, respiratoires, ovoïdes, nus, augmentant légèrement de grandeur du IIT au V, 1 1/2 à 2 fois plus longs que larges, presque deux fois plus courts et plus étroits que leurs exopodites ; cette proportion est un peu moindre pour le V.
Les crochets des sympodites ont l'extrémité arrondie
- et à peine recourbée, mais le bord de cette extrémité est
denté. :
Les tiges ciliées des sympodites et des pléopodites ont la même structure : un rachis conique à base nue, à région médiane pourvue de longs cils alternés et à sommet nu.
ORGANE COPULATEUR MALE (fig. 160, 161 et 168), paraît représenté par un appendice falciforme s’insérant directement
sur le sympodite du pléopode IT, tandis que l’endopodite
semble avoir disparu. En réalité, il n’en est pas ainsi ; l’endopodite existe et les rapports des deux organes sont fondamentalement les mêmes que chez les autres Cirolanides. En effet, on retrouve d’une part la trace de l’articulation de l’organe copulateur avec l’endopodite et, d'autre part, une tige ciliée indique la présence de l’extrémité postérieure de l’endopodite. L’endopodite IT est rectangulaire, 3 1/2 fois plus long que
314 E.-G.: RACOVITZA
large, 2 fois plus court et plus étroit que l’exopodite IT, pourvu du côté postéro-interne d’une longue tige ciliée.
L'organe copulateur, qui est aussi large que l’endopodite et paraît le continuer sans solutions de continuité, s’insère, en réalité, à l’angle postéro-interne de l’endopodite comme le montre la trace de suture qui se voit du côté dorsal. Il est falcitorme et, chez les & adultes, son extrémité arrive presque au bord postérieur du pléotelson. Une gouttière, formée par un bord dorsal mince et un bord ventral épaissi, en parcours toute la longueur. |
URoOPODES (fig. 165 à 168) durs, très calcifiés, avec pointe postérieure arrivant au niveau du bord postérieur du telson.
Sympodite ayant la forme d’un prisme triangulaire irrégulier, 2 1/3 fois plus long que large, avec angle postérointerne fortement saillant et arrondi. Le bord interne est aplati et, comme d'habitude, passe sous le bord du pléotelson. Le bord postérieur est obliquement tronqué.
Uropodite rudimentaire, subtriangulaire, à peine deux fois plus long que l’angle postéro-interne saiïllant du sympodite. Il porte sur le bord externe, du côté distal, une tige bifide et une ou deux tiges ciliées, dont une ciliée au sommet seulement, et du côté proximal une ou deux tiges, dont l’une ciliée au sommet seulement. Toutes ces tiges, sauf la bifide, sont semblables à celles des péréiopodes.
PLÉOTELSON (fig. 116, 167et 168) complet (avec les 4 pléonites rudimentaires), mesurant les 2/7 de la longueur totale du corps, à bord postérieur régulièrement arrondi sur les côtés, subrectiligne du côté postérieur, à face dorsale fortement bombée.
DIFFÉRENCES SEXUELLES. Il n’y a aucune différence marquée entre les sexes ; peut-être les « atteignent-ils une taille un peu supérieure. En tous cas, ils paraissent avoir un plus grand nombre de soies et tiges sur les divers appendices, sauf en ce qui concerne les exopodites des pléopodites III à V qui sont un peu mieux garnis chez les ©.
Péricocre. Cet Isopode n’a été trouvé jusqu’à présent que
cé ot CEST
Le ee 0m tes Sn ver de Fr dE LOS
dans les eaux souterraines des environs immédiats de Sauve,
“ eaux qui draînent un massif fortement ‘corrodé de calcaire 1 crétacique. On le trouve dans les puits peu profonds, creusés : dans le calcaire, maïs il est surtout abondant dans la rivière - souterraine qui sort de terre sous le nom de fontaine de
Sauve, et dont le cours est jalonné par plusieurs avens. Il fut capturé dans trois de ces avens, ce qui démontre qu’il habite
« tout le bassin hydrographique souterrain de Sauve.
Un très gros Amphipode, Niphargus Virei CHevr. (1), habite les mêmes eaux ; sa voracité et sa puissance est peut-être la cause de l’enroulement en boule de l’Isopode.
Faucheria court relativement vite sur le fond et se roule brusquement en boule au moindre danger. L’enroulement se fait avec aisance et le produit de l’opération est une boule parfaite. Je n'ai pas vu Faucheria nager entre deux eaux, comme font beaucoup de Cirolanides au moyen de leurs pléo-
podes. Je ne crois même pas que les pléopodes si réduits de Faucheria puissent lui permettre cette natation. Les pièges amorcés de viande attirent l’Isopode qui se montre très vorace ;
ses pièces buccales sont d’ailleurs du type carnassier franc. PHYLOGÉNIE Faucheria est le seul Cirolanide qui se roule en boule ; il est de plus, eavernicole. Pour retrouver ses affinités, il faut examiner d’abord quels sont les caractères qui ont été modifiés par ces éthologies spéciales, pour éliminer ce qui revient à ces
adaptations néogénétiques. Il faut, autrement dit, le rendre
non enroulable et épigé pour pouvoir retrouver sa lignée, qui
était épigée et ne se roulait pas en boule :
A. CARACTÈRES DUS A L’ENROULEMENT. Ils sont fort nom-
breux et ont profondément modifié l’aspect extérieur de ce
remarquable Cirolanide :
1° Forme du corps. La forme trapue doit être paléogéné-
(1) Et non N. Plateaui meridionalis Chevr. comme le prétendent à tort DOLLFUS et VIRÉ (1905, 883).