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rentes ; en réalité il est très facile de voir qu’elles dérivent par modifications (et surtout réductions) peu importantes des pièces buccales de carnassiers libres.
La bionomie doit être toujours consultée pour interpréter la forme des organes. Si l’on s'attache à la forme seule, on commet des erreurs graves. C’est ce qui est arrivé à SCHIÔDTE
(1866), qui pourtant le premier montra l'importance considé-
rable des pièces buccales pour la taxonomie des Crustacés. Il place Cirolana et Æga aux extrémités opposées de la série des
Isopodes et cela parce qu’il s’est attaché uniquement à la forme
brute des pièces buccales.
Des 8 familles des Cymothoida c’est celle des Cymothoidæ qui me semble la moins naturelle. Sans avoir d’expérience per-
sonnelle suffisante sur ce groupe, je soupçonne qu’on y a ras-
semblé des descendants de lignées très diverses rendus semblables par une adaptation parasitaire convergente. J’aurai l’occasion plus tard de revenir sur ce sujet. |
Pour l'instant je m’occuperai uniquement de la famille des Cirolanidæ qui actuellement comprend les 13 genres suivants : . —Æurydice Leach 1815.
. — Cirolana Leach 1818.
. — Conilera Leach 1818.
. — Bathynomus Milne Edwards 1879.
. — Cirolanides Benedict 1896. . — Sphœromides Dollfus 1898.
. — Hansenolana Stebbing 1900.
. — Colopistus Richardson 1902.
. — Conilorpheus Stebbing 1905.
. — Typhlocirolana Racovitza 1905.
. — Faucheria Dollfus et Viré 1905.
. — Anina Budde-Lund 1908.