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Antennes II avec une hampe de six articles

Chez tous les Asellota, la hampe de ces antennes possède 6 articles, et de plus souvent sur l’article TIT une écaille qui

représente certainement ur exopodite rudimentaire, car ces

antennes sont les appendices originairement biramés d’un vrai somite, le premier. Chez les autres Isopodes, il n’y à jamais

d’écaille à l’article IIT et la hampe n’a que 5 articles. Or,

comme HANSEN (1903, p. 20) l’a montré, Bathynomus possède six articles à la hampe, dont le premier quoique rudimentaire, est encore mobile ; Cirolana et Conilera possèdent également cet article rudimentaire. Je l’ai retrouvé chez Sphæromides et T'yphlocirolana. I faut en conclure que tous les [Isopodes avaient primitivement six articles fonctionnels aux antennes II, appendices primitivement ambulatoires et masticatoires qui n’ont acquis que secondairement un rôle sensitif.

4. — Péréionite I avec suture épiméro-tergale encore visible.

Les coxopodites des péréiopodes ont la forme d’articles normaux seulement chez les Asellota ; ceux des péréionites I sont immobiles, mais les autres sont articulés. Chez les autres Isopodes cet article est scutiforme, et forme souvent des épimères plus ou moins fusionnées avec la carapace. Primitivement donc les coxopodites étaient articulés et leurs dérivés, les épimères, également ; mais très tôt l’épimère I à complète-

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ment fusionné avec la carapace de son péréionite chez tous les Isopodes non Asellotes, et cela sans montrer de trace du sillon articulaire. La seule exception connue (si je ne me trompe), est Plakarthrium (Sphéromien aberrant antarctique) chez lequel l’épimère I est encore articulé. Chez T'yphlocirolana j'ai trouvé un sillon articulaire encore bien visible.

5. — Epimères II à VIT bien développés et articulés avec leur somite.

Ce caractère est assez répandu parmi les Isopodes ; c’est néanmoins une disposition ancestrale. La fusion et la disparition des épimères indiquent toujours une spécialisation des types qui la présentent.

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