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Péréiopodes monomorphes, tous ambulatoires

Les péréiopodes des Isopodes ont des formes très variables, néanmoins il est certain que tous dérivent du péréiopode ambulatoire et que toutes les paires étaient primitivement semblables.

Le péréiopode ambulatoire typique (fig. 31, par exemple) se caractérise ainsi : tous les articles plus ou moins cylindriques et grêles ; carpos et propodos de même forme que le méros ; dactylos court, ne pouvant pas se rabattre complètement sur le propodos; ongle court légèrement recourbé; tiges spiniformes ou allongées, constantes et nombreuses sur les articles distaux surtout.

Même chez les formes actuelles chez lesquelles l’état primitif s’est bien conservé, s’observe une division du travail, origine des transformations ultérieures. Les péréiopodes antérieurs (généralement les péréiopodes I à IIT) sont dirigés vers l’avant, sont plus courts, plus robustes et servent à la préhension de la nourriture et à la défense ; les péréiopodes postérieurs sont dirigés vers l’arrière, sont plus longs, plus grêles et servent uniquement à la marche ou à la course.

L'effet de cette division de travail se manifeste dans beau-

coup de lignées par la naissance indépendante et orthogénétique

du péréiopode préhensile (fig. 26, par exemple), qui se caracté-

rise ainsi : articles massifs ; méros fortement échancré sur la

face postérieure ; carpos enfoncé dans le méros et très réduit ; propodos ovoïde et renflé pour pouvoir contenir l’énorme muscle rétracteur du dactylos ; dactylos très allongée pouvant se rabattre complètement sur le propodos ; ongle court ; tiges spiniformes ou allongées, constantes et nombreuses surtout sur les articles distaux, et toujours présentes, fortes, souvent de structure complexe ou portées sur des mamelons, au bord inférieur du propodos.

Cette structure préhensile n'existe souvent que chez le péréiopode I, mais souvent aussi elle intéresse les péréiopodes I à IIT. En tout cas, c’est toujours le péréiopode T qui est le plus modifié. L’animal porte toujours repliés sous la carapace les” péréiopodes nettement préhensiles.

Une modification du type préhensile est le type fixateur, qu'on trouve chez les parasites et qui est caractérisé par la forte courbure et les grandes dimensions de l’ongle. Tous les péréio-

. podes peuvent devenir fixateurs chez les parasites permanents.

Les péréiopodes natatoires diffèrent des ambulatoires par l’aplatissement des articles et par les séries de longues tiges plumeuses qui les garnissent. La transformation s’effectue dans ce cas de l’arrière vers l’avant ; souvent seuls les quatre péréiopodes postérieurs sont transformés.

Il n’y a pas lieu ici d’insister sur ce sujet, ni d'indiquer les autres types d'adaptation du péréiopode ambulatoire primitif.

C’est dans le genre Cirolana qu’on rencontre les péréiopodes

. ambulatoires les plus monomorphes.

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