‹ Cirrhoses syphilitiques Simulant les Cirrhoses AlcooliquesChapitre 13 sur 25 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

La rate est dure, irrégulière, énorme.

On pense alors à une cirrhose syphililique du foie, parce qu'il n'y a pas d’antécédents éthyliques, que l'aspect du foie est irrégulier et que l'hypertrophie sphénique est plus marquée que dans la cirrhose habituelle. |

Une autre ponclion permet de retirer, un mois après la précédente, douze litres de liquide séreux.

La malade meurt emportée par la cachexie.

L'autopsie montre une périhépalite intense, un foie ficelé

el une rale volumineuse 750 grammes.

L'évolulion a élé ici rapide; la mort est survenue deux ans après le début de l'affection. Outre les symptômes cliniques sur lesquels on s'est basé pour diagnostiquer la cirrhose syphililique, on a retenu le fait de la mise au monde, vingl ans auparavant, d’un enfant

mort-né macéré.

OBSERVATION XIV (résumée)

{Caussane er Miceir. Soc. méd. hôp. 1905]

Homme âgé de 32 ans. Pas d’antécédents héréditaires. Comme antécédents personnels, on note une typhoïde à 19 ans, une tuberculose pulmonaire discrèle, guérie au moment où le malade mourut.

Ethylisme indéniable. Quelques accès de paludisme, troubles digestifs fréquents, amaïigrissement marqué, hypertro-

phie considérable de la rate, foie gros.

PT pes

Ascite, réseau veineux, œdèmes, hydrothorax avec poussées d'ictère cholurique.

Etat anémique du malade, fièvre passagère disparaïissant avec l'iclère.

Le trailement mercuriel pratiqué pendant six mois na donné aucun résultat.

La mort survient par iclère grave.

On avait diagnostiqué cirrhose biveineuse d'origine inconnue.

L'aulopsie montra un foie enfermé dans une gaine de lissu fibreux des feuillets du périloine. La capsule de Glisson épaissie entourait l'organe hypertrophié. Ce dernier était à sa surface sillonné d'incisures à disposilion éloilée, isolant de pelits nodules de consistance presque carlilagineuse qui n'élaient autres que des gommes. Rate énorme, alleinte de cirrhose.

Aux poumons quelques tubercules sclérosés traduisant une ancienne lésion cicatrisée. A l'examen microscopique endo et

périartérile.

Le volume de la rate avait bien fait penser dans ces cas à une origine probablement syphililique, mais l'échec du traitement avait augmenté les doutes. EL combien d'autres facleurs avaient pu être susceplibles à un moment donné d'engendrer ici les lésions cirrhotiques ; l'alcoolisme, le paludisme, la tuberculose: ne devaient point y êlre élrangers puisqu'ils se trouvaient tous réunis sur un même individu. Quelle part avait pris chacun d’eux ? L'aulopsie mit à découvert les nodosités gommeuses et cependant la syphilis ne figurait pas dans les

antécédents du malade.

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