INTRODUCTION
Depuis de nombreuses années la question des cirrhoses hépatiques veineuses a été très discutée, elle a fourni matière à d’inléressantes recherches.
L'alcoolisme considéré d’une façon générale au début comme le primum movens de ces allérations organiques. du foie, voit dans une période de cinquante années son rôle déchoir peu à peu. Dès 1840, BEcQUuEREL avait montré que conséculivement à une lésion cardiaque pouvait succéder une cirrhose hépatique. Puis Frericus signala le rôle de la syphilis et de l’impaludisme. LaNCEREAUXx en 1869 se basant sur l'étiologie établit une classification dans laquelle l'alcoolisme, la syphilis el limpaludisme sont considérés comme les trois grands facteurs. des lésions de cirrhose hépatique. Cette classification séduisante au premier abord, ne nous semble pas toujours correspondre à la réalité des faits. Nous tâcherons de montrer par les observations que nous avons pu recueillir, et en nous limilant à l'examen des ressemblances cliniques qui peuvent exister entre les cirrhoses sy-
phililiques et les cirrhoses alcooliques, combien les ana-
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logies peuventélre frappantes, el dès lors les erreurs faciles à commettre. Vu la multiplicité de ces formes de syphilis hépatique, le diagnostic devient souvent délicat. Quelques aulopsies serviront de base à notre discussion.
Le vaste cadre des cirrhoses alcooliques à vu restreindre encore ses limites. M. Jousser a montré le rôle important que jouait le bacille de Koch dans ces cirrhoses diles alcooliques. Le tréponème ne pourrait-il pas commettre sur le foie des méfails analogues à ceux de l'alcool ? Sur le foie de l'enfant, sur le foie de l'adulte il exerce par sa présence ou par l’aclion de ses loxines des lésions lrop connues qui ne feront pas l'objet de notre élude. Nous n’aurons en vue que les cirrhoses syphililtiques qui simulent cliniquement les cirrhoses alcooliques, ces formes d'emprunt derrière lesquelles le spirochète se cache quelquefois pour exercer ses ravages en toute sûreté.
Notre maïlre M. le Professeur DEBovE, dont nous rapportons le sujel d'une de ses cliniques, a loujours insisté dans son enseignemeut médical sur le rôle considérable que joue le tréponème dans les diverses maladies organiques. EL M. CasraiGné ne formulait-il pas dans une récente communicalion la conclusion suivante : « Rappelez-vous aussi combien de fois la syphilis méconnue ou non, est à l’origine d'affections qui ne devaient pas autrefois devoir lui étre rapportées ».
Il s’agit de ne la point méconnaître en effet, et d'em-
ployer pour la rechercher lous les moyens mis à notre
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disposition par la elinique el le laboratoire.
Avant d'aborder l'étude de notre sujet, nous remplirons notre premier devoir en acquillant sous une forme modeste quelques dettes de reconnaissance.
Que M. le professeur Derove, qui fut notre maitre pendant une année et qui nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de cette thèse, veuille bien recevoir ici l'expression de notre respectueuse gralilude et de nos sincères remerciements. |
Que M. le professeur agrégé CasralGNe, qui nous a donné l’idée première de celte Lhèse el nous a guidé de ses conseils éclairés, reçoive le témoignage de notre ke connaissance el de notre respectueux atlachement pour la bienveillance el la sympathie qu'il nous a loujours témoignées. |
Que M. le docteur BerGeroN, qui nous a dirigé dans nos recherches, reçoive l'expression de notre profonde reconnaissance pour le bienveiltant accueil qu'il nous a réservé.
À M. le professeur Lerurre qui a eu l'extrême obligeance de mettre les salles de son service à notre dispo-
sillon, nous adressons nos plus vifs remerciements.