VI PRÉFACE DU TRADUCTEUR
qu'à l'ouest, du côté du grand Océan, les cours d'eau venant de la cordillère des Andes sont peu importants pour la navigation et le commerce, ou traversent Ôê§ pftys déserts -, Aètihêà de toute ressource pour le commerce et l'industrie. Cette particularité a déjà attiré l'attention de plusieurs savants, et dans un mémoire imprimé en 1845, M. Félix Frias , consul de la république bolivienne au Chili , a démontré tous les avantages qui résulteraient pour les républiques de Colombie, du Pérou, de rÉquateur, de la Bolivie et du Chili, de l'abandon de la voie de l'océan Pacifique, pouf ouvrir line voie de communication avec l'océan Atlantique i k travers les pays du Rie de la Platâ* Tous les savants qui ont écrit sur l'émigratieh » n'ont pu s'etnpéchér de reconnaître dans fees pays un immense champ ouvert k l'exubérance dtfs populations européen nés, et incomparable sous le rapport du climat et de la fertilitéi Dès 1808, les Anglais avaiént déjà pttfté leurs vues sur ces contrées : là guérre tiivilê qui leê a désolées* et dans laquelle nous avons pris tint* part si active i leur a donné une nouvelle célébrité. Mais tous les auteurs qui ont écrit sûr la quèsttdh de la Plata ou sur l'histoire des républiques hisptno-
I PHÊPAOB BU T*ADUÔTÈU*. Vl
, mirimneêi ont peu ou pOlht pârlé de l'Mstôird de leur civilisation ; et pourtant les luttes Incessantes qùi agitent les républiques Sorties dé ta viceroyauté de Buehes-À yr es , sont toutes empreintes d'une originalité dépendant deS moeurs et coulâmes des peuples qui les BâWtènt. Uri écrivain distingué, M. Sarmiedtd, Il tfàîté cC stijét avec, mérite» et son ouvragé ëêt déjà Connu efi tfrânce, où il a eu les httuneUrS d'Un écrit publié* par M; Gh* de MaÉâde, dâtts lâ Èevué dés Deux- Mondêéi le 18 novembre 1840.
« Le litre de M: Sartniëhto, dit-il , est unë de ces
» œuvre» eiceptionttelléS de la Nouvelle-Amérique , » dans lesquelles brillé quelque UriglBalltét c'est » une étude faite sur les choses" VÎVâBteâ , uttë âna-
» iy6e profonde et énergique de tous les phénô-
* mènes de la société àntérleaifJd, ét pafticutièrë-
i ment de là société àrgettttoe. îtëns eêttê fêdvré,
* le brillant du style ne nuit en fiën à lâ vigueur dé
» la pensée. Cette littérature aura sdri ]6ur quand
* Oh résoudra définitivement tÔUâ lés problèmes » discutés par M. Sàrmientd', poUf le moment, il k faut Chercher dàns ttriiîisatiàrl ét barbarie moins
^ la valeur littéraire que les idées et les faits dont la