LE GÉNÉRAL QUIROGA
Au* habitant* âet pfevineet intétituttt di l<i république argentine.
Mes compatriotes, aucune résolutioa n'est plus puissante que l'invocation de la patrie annonçant à ses enfants l'occasion de dompter l'orgueil des oppresseurs des peuples. J'avais pris la résolution de ne plus reparaître comme homme public , mate mes principes ont fait évanouir ces projets. Me voilà déjà en campagne pour contribuer k faire disparaître ces êtres funestes qui ont impudemment rompu les liens qui existaient entre le peuple et les lois.
Les provinces du littoral, après avoir longtemps souffert des humiliations très-marquées à la recherche de la paix, et après avoir perdu toute espérance d'une réconciliation fraternelle et bienveillante qui consultât la libre existence de tous, ont mis leurs ressources en action pour conserver leur liberté et sau-
EL GENERAL QUIROGA A loi habitantes de la$ provincial inierioret de la repùblica argentin*.
Mis compatrlotas : nlnguna rcsolucion es mas poderosa que la invocacion de la pdtria, anunciando a sus hijos la ocasion de domar el orgullo de los oprcsores de los pueblos. Habia formado la décision de no volver â aparecer como nombre pûblico ; mas mis prlncipios han sofocado taies propôsitos. Me teneis ya en campaiïa para contrlbuir a que dcsaparczcan esos scres funestos , que osadamente han despedazado los. \inculos entre cl pueblo y las leyes.
Las provinces litorales, despues de un largo sufrimicnto de lmmillaciones muy marcadas en obscquio do la pas , y de haber perdido todas esperamas de una reconciliacion fraternal y benéfica que consultase la libre esistencia de todos , han puesto en
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ver les vôtres* Fidèles & l'amitié et conséquent s avec elle , ils ont juré de ne pas déposer les armes qu'ils ont prises jusqu'à ce que la patrie soit sauvée, que les peuples opprimés de la république argentine soient libres et tranquilles.
Les instants de crise qui marquent la fin de l'existence des anarchistes du 1 er décembre qui vous ont causé les maux qui vous accablent $e laissent déjà sentir d'une manière manifeste.
Des armées respectables marchent eu différentes directions pour combattre et détruire partout les anarchistes. S. E. le gouverneur de Santa-Eé, brigadier D. Estanislao Lopez, est le chef qui commande les forces combinées des gouvernements littoraux alliés dans une fédération perpétuelle, et qui sont déjà en campagne. Une division de cette armée, aux ordres du général D. Philippe Ibarra, s'interne à Santiago pour grossir les forces qui opèrent de ce côté; et S. E. M. la
action sus recursos, para guardar sus libertades, y salvar las miestras. Fieles y conséquentes à la amistad, han Jurado que las armas que han empuBado no las depondrén hasta no dejar salva la pâtria , libres y en tranquilidad los pueblos oprimido9 de la republica argentina.
Los instantes de crisis que apuntan el térraino de la existeneia de los pérftdos anarquistas del primero de diciembre, que os han sumido en los maies que os agovian, se dejan sentir ya manifestamente.
Ejércitos respetables marchan en diferentes direceiones para combatir y destruir en todos puntos â los anarquizadores. El exmo. Senor Gobernador de Santa Fe , brigadier D. Estanislao Lopez, es el jefe que manda las fuerzas combinadas de los Gobiernos litorales aliados en perpétua Fédération , y que ya estan en campana. Una division de este ejército a las ordenes del gênerai D. Felipe Ibarra , se interna â Santiago , â engrosar las fuerzas
FACINDO QL1ROGA.
gouverneur de la province de Buenos- Ayres, général D. Juan Manuel de Rosas, se trouve placé sur les confins de son territoire vers le nord avec une forte armée de réserve. Enfin, tout annonce que vous pouvez déjà vous compter au nombre des fils de la liberté.
Me voici donc en campagne, mes amis, à la tête d'une division de Farinée combinée, et aux ordres de S. E. M. le général en chef, pour vous racheter de la captivité. Je viens vous protéger et non vous • opprimer. Je viens vous faire participer des auspices qu'étendent sur vous les provinces du littoral, pour soulager vos malheurs et vous servir d'appui contre la cruauté et la perfidie de vos oppresseurs.
Je ne cherche pas à vous surprendre pour vous appeler à mon secours ; la première chose serait une tromperie, la seconde une insulte à la décision avec laquelle les provinces se sont toujours montrées pour la cause de la liberté. Cette vérité se trouve pleine-
que operan por esa parte; y el Exmo. Senor Gobernador de la provincia de Buenos-Ayres , gênerai D. Juan Manuel de Rosas , se halla situado à los confines do su territorio por el norte con un fuerte Ejército de réserva. En fin , todo anuncia que ya podeis contaros en el numéro de los Hijos de la libertad.
Estoy, pues, en campana, mis amigos, al frente de una division del ejército combinado, y â las ôrdenes del Exmo. Senor gênerai en Gefe , para redimiros del cautiverio. Marcho à protejeros y noâ oprimiros. Vengo âhaceros participes de los auspicios que os extienden las provincias litorales , para aliviar vuestras desgracias , y â serviros de apoyo contra la crueldad y perfidia de vuestros opresores.
No trato de sorprenderos nidellamaros en my ausilio; lu primero séria enganaros , lo segundo, un insulto à la décision con que constantcmente se han manifestado las provincias por la causa de la libertad. Esta verdad se encuentra plenamente comprobada
ÀPPBNDICK.
ment prouvée par le fait même d'avoir formé trois armées d'hommes purement volontaires pour soutenir les droits des peuples, sans avoir eu d'amorce qui vous excitât, ni même la moindre espérance de l'affreuse attraction du pillage; la morale a été votre guide, et vous l'avez suivi jusqu'à la réunion des deux armées qui sont aussi malheureuses que la première a été heureuse. Aussi bien que vit votre ami
Juan Facundo Qûiroga.
San-Luis, 22 mars 1831.