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PAC UN DO QCIROGA

dés par Rosas. La ville fut soumise, et Rodriguez continua à gouverner pendant près d'une année.

NOTE «. — Illustre restaurateur des lois.

Après la défaite de Lavalle en 1828, le général Viamont monta au pouvoir ; la chambre des représentants existant à la mort de Dorrego fut rétablie, et, le 6 décembre 1829, elle élut pour gouverneur D. Juan Manuel Rosas ; les femmes couronnèrent le nouveau gouverneur à sa sortie de la table des sessions, la ville fut illuminée, des bandes de musique la parcoururent, accompagnées par.le peuple exalté, et le cri universel était : — Meurent les Unitaires! Le 18 du môme mois, la chambre des représentants vota « pour récompenser le digne citoyen D. Juan Manuel Ro- » sas et ses compagnons de campagne, pour avoir étouffé » le soulèvement militaire scandaleux du 1 er décembre 1 1828, » une loi déclarant libelles infâmes et déshonorants pour les mœurs et l'honneur public toutes les publications imprimées depuis le 1 er décembre 1828, dans des termes calomnieux ou injurieux pour les personnes de rancien gouverneur Dorrego ou du colonel Rosas ou contre les gouverneurs des provinces et les patriotes respectables qui avaient servi la cause de Tordre. La même loi disait ensuite : « La chambre approuve en tout et sur tout la » conduite politique du citoyen Rosas, comme comman- » dant général de la campagne, depuis le 1 er décembre » 1828 jusqu'au 8 décembre 1829, jour où il s'est chargé » du gouvernement. Elle le déclare le restaurateur des » lois et institutions de la province de Buenos-Ayres. » On lui accordera le rang de brigadier général de cette » province, et la législature se charge de le faire reconnai- » tre dans ce caractère par toute la république. Il sera dé- » coré d'une épée et d'une médaille d'or ornée des sym-

» boles de la loi, de la justice et du courage; la médaille » sera garnie de brillants d'un côté, et aura une couronne » de lauriers et une branche d'olivier comme emblème de la » reconnaissance, avec ces paroles : Buenos-Ayres au res- » taurateur des lois ; le revers aura le buste de ciment » avec des ustensiles d'agriculture et des trophées de » guerre et portera la devise : Il cultiva son champ et dé- » fendit la patrie.

NOTE h. — Et voilà trois ans.

Le général Oribe assit son camp à la vue de Montevideo le 16 février 1843; il y resta jusqu'à la fin de 1851, époque à laquelle Urquiza délivra Montevideo et força Oribe à abandonner ses prétentions.

Note e. - Cabildo.

Les cabildos ou ayuntamientos, composés de regidores, alcades et autres officiers, étaient des assemblées populaires qui réunissaient l'exercice du gouvernement intérieur, de la police, de l'administration de la justice dans les cas ordinaires, le maniement des fonds municipaux et beaucoup d'autres facultés importantes ; de sorte que leurs attributions et prérogatives étaient vastes et même supérieures à celles des ayuntamientos de la péninsule, d'où l'on avait pris cette forme de gouvernement, avec l'idée dans le principe d'opposer une barrière à l'ambition et aux exactions des encomenderos ou seigneurs territoriaux.

On donne aussi le nom de cabildos aux lieux où se tiennent ces assemblées.

FACUNDO QUIROGA

NOTE if . — Traité del Vilar.

Le traité du Pilar a été fait et conclu le 23 février 1820 entre les gouverneurs D. Manuel de Sarratea, de la province de Buenos-Ayres, D. Estanislao Lopez, de Santa-Fé, et D. Francisco Ramirez , d'Entrerios, pour mettre fin à la guerre suscitée entre lesdites provinces, pourvoir à leur sûreté ultérieure et concentrer leurs forces et leurs ressources en un gouvernement fédéral.

NOTE e. — La Cana.

La cana est une eau-de-vie de grains très-forte que Ton vend aux gauchos dans les pulperfas.

Note g . — II arriva ce que vous savez.

Don Juan Ramon de Balcarce remplaça Rosas le 17 décembre 1832. Son incapacité et le peu d'entente du ministère le forcèrent à permettre et même à protéger un excès scandaleux de la liberté de la presse (1). 11 fut bientôt obligé de laisser le pouvoir, et le général Viamont le remplaça le U novembre 1833. Rosas avait laissé Buenos- Ayres pleine de son influence ; sa femme, qui avait appelé Quiroga, dirigeait de sourdes menées contre Balcarce qui

(l) En 1832, Rosas avait fait contre les unitaires une loi dite d'épuration et de surveillance. Dès que Balcarce fut au pouvoir, la loi d'épuration fut rapportée; une loi du 22 Juin 1833 rétablit la liberté de la presse, abolie par Rosas ; par une loi du 8 juillet, la chambre des représentants ordonna à une commission prise dans son sein de lui présenter avant le 30 septembre un projet de constitution sous la forme représentative républicaine : le parti de Rosas s'en émut et prépara la chute de Rodriguez.

ne put résister à cet orage, et qui, après avoir remis Je pouvoir à Viamont , fut obligé de s'expatrier.

NOTE il. — Las Héros y qui descendait an Chili 9

par la route d'Uspallata.

San-Martin sachant que Marcô del Pont avait dans le Chili une armée plus forte que la sienne, cherchait à la lui faire diviser ; c'est pourquoi il le fit informer par les Indiens Pehuenches qu'il passerait les Andes par le chemin du Planchon , et qu'il envoya las Heras avec une division passer par le chemin d'Uspallata, tandis qu'il passait lui* même par le Nord. Ainsi trompé par son ennemi , Marcô destina pour le Sud une partie de ses forces et facilita luimême le triomphe de Chacabuco et la liberté du Chili.

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