‹ Claire d'AlbeChapitre 14 sur 40 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

M. D'ALBE, seul.

( Il parcourt des livres de comptabilité. )

A merveille! totis les comptes sotit eu fègle. Partout un ordre, une exactitude!... grâce à sa surveillance... Si ce n'était ce qui m'entoure , et mon vieux drapeau que j'ai retrouvé, je m'apercevrais à peine d'une absence de huit mois. Qui croirait qu''une femme si jeune?., oui, mais si bonne !. . . c'est elle qui m*a consolé d'une vie entière de malheurs. Enfant , j'avais perdu ma famille et mon patrimoine... soldat, j'avais vu périr gloire , armée, espérance ! . . . Forcé , à quarante ans , de laisser la lépée pour devenir commerçant, manufacturier, que de peines! que d'alternatives avant le succès !

AïK : du jratiivjjui tout.

Mais l'avenir s'offre enfin sans nuages; J'arrive au port , dans mes foyers je voi Une fortune à fabri des orages , Et pour en jouir avec moi ,

( uS ) J'ai là quelqu'un , ce qui vaut mieux , je croi. Comme î'amour, si prompt à nous séduire, Quaud ou est seul Ja fortune souvent A nos vœux ne saurait suffire :

On Ja double en la partageant.

Oui , de tout ce qui m'a été cher au monde, il ne me reste plus qu'elle, elle seule!

SCENK II.

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