‹ Claire d'AlbeChapitre 33 sur 40 · PIN HV DEUXIEME ACTE · texte numérisé non relu

PIN HV DEUXIEME ACTE

(») Marguerite , Ciaue, madame Lajaunay , ■^I. d'All)e , Lajaunay , Alfred.

Le Théâtre représente un boudoir ouvrant , dans le fond , sur un salon, éclairé et disposé pour une soirée. — A gauche, une porte qui va chez Claire j à droite, l'appartement et les bureaux de M. d'Albe.

SCÈXE PREMIÈIU:.

CLAIRE, et ensuit MARGUERITE.

CLAIRE j elle entre , regarde autour d'elle , et tombe dans un fauteuil.

Personnel personne!... Enfin je puis respirer! Quel snpplice !. .. Ils sont tous là, empressés autour de moi... ils s'étonnent de mon trouble , de ma pâleur. . . Il faut leur parler , leur sourire. . . Et lui , M. d'Âlbe, il se taisait, il fuyait mes regards.. . Ah! s'il devait contre Alfred !... ( Elle se lève. ) Alfred ! le malheureux !

Air de Renaud.

Ah ! qu'il parte , que loin de moi Il cherche une chaîne nouvelle !

Il y songeait , il trahissait sa toi , Dans quel moment! ... Alfred, ah ! l'inùdèle! Mais quand je vois se biiser mes liens , Tst-ce donc la ce que je devais craindre ••* iJ'un faux serment a-t-on droit de se plaindre Lorsque l'on a trahi les siens ?

( Marguerite entre par la ^'auc/ie. ) Ah! Marguerite, oii est- il?

MARGUfiRlTE.

Qui donc , Madame ?

Claire. Q

CLAIRE

M. d'Albe. . . luou iii.iri.

MARGUERITE

Il sort à l'instant ayec M. Lajaimay.

CLAIRE

Il sort!... à celte heure!... et pourquoi?... Ah ! je tremblais de îc voir, et je ne puis supporter son absence j je devrais le fuir... Non, non, jamais! ( A Marguerite qui s'est approchée, ) Que faites-TOUs là ?

MARGUERITE , hésitant.

Pardon! c'est que je venais parler à Madame, puisqu'elle est seule. . . Voici le papier de tantôt que je devais remettre à M. Alfred.

CLAIRE , vivement.

Tais-toi!

MARGUERITE

Je ne veux pas le gartler plus long-temps; il m'a fait trop de mal)

CLAIRE

Comment ?

MARGUERITE

Moûsieur, avant de sortir, me fa demande' avec une violence. . .

CLAIRE, l'obseruantavec inquiétude.

Il te l'a demandé?. . .

MARGUERITE

Moi, j*ai dit que je ne Pavais plus, parce que j'ai bien vu qu'il y avait un secret. • .

CIiAIRE.

Un secret !

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