‹ Claire, ou La préférence d'une mère, drame en trois actes, en proseChapitre 25 sur 54 · CLAIRE, GERMAIN, JULIENNE · texte numérisé non relu

CLAIRE, GERMAIN, JULIENNE

claire. Germain , mon ami, va faire approcher les voitures du péristyle, et toi, Julienne, préviens mon oncle que nous sommes prêtes.

Germain sort par le fond.

julienne. Tu iras donc à Auteuil, toi aussi ?

Claiue. Sans doute, je viens de m'habiller pour cela... {Souriant.) Tu ne vois pas? j'ai mis une de mes robes de fête.

julienne. C'est que tu me parais bien souffrante aujourd'hui.

claire. Gui, c'est vrai, mais j'y suis habituée.

julienne, émue. Toi , que j'ai vue si gaie, si enjouée, quand j 'étais chargée seule de ton bonheur.

Claire. Ma bonne Julienne...

julienne, plus émue. Ah! je voudrais qu'on t'eût laissée toujours près de moi, dans mon village ; tu n'aurais été qu'une pauvre paysanne, mais qu'importe?.... tu aurais été heureuse, et le bonheur vaut mieux que la fortune et qu'une éducation brillante.

claire. Va, Julienne, je sens que je n'ai pas long-temps à souffrir.

julienne. Oh! ne me dis pas cela, ma fille ; du courage, ma bonne Claire... tout n'estpas désespéré: si c'est ton mariage avec M. d'Herbin qui t'afflige, eh bien! il peut n'avoir pas lieu, il n'est pas fait encore... ton extrait de naissance,' il n'est pas facile

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