I LARISSE
Pour rien... J'étais mal lunée !
cin;:iiov l'embrassant.
Tu as rudemenl bien l'ail !
i LARISSE
Et puis De&rosierSj qui m'a forcée à accepler ça, ii<-ns.. en souvenir de mon pi I à - 1 > a s . . . (/:'///• lui montre la bonbonnière,}
CRRRON
Mazette !
Il vil même revenir loui à l'heure,
CLARISSE AHBOIS 151
une petite pince qu'on avait oubliée... Celuilà, écoute ! Si tu ne le trouves pas charmant homme !...
CHÉRON
Je l'aime beaucoup, Desrosiers!
Clarisse, lui /kissiuU la main sous le menf on.
Tu n'en es pas jaloux, parbleu!... Et puis des impresarii, Bergmeyer, Foullmann ! Ils m'embêtent tous pour que je parte en Amérique...
GHÉRON
Attends que je sois tombé du ministère!
irais en même temps?
GHÉRON
dois étudier 1rs trusts.
CLARISSE, /-(/rie.
OIi!... (Elle tembrasse.) J'ai vu Léoniej ensuite...
chéron, fronçant légèrement 1rs sourcils. Al.!...
CLARJ88R
Tu en es encore Là ! Tu crains les in- Quences!... Comme si plutôt ce n'étail moi, hein, qui ai toujours toul à craindre!
CHÉRON
De qui ?
CLABIS8G
Mais de toi! Des femmes que tu ronl conta
CHÉRON
Oui ça .' Les femmes du monde? Les .unies de ma tante?... « Moi, j'aime bien Turnei « Moi, je comprends Nietzsche! »
Ah ! Je sais bien ! Tu dis toujours qu'elles te crispent!
CHÉRON
Mais pas même ! Au contraire, vois-tu ! J'ai toujours envie de leur dire obligeamment : « Ne prenez pas tant de peine, allez ! Je le sais, que vous comprenez Nietzsche ! »
clahisse, nerveuse.
Tu ris ! Mais c'est vrai tout de même ! Je ne sais rien de ta vie, moi, rien !
chéron, étonné.
Qu'est-ce qui te passe ?
Ali! Si ça devait être, vois-tu !
<:iii:iin\
Quoi ?
i:/i CLARISSE uir.ms
< l IRISSB
Si jamais je croyais que tu as pu penser, rie fût-ce qu'une seconde, à te séparer uV moi, ;i lin- quitter...
CHÉRON, si, il riant.
Moi!
Ohl j<' ne plaisante pas! En ce cas-là} écoute, je ne voudrais môme plus !•■ rev» Je lilt-rais. en A i n •'■ ri <j m* . n'importe où, comme ça toul de suite, toul d'un coup, e
explications !
> HÉRON Non!
i l. MUSSE
Ah ! Pardi, lu ne peux pas prendre i sérieux, toi ! Tu me vois toujoui
jo\ euse '. Mais lu ne me connais p
CLARISSE AlWiHlS 1 .">.",
plc-tement, vois-tu ! J'ai aussi mes heures nerveuses, moi, et mes idées qui me tourmentent !
ciiéron Lesquelles, mon pauvre gros?
Ah ! Laissons tout ça, va ! Je ne veux pas te raser... Seulement, je ne te dis qu'une ii', Si je m'y mettais, je sens que je ne s pas folle à moitié !
CIIÉRON
bien ! C'est entendu ! Mais ma censée est pure, va ! Je ne crains rien... Raconte plutôt ! Qui as-tu vu encore ?
Ma cousine llédouin!
héron, du ton d'un homme qui avait vu
(juste.
156 CLARISSK ARB01S
CLARISSE, riant.
Ali! toi, tu as le flair!... On m'a présenti le fiancé, aussi. Ce n'est pas vrai, hein, que tu no vas pas le nommer?
UIKRON
Mais ('coûte un peu! Il esl si gaffeur!
(!;i prouve <juc <-Ysf un brave garçon.., 9
si tu ne 1«- nommes pas. tu sais, je me
rlilrx
UIKRON
Ça sera à {'Officiel après-demain toutefois, naturellement, je suis ministro!
Comment ! Ça n'est «leur pas sûr?
(IIKRoN
Pas encore !
Clarisse, se croisant les bras.
Mais alors, qu'est-ce que tu fais ici ?
CIIÉRON
Comment?
Mais oui ! Tu ne t'en occupes pas ! Tu ne bouges pas ! Tu ne te remues pas !
CIIÉRON
lis je cours depuis ce matin !
tu as fait tout ce qui t'était possible?
CIIÉRON
! Oui! par exemple!,.. Si tu savais même l'état où je suis !
Fatigué ?
1 CIIKRON
1D8 CLARISSE LRBOtS
Pauvre loup ! Mais tu devrais prendra quelque chose !
CHERON
Peut-être bien. hein?... Quelque chose de chaud...
Clarisse, sonnant.
Y a-t-il du hou sens, mon Dieu.
mettre dans des états pareils!... (An parait.) Amélie, monsieur Chéron, voudrait une hoisson chaude...
chéron, après avoir réfléchi, à Amélie.
VOUS n'avez pas de ! eau de Sel!
AMÉLIE
Si. monsieur.
CLARISH
Un soda ?
CHÉRON
J'aime mieux ça, au fait! Ponnez-moi un
soda et du vin blanc. [Amélie sort.)
Raconte ta journée. Qu'est-ce que tu as fait ?
I CHÉRON
peine habillé, j'ai trouvé mon courrier à ïr, — une quarantaine de lettres! Je n'ai le pas eu le temps de lire les journaux!
.1 ai couru chez Liéville. Il m'a dit que Misand ne voulait plus marcher avec nous!
'est comme moi