‹ Clarisse Arbois; comédie en trois actesChapitre 48 sur 72 · I LARISSE · texte numérisé non relu

I LARISSE

Pour rien... J'étais mal lunée !

cin;:iiov l'embrassant.

Tu as rudemenl bien l'ail !

i LARISSE

Et puis De&rosierSj qui m'a forcée à accepler ça, ii<-ns.. en souvenir de mon pi I à - 1 > a s . . . (/:'///• lui montre la bonbonnière,}

CRRRON

Mazette !

Il vil même revenir loui à l'heure,

CLARISSE AHBOIS 151

une petite pince qu'on avait oubliée... Celuilà, écoute ! Si tu ne le trouves pas charmant homme !...

CHÉRON

Je l'aime beaucoup, Desrosiers!

Clarisse, lui /kissiuU la main sous le menf on.

Tu n'en es pas jaloux, parbleu!... Et puis des impresarii, Bergmeyer, Foullmann ! Ils m'embêtent tous pour que je parte en Amérique...

GHÉRON

Attends que je sois tombé du ministère!

irais en même temps?

GHÉRON

dois étudier 1rs trusts.

CLARISSE, /-(/rie.

OIi!... (Elle tembrasse.) J'ai vu Léoniej ensuite...

chéron, fronçant légèrement 1rs sourcils. Al.!...

CLARJ88R

Tu en es encore Là ! Tu crains les in- Quences!... Comme si plutôt ce n'étail moi, hein, qui ai toujours toul à craindre!

CHÉRON

De qui ?

CLABIS8G

Mais de toi! Des femmes que tu ronl conta

CHÉRON

Oui ça .' Les femmes du monde? Les .unies de ma tante?... « Moi, j'aime bien Turnei « Moi, je comprends Nietzsche! »

Ah ! Je sais bien ! Tu dis toujours qu'elles te crispent!

CHÉRON

Mais pas même ! Au contraire, vois-tu ! J'ai toujours envie de leur dire obligeamment : « Ne prenez pas tant de peine, allez ! Je le sais, que vous comprenez Nietzsche ! »

clahisse, nerveuse.

Tu ris ! Mais c'est vrai tout de même ! Je ne sais rien de ta vie, moi, rien !

chéron, étonné.

Qu'est-ce qui te passe ?

Ali! Si ça devait être, vois-tu !

<:iii:iin\

Quoi ?

i:/i CLARISSE uir.ms

< l IRISSB

Si jamais je croyais que tu as pu penser, rie fût-ce qu'une seconde, à te séparer uV moi, ;i lin- quitter...

CHÉRON, si, il riant.

Moi!

Ohl j<' ne plaisante pas! En ce cas-là} écoute, je ne voudrais môme plus !•■ rev» Je lilt-rais. en A i n •'■ ri <j m* . n'importe où, comme ça toul de suite, toul d'un coup, e

explications !

> HÉRON Non!

i l. MUSSE

Ah ! Pardi, lu ne peux pas prendre i sérieux, toi ! Tu me vois toujoui

jo\ euse '. Mais lu ne me connais p

CLARISSE AlWiHlS 1 .">.",

plc-tement, vois-tu ! J'ai aussi mes heures nerveuses, moi, et mes idées qui me tourmentent !

ciiéron Lesquelles, mon pauvre gros?

Ah ! Laissons tout ça, va ! Je ne veux pas te raser... Seulement, je ne te dis qu'une ii', Si je m'y mettais, je sens que je ne s pas folle à moitié !

CIIÉRON

bien ! C'est entendu ! Mais ma censée est pure, va ! Je ne crains rien... Raconte plutôt ! Qui as-tu vu encore ?

Ma cousine llédouin!

héron, du ton d'un homme qui avait vu

(juste.

156 CLARISSK ARB01S

CLARISSE, riant.

Ali! toi, tu as le flair!... On m'a présenti le fiancé, aussi. Ce n'est pas vrai, hein, que tu no vas pas le nommer?

UIKRON

Mais ('coûte un peu! Il esl si gaffeur!

(!;i prouve <juc <-Ysf un brave garçon.., 9

si tu ne 1«- nommes pas. tu sais, je me

rlilrx

UIKRON

Ça sera à {'Officiel après-demain toutefois, naturellement, je suis ministro!

Comment ! Ça n'est «leur pas sûr?

(IIKRoN

Pas encore !

Clarisse, se croisant les bras.

Mais alors, qu'est-ce que tu fais ici ?

CIIÉRON

Comment?

Mais oui ! Tu ne t'en occupes pas ! Tu ne bouges pas ! Tu ne te remues pas !

CIIÉRON

lis je cours depuis ce matin !

tu as fait tout ce qui t'était possible?

CIIÉRON

! Oui! par exemple!,.. Si tu savais même l'état où je suis !

Fatigué ?

1 CIIKRON

1D8 CLARISSE LRBOtS

Pauvre loup ! Mais tu devrais prendra quelque chose !

CHERON

Peut-être bien. hein?... Quelque chose de chaud...

Clarisse, sonnant.

Y a-t-il du hou sens, mon Dieu.

mettre dans des états pareils!... (An parait.) Amélie, monsieur Chéron, voudrait une hoisson chaude...

chéron, après avoir réfléchi, à Amélie.

VOUS n'avez pas de ! eau de Sel!

AMÉLIE

Si. monsieur.

CLARISH

Un soda ?

CHÉRON

J'aime mieux ça, au fait! Ponnez-moi un

soda et du vin blanc. [Amélie sort.)

Raconte ta journée. Qu'est-ce que tu as fait ?

I CHÉRON

peine habillé, j'ai trouvé mon courrier à ïr, — une quarantaine de lettres! Je n'ai le pas eu le temps de lire les journaux!

.1 ai couru chez Liéville. Il m'a dit que Misand ne voulait plus marcher avec nous!

'est comme moi

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