‹ Clarisse HarloveChapitre 34 sur 127 · M. JAMES HAHLOVE , A MISS CLARISSE · texte numérisé non relu

M. JAMES HAHLOVE , A MISS CLARISSE

o La belle imagination ! d’écrire à M. Solmes pour lui persuadeede renoncer à ses prétentions sur vous. De toutes les jolies idées romanesques qui vous sont passées par la tête, c’est assurément une des

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plus extraordinaires. Mais pour ne rien dire de ce qui nous a tous remplis d'indignation contre vous (j’entends l’aveu que vous faites de votre prévention en faveur d’un infâme, et votre impertinence sur mon compte et sur celui do vos oncles, dont l’un, mon enfant, vous a poussé une botte assez vive) , comment pouvez-vous attribuer à M. Solmes le traitement qui vous arrache des plaintes si amères? Vous savez fort bien, petite folle que vous êtes, que c’est votre passion pour Lovelacequi vous attire toutes vos peines, et qu’il n’aurait pas fallu vous y attendre moins, quand M. Solmes ne vous aurait pas fait l’honneur do ppnser à vous.

» Comme vous ne pouvez nier cette vérité, considérez, jolie petite causeuse (si votre cœur malado vous permet de considérer quelque chose), quolle bc'Ie apparence vos p'ainles et vos accusations ont à nos yeux. Do quel droit, s'il vous plaît, demandez-vous à M. Solmes le rétablissement do co que vous nommez votre ancien bonheur (bonheur do nom; car si vous aviez cette idée de notre amitié, vous souhaiteriez qu’elle vous fût rendue), lorsque ce rétablissement dépend de vous ? Ainsi, miss l’éveillée, retranchez les figures pathétiques, si vous n'avez pas l’habileté de les place r mieux. Prenez pour principe, que, soit que vous ayez M. Solmes ou non, vous n'aurez jamais les délices de votre ccnur, ce vil libertin .de Lovolace, si voire père et votre mère, vos oncles et moi nous pouvons l'empêcher. Non, ange tombé, vous ne nous donnerez point un fils, un neveu, et un frère de cette espèce, eu vous donnant à vous-méme un si infâme débauché pour mari. Ainsi faites taire là-dessus votre co'ur, et n’y tournez plus vos pensées, si vous vous proposez d'obtenir jamais le pardon cl les bonnes grâces de votre famille, surtout de celui qui no cesse point encore de se dire votre frère,

a James IIarlove. »

« P. S. Je connais la ruse de vos lettres. Si vous m’envoyez une réponse à celle-ci, je vous la renverrui sans l’ouvrir, parce que je ne veux poiqt disputer sur dos [Maints si clairs. Une fois pour toutes, j’ai vonlu vous redresser sur M. Solmes, que je crois fort blâmable de penser à vous. »

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