MONSEIGNEUR
Nul écrivain ami des mœurs n^a surpassé ce tableau de la vertu aux prises avec le vice y cette histoire de la société et du cœur humain dans les évènemens vrais ou feints d'une seule famille. Quoique la scène et les personnages soient placés dans la vie com^mune , la nature et le cœur y sont au fond les mimes qu'auprès du trône y et les Princes ne sont vraiment heureux que par les mimes sentimens qui font le bonheur de riiomme de toutes les classes , par ceux qui cjit leur source etleur objet dans nos devoirs. Mon travail , pour rendre cette copie fr ançoise moins imparfaite y plus entière et plus
ressemblante à V original ^ n^ eût jamais pu ,' Monseigneur , en faire un hommage digne de vous être offert. Mais V auteur immortel de ce beau Code de morale mise en action y peut espérer , quoique né sous un ciel étranger , d^ ajouter à sa gloire le suffrage honorable et public dhin Prince , qui accueille le génie de toute nation , des qu^il sert la vertu ^ et qui a placé de bonne heure ses plus chères jouissances dan' celle de Vame et dans V amour et la pratique de ses devoirs.
Je suis avec un très-profond respect j