CONCLUSIONS
[. — Les fractures du calcanéum, sans constituer une rareté physiologique, sont cependant assez rares pour que beaucoup d'entre nous arrivent au terme de leurs études sans avoir jamais élé, dans les divers services qu'ils ont fréquentés, les témoins d’un seul cas:On peut juger d’ailleurs de cette rareté par les chiffres qui ont été publiés : M. Polaillon, dans une statistique portant sur l’année 1863, ne relève que 2? cas sur un total de 1.529 fractures traitées cette année-là dans les hôpitaux de Paris. Les registres du service de radiographie des hôpitaux de Montpellier n’en signalent que 7 cas en plus de 12 ans. Certes, bien des cas ont pu être méconnus malgré un examen clinique approfondi, car la région tibio-tarsienne est, de toutes les parties du squelette, lune de celles qui offrent le plus de ressemblance au point de vue symptomatologique dans les divers traumaltismes qui peuvent Paffecter. Aujourd’hui, la radiographie nous permet, en quelque sorte, lautopsie des
différents os du tarse chez le vivant.
IT. — On se demande comment un aussi petit os peut
Le … le Es Beteur sé cette
diversité tient au mécanisme. ARR A Les attitudes en flexion, en extension, combinées avec. des mouvements | latéraux d’abduction, d’adduction ou
‘4 ri déterminent les différentes formes de fractures. > HSE Don Fe ee a toabon de Malgaigne, Destot
dans la Société chirurgicale de Lyon, 1903, donne un
essai de classification basée sur le niveau transversal de
la lésion et sur son degré. L’afinée suivante, ‘ Morel fait.
paraître sur les variétés anatomo-cliniques des fractures calcanéennes une excellente thèse où il donne pour la première fois une classification rationnelle de ces fractures et une très bonne description.
Quelques années plus tard, Binet et Trenel divisent les fractures du calcanéum en trois grands groupes, subdivisés eux-mêmes en catégories. Depuis, la radiographie révélant des formes anatomiques, autrefois inconnues ou confondues, a prouvé que ces classifications
n'étaient pas suffisamment extensives et rendaient diffi- :
: — 62 — ciles lattribution d’une place à certains cas. La classification de MM. Soubeyran et Rives, basée sur l’architecture de l’os d’unepart, sur le mécanisme de l’action traumatique d'autre part, nous permet de classer avec certitude les nombreuses variétés de fractures du calcanéum.