‹ Classification des images kystiques du poumonChapitre 14 sur 54 · LE NE · texte numérisé non relu

LE NE

risant, que toute tentative de reconstituer la marche du ae cessus paraît devoir rester vaine ».

Pour déclencher ces troubles du développement, faut-il invoquer une cause génétique ou le rôle d’une infection comme la syphilis congénitale ? |

Au fond pet importe. L'essentiel est de considérer les kystes véritables comme des affections congénitales dans la majorité des cas. Les arguments radio-cliniques en faveur de la nature congénitale seront donc déjà assez évocateurs des kystes vrais.

Existe-t-il des kystes acquis.

Non, répondront la majorité des anatomistes, et DELARUE en particulier qui limite même la définition du kyste vrai au seul cas de dysembryoplasie.

Que doit-on penser alors des cavités d’abcès secondairement épithélialisées au point de prendre tous les caractères de kystes, en particulier cette paroi interne lisse, brillante, nacrée, où apparaissent en relief de vrais piliers ? Rappelons qu'on admet dans ce cas qu’une poussée épithéliale partie de la bronche de drainage s’avance progressivement en tache d’huile pour venir revêtir la paroi de l’abcès.

— Monsieur PRUVOST tend à faire rentrer cette réalité dans le cadre des kystes vrais du poumon, puisqu'ils en ont tous les caractères radio-cliniques et ne diffèrent que par leur origine des kystes congénitaux.

L'école lyonnaise, au contraire, prétend qu’à la différence des dilatations des bronches, les vrais kystes du poumon sont tous congénitaux. SANTY, BÉRARD, GALY et J. DUMAREST vont jusqu’à énoncer les signes qui permettront de différencier les abcès épithélialisés et les kystes congénitaux suppurés. Nous aurons l’occasion d’y revenir et d’insister sur un argument de valeur en faveur de l’abcès, la constatation au moment de la

pneumotomie, d'une escarre pulmonaire dans la cavité,

FoAUE

__ En réalité, pour séduisante que soit la théorie qui distingue les kystes congénitaux des abcès épithélialisés, il faut reconnaître que dans l’état actuel de nos connaissances, la distinction clinique et même anatomique n’en est guère facile.

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