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suite de l’existence « d’une respiration collatérale » qui ferait communiquer entre elles les alvéoles d’un même lobe.
Le professeur Léon BINET et KAPLAN, en 1941, fixent dans la bronche souche de poumons isolés et perfusés, une canule contenant un dispositif de soupape expiratoire : ils obtiennent une hyper-distension pulmonaire avec formation de bulles périphériques par rupture de cloisons.
La soupape expiratoire n’est pas le seul mécanisme invoqué dans la formation des bulles d'emphysème obstructif. En plus du facteur mécanique, le retentissement sur la muqueuse bron-
chique ou la péri-bronche serait capable de déclencher des .
réactions vaso-motrices responsables de l’atrophie du parenchyme et de la formation de la bulle. C’est ainsi qu’on rejoint :
— Ja théorie fonctionnelle de BEZANÇON et DELARUE (1935) qui reproduisent l’'emphysème scléro-atrophique (pneumonie réticulée atrophique) par des actions à distance portant sur la muqueuse bronchique;
— Ja théorie neuro-végétative de DROUET et FAIVRE (1944) qui insistent sur le rôle de l’irritation neuro-végétative produite par l’obstruction. C’est elle qui commanderait non seulement des modifications bronchiques sous forme de spasmes expiratoires et d’altérations du système élastique, mais encore des modifications vasculaires dont le retentissement se fait sentir sur le système élastique broncho-pulmonaire.
— Messieurs PRUVOST, HAUTEFEUILLE et DEPIERRE pensent également qu’une sténose peut se compliquer de condensation rétractile chronique dont les remaniements peuvent aboutir à l’'emphysème bulleux. Il en serait donc pour certains emphysèmes obstructifs comme pour certaines bronchiectasies par corps étrangers dont ils relatent une très belle observation...
Symptômes.
Cliniquement, il importe de préciser qu’il s’agit bien d’un emphysème obstructif.
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— Dans certains cas, le diagnostic est certain. Dans un poumon antérieurement normal, on voit apparaître un groupe de bulles dans un territoire circonscrit de topographie bron-
chique; il peut s'accompagner d’emphysème diffus ou lobaire .
avec balancement médiastinal de Holzknecht-Jacobson.
De plus, l'obstacle peut être mis en évidence par l'examen radiologique s’il est opaque, par le lipiodol montrant l’amputation ou dessinant les contours de l’obstacle par la bronchoscopie pour la sténose des grosses bronches.
Enfin, la transformation de ces images bulleuses en condensation rétractile vient fournir la certitude en avertissant
que l’obstruction partielle qui permettait l’entrée de l’air mais .
non sa sortie, s’est transformée en obstruction complète.
Ces caractères topographiques, la preuve de l’obstruction, l'association à la condensation rétractile se rencontrent dans un cas d’épistome rapporté par Messieurs Julien MARIE, LAMY et GERBAUX, et dans plusieurs cas de cancer rapportés par Messieurs PRUVOST, GUICHARD, PLAUCHU, BÉRARD et ROCHE.
— Dans d’autres cas, le diagnostic est plus délicat.
Sans doute, les caractères de l’'emphysème bulleux sont évocateurs mais en raison du petit calibre de la bronche, la sténose ne peut être contrôlée. Telles sont plusieurs observations de Messieurs DEBRÉ et Julien MARIE, réunies dans la thèse de KAPLAN; tels sont les cas de bronchites parcellaires obstructives et de certaines pneumopathies aiguës attribuées à l’emphysème obstructif par notre maître Monsieur Julien MARIE et pour lequel notre maître Monsieur PRUVOST et MENNERAT, tout en reconnaissant que cette explication est logique, veulent souligner que la preuve n’a pas été faite.
Enfin, pour compléter les aspects cliniques de l’emphysème obstructif, il faut signaler les cas où celui-ci est le premier signe révélateur de l’obstruction, en particulier du cancer. C’est
dire encore la nécessité de rechercher par tous moyens la sténose,