‹ Classification des images kystiques du poumonChapitre 39 sur 54 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le problème de la classification.

Si nous avons réuni ici les observations cliniques et les conceptions pathogéniques publiées à propos des « bulles

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régressives », c’est pour préciser qu’il ne s’agit que d’une entité clinique.

Quant à leur signification, nous ne pensons pas qu’on puisse aujourd’hui être systématiquement le partisan d’une théorie pathogénique plutôt que d’une autre. Et nous pensons qu'il y a lieu de distinguer actuellement deux ordres de faits

A) Certains faits semblent être véritablement des abcès Soufjlés, et méritent une place dans les formes évolutives des abcès du poumon où nous les reverrons. Cette séparation nosologique convient aux cas qui groupent certains critères :

— les uns cliniques, comme la connaissance de l’abcès dont on suit l’évolution, la notion de septicémie à staphylocoques, par exemple, la constatation sur les clichés d'images nettes d’abcès à des stades divers...

— les autres anatomiques, comme ceux qu'a rencontrés GALY. Mais si l’on sait que la paroi d’une bulle infectée ressemble beaucoup à celle d’un abcès, on attachera surtout de la valeur à un signe distinctif en faveur de l'emphysème, la coexistence d’autres bulles non suppurées.

B) Les autres faits, où ces critères ne sont pas retrouvés, ne sont pas encore expliqués.

Comment classer ces faits, lorsque la confrontation anatomo-clinique est rendue impossible par le caractère spontanément curable de ces bulles ? L'étude endoscopique d’un cas, réalisée par WILLI et BRUNNER, ne nous instruit pas beaucoup...

Dans l'avenir peut-être, grâce aux publications chaque jour plus nombreuses de ces « bulles régressives », pourrons-nous en saisir la signification anatomique et nosologique.

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