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L’artérite après phlébite

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19 L’artérite féminine. k

Nous relevons 24 femmes sur un chiffre total de 150 artérites, c’est-à-dire, à peu près une femme pour cinq hommes. Ce rapport est conforme à la classique rareté de l’artérite féminine.

En tenant compte de l’âge réel, le début se fait :

— au-dessous de 50 ans... 3 fois (47, 49 et 50 ans) ;

de bldDanss... 3 TOIS ; =déep0 400 ans: 0. 3 fois ; de ORAO) ANS re 3 fois ; de00470-ans72722.. 0x 6 fois ; de rl Dans ee re 5 fois ;

de) dOUANS ex 1 fois.

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Nous ne relevons aucun cas d’artérite féminine apparaissant au-dessous de 47 ans. Ceci vérifie le caractère tout-àfait exceptionnel de l’artérite juvénile chez la femme. Le malade la plus jeune avait 47 ans. Il s’agissait d’une artérite diabétique. Les deux autres malades prêtent, -par contre, à discussion : l’une d’elle prend place, nous le verrons, parmi les artérites de type artérioscléreux, l’autre correspond à un type particulier d’artérite que nous pourrions appeler «artérite spasmodique». En définitive, aucune observation ne correspond à une artérite juvénile authentique.

La décade la plus fournie est celle de 65 à 75 ans. Elle groupe près de la moitié des cas.

Si l’on considère les facteurs étiologiques, nous avons remarqué qu'il s’agit d’artérite diabétique 13 fois, c'est-àdire dans plus de la moitié des cas, puisque nous verrons que notre série d’artérites diabétiques groupe 26 malades. Ainsi, la moitié des artérites diabétiques est-elle rencontrée chez la femme. L’artérite diabétique apparaît dès lors comme plus fréquente chez la femme que chez l’homme.

Rien ne distingue, au point de vue clinique, l’artérite féminine. Elle n’a, au demeurant, aucune individualité. Ne mérite d’être retenue que la particulière fréquence de l’artérite diabétique chez la femme.

20 Nationalité et race.

Soulignons d’abord que sur 150 cas, nous ne relevons pas un seul sujet israélite. On sait que la véritable maladie de Buerger exige l’appartenance à la race juive comme critère étiologique absolu.

Si nous voulons appliquer les impératifs catégoriques imposés par l’auteur américain lui-même, nous ne disposons dans notre série, en ne voulant envisager que le point de vue étiologique, d’aucun cas de maladie de Buerger.

Par contre, le pourcentage des étrangers est assez élevé. En réalité, il correspond pour une bonne partie au recrutement de la clientèle d’hôpital et surtout en ce qui concerne la forte proportion des sujets espagnols. Il n’en reste pas moins qu'un sur 10 de nos artéritiques est de nationalité espagnole, et surtout que, parmi eux, 2 sur 3 ont moins

de 50 ans alors que, pour l’ensemble de nos cas, la proportion est de 1 sur 3 seulement (sujets ayant moins de 50 ans, 40 sur 145).

L’artérite du jeune semble donc, à première vue, au moins deux fois plus fréquente chez les sujets de nationalité espagnole ; on est en droit de se demander si ce fait n’est pas, dans une certaine mesure, sous la dépendance d’événements auxquels ces malades ont pu participer.

Ajoutons que, en ce qui concerne les sujets italiens, 2 sur 4 ont moins de 40 ans, mais le chiffre total est ici beaucoup trop faible pour oser en tirer une conclusion.

39 Le diabète, la syphilis.

Nous relevons 26 diabétiques, c’est-à-dire environ un diabétique sur 6 artéritiques. Ceci n’est que conforme à la notion bien établie de la fréquence de l’artérite oblitérante au cours du diabète. Bien plus, ce pourcentage est certainement au dessous de la réalité. Constatons en effet que, au cours de l’année 1950, sur 60 artéritiques observés, 13 étaient porteurs d’un diabète, c’est-à-dire près d’un quart. On peut admettre que cette augmentation s’affirmera au fur et à mesure que les médecins admettront que l’artérite oblitérante chez le diabètique est, elle aussi, justiciable d’un traitement chirurgical autre que l’amputation de nécessité. Il nous semble donc, que l'intérêt pratique de l’artérite diabétique justifie que nous lui consacrions, dans un chapitre suivant, un développement un peu plus étendu que ce simple paragraphe.

Par contre, la syphilis indiscutablement établie, paraît une éventualité exceptionnelle, tant au point de vue sérologique puisque nous ne relevons aucune réaction de Bordet- Wasserman positive, qu’au point de vue clinique puisque trois malades seulement reconnaissent avoir subi un traitement spécifique (l’un d’entre eux pour une myélite spécifique remontant à 15 ans).

49 L’artérite après gelure.

Cinq cas concernent des gelures survenues durant la guerre de 1914-1918.

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