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OBSERVATION 7 : Homme de 60 ans, ayant eu les pieds gelés en 1915, apparition de troubles artéritiques en 1935. L’artérite évolue depuis 8 ans et a nécessité une amputation de cuisse 4 ans après le début.
OBSERVATION 13 : Homme de 70 ans, troubles ischémiques apparus depuis 15 jours. Dans les antécédents : gelure des deux gros orteils en 1914-1918, c’est-à-dire une trentaine d’années auparavant.
OBSERVATION 30 : Homme de 53 ans, présentant une claudication intermittente depuis trois ans et demi, hospitalisé pour thrombose aiguë des membres inférieurs. Gelure en 1914, trente-etun ans avant le début de l’artérite.
OBSERVATION 53 : Homme de 65 ans, présentant une claudication intermittente depuis 3 ans ; phénomène douloureux au niveau du pied, datant de 16 ans peut être en rapport avec l’artérite débutante. Gelure en 1916, c’est-à-dire au minimum 16 ans avant le début possible, 29 ans avant l’apparition de la claudication intermittente.
OBSERVATION 100 : Homme de 57 ans, ayant eu les pieds gelés en 1914-1918, à peu près 30 ans auparavant.
En ce qui concerne ce premier groupe de 5 sujets ayant subi des gelures en 1914-1918, il apparaît que ce facteur étiologique est manifestement hors de cause, les troubles artéritiques étant apparus, en général, une trentaine d’années après la gelure. Ne méritent donc d’être retenues que les observations où la gelure est beaucoup plus récente et que nous allons considérer maintenant.
OBSERVATION 77 : Homme de 34 ans, 9 ans auparavant, le malade, dans un camp de travailleurs espagnols, subit, durant l'hiver, les rigueurs du froid et eut, au niveau des extrémités des. 4 membres, une gelure avec impotence fonctionnelle absolue et anesthésie totale des gros orteils, cet état durant 6 jours. Les phénomènes s’amendent progressivement. Ce malade rentre en Espagne où il est détenu en prison pendant plus de 3 ans. Six ans après la gelure, durant l'hiver, apparition d’un syndrome de Raynaud ; succession de petites lésions de gangrène au niveau des doigts des pieds. Il est hospitalisé alors subit une surrénalectomie gauche et, revu un an après, tout paraît rentré dans l’ordre.
OBSERVATION n° 112 : Espagnol de 30 ans, pieds gelés il y a 6 ans ; 15 jours après la gelure, syndrome de Raynaud qui s’étend aux 4 extrémités. Le malade subit un traumatisme cranien et bientôt apparaissent des troubles de la parole. Il subit une double FRA sino-carotidienne et rentre au service pour surrénaectomie.
: OBSERVATION 92 : Homme de 37 ans, prisonnier durant l'hiver de 1940 en Allemagne, gelure du pied droit, rien durant
oies,
2 ans, puis apparition de quelques troubles légers à type de tiraillement dans le mollet. Rapatrié en France, il note bientôt l’apparition d’une claudication intermittente, survenue 6 ans après la gelure initiale. Depuis lors, c’est-à-dire depuis 4 ans, accentuation progressive de tous les troubles de la série ischémique. Nous retrouverons ce malade, qui en dépit de la thérapeutique surréno-sympathique, subit une évolution inexorable.
OBSERVATION n° 71 : Homme de 47 ans, 7 ans auparavant au cours de sa captivité en Allemagne, soumis au froid, il éprouve une impression de pied glacé et insensible, sans gelure vraie. Une claudication intermittente ne tarde pas à s'établir ; 5 ans après l’épisode initiale apparaissent des douleurs de décubitus. Le traitement chirurgical n’enraye pas, ici encore, comme nous le verrons, l’évolution qui se traduira par une nouvelle thrombose au niveau de l’artère iliaque du côté opposé.
OBSERVATION n° 62 : Italien de 44 ans, à l’âge de 37 ans il est déporté en Allemagne et subit toutes les rigueurs d’un camp de concentration. Après une apparition transitoire de la claudication intermittente, celle-ci s'établit de façon permanente un an avant qu’il n’entre au service, après avoir déjà subi une sympathectomie lombaire ayant donné une grosse amélioration, mais la claudication demeurant inchangée. Il subira dans le service une surrénalectomie gauche et une splanchnicectomie droite, mais l’évolution continue et, tardivement, il a dû être amputé de la cuisse droite.
OBsERVATION 23 : Espagnol de 50 ans, soumis à des tortures, 3 ans auparavant il déclare avoir subi alternativement des brûlures et des gelures des 2 pieds durant 48 heures. Depuis phénomènes douloureux, au niveau des pieds, qui présentent une exacerbation avec les variations de température dans les deux sens. Sympathectomie d’abord, puis intervention surrénalienne n’amenant qu’un médiocre résultat sur les phénomènes douloureux.
Dans les six observations précédentes, le sujet a subi des gelures pendant sa captivité. Dans deux autres observations, il s’agit d’artéritiques ayant été prisonniers, mais affirmant n’avoir jamais subi de gelures, ni souffert de façon anormale du froid.
OBSERVATION 43 : Homme de 47 ans, présentant une thrombose des 2 iliaques primitives. Prisonnier de 1940 à 1945, la claudication intermittente étant apparue 3 ans après sa libération.
OBSERVATION 145 : Homme de 45 ans, présentant une oblitération poplitée ; prisonnier 3 ans, claudication intermittente apparue 4 à 5 ans après sa libération.
Sur l’ensemble de ces huit observations, il s’agit six fois d’artérite oblitérante authentique. Deux fois (observations 77 et 112) le problème se pose de savoir s’il s’agit d’une
Bruguier 3