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les deux sexes sont frappés en nombre égal. La fréquence de l’artérite diabétique chez la femme apparaît d’autant mieux, si l’on se souvient que, le nombre total d’artérites chez la femme étant de 24, il s’agit 13 fois d’une diabétique. Plus de la moilié des artérites féminines relève du diabète. Au contraire, une fois seulement sur 10 artérites masculines, l’étiologie diabétique peut être mise en évidence. Nous avons donc tendance à admettre que le diabète constitue un facteur étiologique véritablement spécifique puisqu'il détermine une artérite en nombre égal dans les deux sexes, alors que, en dehors du diabète, l’artérite est beaucoup plus fréquente dans le sexe masculin.
29 Age des malades.
Dans 22 cas sur 26, il se situe entre 55 et 70 ans. L'âge réel est un peu inférieur. Compte tenu de ce fait, on peut pourtant admettre que l’artérite diabétique ne se manifeste guère avant 50 ans, ce qui est tout à fait classique, et, par contre, qu’elle est exceptionnelle après 70 ans, contrairement aux artérites artérioscléreuses non diabétiques qui ne sont pas rares après cet âge. Ceci s’explique parfaitement en raison de l'installation habituelle du diabète à la partie moyenne de la vie, d’une part, et, d’autre part, en raison de la durée relativement longue qui doit s’écouler avant que le diabète ne détermine des troubles artéritiques.
39 Durée de l'intervalle, diabète-artérite.
Il n’est jamais inférieur à 5 ans, il n’est qu’exceptionnellement supérieur à 15 ans (1 fois 18 ans, 1 fois 30 ans). Donc le maximum de fréquence se situe aux alentours de 10 ans. On admet, en effet, que la maladie doit évoluer assez longtemps pour déterminer des altérations des parois artérielles.
49 Taux de la glycémie.
La longueur de l’évolution paraît jouer, en effet, dans la genèse des artérites diabétiques, un rôle beaucoup plus important que la gravité même du diabète. Le taux de la glycémie paraît d'importance secondaire. D’après nos chiffres,