‹ Classification et résultats du traitement chirurgical des artères des membresChapitre 18 sur 66 · TROT · texte numérisé non relu

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on a affaire, le plus souvent, à une glycémie moyenne ou même faible. Au surplus, un diabète grave est plus sujet aux accidents mortels et a d’autant moins d’occasion de laisser se développer une artérite.

5o Siège de l'oblitération.

C’est à ce point de vue surtout qu'il est classique d’opposer, dans une certaine mesure, l’artérite diabétique à l’artérite artérioscléreuse banale. La localisation spéciale serait distale et même terminale, correspondant alors à une artériolite, les pédieuses et les tibiales postérieures étant respectées. La localisation terminale existe, mais rarement : une fois sur six environ. Il faut cependant noter que dans notre série globale, elle n’existe que dans le cas de diabète. Nous devons d’ailleurs reconnaître que nous ne pouvons avancer aucune preuve histologique que, dans ces cas, les artérioles sont véritablement thrombosées et seul un examen histologique pourrait donner cette certitude. La preuve d’une oblitération artérielle ne peut être fournie par la clinique que dans les cas de thrombose avec abolition du pouls, d’ailleurs les plus fréquents. Nous relevons huit oblitérations distales contre dix oblitérations fémorales pures, alors que, pour l’ensemble des oblitérations artérielles quelle qu’en soit la nature, le rapport entre oblitérations distales et oblitérations fémorales est environ de un pour deux.

L'iliaque n’est touchée qu’une fois sur 26 alors que, comme nous le verrons, sur l’ensemble de 100 observations, elle l’est, selon des modalités très diverses, 20 fois. Si nous tenons compte de toutes les combinaisons possibles où l’artère fémorale est au moins une fois atteinte, la thrombose fémorale figure dans 78 observations pour 100 cas d’artérite pris dans leur ensemble ; elle ne figure que dans 11 observations sur 26 cas d'artérite diabétique. On peut donc conclure que l’oblitération iliaque est exceptionnelle et l’oblitération fémorale beaucoup moins fréquente que dans les artérites non diabétiques. Par contre, contrairement aux notions classiques en matière d’artérite diabétique, l’oblitération fémorale est tout de même un peu plus fréquente que

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