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tracé artériel. Les parois artérielles sont continues et ne présentent pas les irrégularités qui se voient presque toujours au cours des artérites séniles. L’irrégularité du tracé artériel nous semble en effet, le caractère majeur de l’image artériographique des artérites séniles.
L’artère sénile apparaît sur l’artériogramme, comme une artère grignotée ou déchiquetée. Son calibre ne revét qu'une signification moindre ; le plus souvent il est normal ; parfois -il est augmenté, réalisant alors l’aspect de méga-artère irrégulière hautement caractéristique. Il est parfois en revanche, diminué. Il s’agit alors d’une artère grêle mais, fait capital, d’une artère grèle et irrégulière. La gracilité dans l’artérite sénile est irrégulière. La gracilité dans la thrombo-angiose est régulière.
Il existe pourtant une exception à cette règle : c’est l’image d'irrégularité pré-oblitérative de la thrombo-angiose. Nous la notons dans deux observations. Elle mérite d’être mise en valeur, car elle pourrait induire en erreur orientant le diagnostic vers une artérite de type artério-scléreux.
Dans l’observation 83 et dans l’observation 133, l’artériogramme présente une gracilité extrême, mais il existe une irrégularité pour l’une, sur un segment très court, pour l’autre, sur presque toute la longueur de la fémorale. Ce sont, en réalité, des aspects pré-oblitératifs ; une artériographie de contrôle pratiquée pour le malade de l’observation 83 nous a montré, en effet, que la thrombose s'était établie au niveau du segment rétréci et irrégulier et uniquement à ce niveau. À ce moment, l’artériogramme devenait strictement celui d’une thrombo-angiose avec une artère, grêle, régulière coupée d’une oblitération segmentaire.
Ainsi, c’est l’artériographie qui apporte le maximum d’éléments de certitude pour l'établissement du diagnostic de thrombo-angiose. En revanche, ni la clinique, ni le bilan biologique ne fournissent d'éléments importants. Cependant, l’âge revêt une importance capitale ; on peut considérer qu’au-dessous de 40 ans, il s’agit pratiquement toujours de thromboangiose, qu'’au-dessus de 50 ans, ce diagnostic ne peut être avancé qu’avec de grandes réserves ; entre 40 et 50 ans, se situe la période des incertitudes diagnostiques ; c’est durant
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cette décade que l’examen artériographique permettra souvent, mais pas toujours, d’authentifier les cas qui relèvent de la thrombo-angiose. L'image artériographique de la thrombo-angiose nous a paru en effet pouvoir se retrouver avec autant de netteté entre 40 et 50 ans, qu'avant 40 ans. Il reste qu’il persiste un certain nombre de cas où la discrimination est impossible, compte tenu des éléments dont nous disposons à l’heure actuelle. C’est le groupe des artérites intermédiaires qui devrait se démembrer mais pour lequel il n’existe encore, à notre sens, aucun facteur rigoureux de discrimination et pour lequel l'indication de la surrénalectomie présente le maximum d'incertitude et, peut-être, d’aléas.