CONCLUSIONS GÉNÉRALES
1° Nous avons essayé de cerner le problème de la classification des artérites des membres, en considérant, à la lumière d’une série homogène de 150 observations, un certain nombre de facteurs d’ordre clinique. Nous en avons tiré les conclusions suivantes :
L'artérite des membres n’est l’apanage d'aucun âge; en particulier, il existe une véritable «zone transitionnelle » entre 40 et 50 ans.
Les circonstances étiologiques, autres que l’âge, ne permettent d’individualiser aucune forme indépendante, si ce n’est la forme rare d’artérite post-phlébitique.
L’artérite diabétique, notamment, est loin de présenter
avec régularité, les caractères distinctifs qui lui sont
classiquement impartis ; elle ne mérite pas, à notre sens, d’être érigée en forme autonome.
L’oblitération artérielle demeure le facteur d’unité des artérites. Sa localisation, quelle soit aortico-iliaque, cruro-jambière ou distale, n’a absolument rien de caractéristique d’un type défini d’artérite.
20 Les faits cliniques ne nous ayant pas fourni d’éléments de discrimination immédiatement utilisables, nous avons essayé d'établir que, du point de vue pratique, il convenait d’opposer l’artérite artério-scléreuse qui relève de la chirurgie sympathique et la thrombo-angiose qui relève, essentiellement, de la chirurgie surrénalienne.
ND
L'âge du malade et l’image artériographique permettent, en général, de classer l’artérite considérée dans l’un des deux groupes.
Les éléments cliniques et, surtout, biologiques, nous ont paru n'avoir qu’assez peu de valeur au point de vue de la discrimination.
Ar
3. Toute les difficultés de classification se concentrent sur la «zone transitionnelle», entre 40 et 50 ans. A l’aide des éléments précédents (et, au premier chef, de l’artériographie), la discrimination sera parfois possible. Parfois elle sera impossible. C’est cette circonstance qui justifie le maintien d’un groupe provisoire : « l’artérite intermédiaire», en n’accordant à ce terme qu’une valeur très relative.