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Classification Morphologique Des Tigfs Souterraines (Rhizomes) Et Des Racines

proche en proche, de haut en bas et de dehors en dedans (et aussi sur place pciulant l’élongatioii du jeune rameau qui résulte de l’élongation d’un bour¬

geon), en fibres et en vaisseaux cidaircs de l’écorce et du bois) ; admettent que les tissus tout fo)

à rencontre de l’opinion des botanistes rjui

insiste sur ce point, que sa manière de voir n’est en contradiction ni avec le fait de l’élongation de la jeune tige par tous les points de son étendue, ni avec le fait de l’élongation des racines par leur extrémité seulement ; l’évolution d’un bourgeon (ou spirale, de feuilles) sur un mamelon de tissu cellulaire se produit à mesure que la sève est élaborée dans ce bourgeon lui-même; l’évolution d’une racine pivotante ou d’une fibre radicale adventive qui se produit par l’allongement de son extrémité ne peut également avoir lieu qu’aux dépens des liquides nourriciers qui descendent de proche en proche des feuilles aux rameaux, des rameaux à la lige, de la lige à la racine; les liquides absorbés directement dans le sol par les racines ne nourrissent pas directement les racines, ils montent dans les tiges et vont s’élaborer dans les feuilles, et ce n’est que lorsqu’ils en descendent modifiés qu’ils contribuent à l’accroissenieiU soit des tiges, soit des racines.

M. Bureau dit qu’il a vu entre le.s mains de M. liérincq (au Muséum) un échantillon bien instructif pour cette question. C’était le résultat produit par la greffe d’un Tecorna radicans sur un

sur un

On

fibro-vasculaires rougedtres du Tecorna s’insinuer entre l’écorce et

le bois sur une longueur assez considérable.

M. Germain de Saint-Pierre fait à la Société la communication suivante ;

CLASSIFICATIO.N MORPHOLOGIQUE DES TIGFS SOUTERRAINES (RHIZOMES) ET DES RACINES

par M. CiERlI.4l.\ de SAINiT-lMKHRE.

De la racine.

Dans un premier article, qui a fait l’objet de ma précédente communication (1), je me suis attaché a mettre en relief le caractère essentiel de la tige (partie axile. du végétal pourvue d’un bourgeon terminal), et le caractère

(t) Voyez plus haut, p. 335.

SÉANCE DU 10 DÉCEMDRE 1869.

csseiiliel de la racine (partie axilc du végétal dépourvue d'iiii hoiii geon terminai).

Ij objet de ce second article e.st le tableau des divers états ou des diverses formes que |)eut alîecter la rneme ou les dépendances de la racine, <>1 les dénominations qui peuvent convenir à ces divers états ou manières d’èire.

Délei minons d abord le niveau de l’axe végétal auquel la tige cesse et la racine commence. Ce niveau a été désigné sous le nom de collet, mêsopinjte, noeud vital, mais on ne s’est pas toujours entendu sur le sens à donner à ces mots, .l’attribue les noms nœud vital, collet apparent ou simplement collet, au plan qui correspond à l’insertion des feuilles (ou de la feuille) cotylédonaires ; c’est le collet des jardiniers ; si une plante à racine pivotante est tranchée à ce niveau, elle meurt, par celte raison que la partie de l’axe située au-dessous de la première feuille ne produit pas de bourgeons (en exceptant le cas assei rare de bourgeons adventifs sur une racine détachée de la tige).

Néanmoins, le méritlialleou entre-nœudsous-cotylédonaire(situé au-dessous des cotylédons ou du cotylédon) appartient encore à la lige ; il s’accroît à la manière des tiges, c’est-à-<lire dans tous les points de son étendue, et il est ordinairement è/5/ÿè (s’élevant au-dessus de la surface du sol) ; quelques botanistes ont donné à ce méritlialle le nom de collet; pour moi, ce méritlialle est la partie de l’axe qui sépare le collet apparent ou nœud vital du collet organique

ou mésophyie.

be niveau auquel ce méritlialle inférieur cesse et où la racine (axe descendant et ne s’accroissant en longueur que par son extrémité) commence, est un niveau cfuclquefois difficile à déterminer ; j’en ai constaté l’existence bien réelle chez certaines espèces et notamment chez une Ombellifère, le Chœrophylluni ljullmum, dont la gemmule sort à ce niveau en dissociant les deux processus fini constituent le mérithalh sous-cotylédonaire. C’est ce niveau qui sépare l’axe ascendant de l'axe descendant, que j’ai proposé de nommer collet orynnique ou simplement mésophyie (mots ayant cours, mais dont le .sens n’était pas bien déterminé). — Il va sans dire que si la plante meurt étant coupée au niveau du collet apparent ou nœud vital, à plus forte raison meurt-elle <luand elle est coupée au niveau du mésojihyte ou collet organique.

Happelons ici qu’il ne faut chercher de collet que chez les plantes à racines pivotantes persistantes, et chez les jeunes plantes de première année, pour les plantes vivaces à tiges souterraines ou rhizomes; en effet, les plantes à rhizomes sont réduites, après une certaine période de végétation, à des tiges .souterraines émettant des fibres radicales adventives; ces tiges, dont l’axe primitif deso-ndant (la racine proprement dite) est détruit depuis longtemps, ne [uésenienl évidemment rien d’analogue à un collet.

Kn résumé, la racine (la racine proprement dite) est une ramie pivotant'’ ; cette racine appartient à un nombre relativement assez restreint de végétaux; lés -^lonocotyiédones vivaces (à uu petit nombre d’exceptions près) ne préseu-

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