SÉANCE DU 10 DÉCEMBRE
lacines pivotantes, mais que le caractère essentiel de la racine pivotante est moins sa forme (qui, du reste, est assez variée, puisqu’il en est de globuleuses) que sa nature, qui consiste à être une production descendante continuant directement Taxe caulinairc par sa partie inférieure.
M. Guillard dit que, puisque la racine du Gui donne naissance à des bourgeons, elle mérite le nom de production stolonifère.
M. Germain de Saint-Pierre répond que la racine du Gui ne produit que des bourgeons adyentifs, c’est-à-dire ne naissant pas à l’aisselle de feuilles ; et que la racine du Gui, ne présentant ni feuilles, ni bourgeon terminal, est une véritable racine et non un rhizome, stolon ou autre modification de la tige.
M},1. les Secrétaires donnent lecture des communications suivantes adressées à la Société :
SUR LE riinAGMITES GIGANTEA J. Gay, pu M. RICIITF.R.
(Monlpellicr^ 26 novembre 1869.)
Dans la Flore de France ào. MM. Grenier cl Goclron, le IdirfKjmites Fn J. Gay eM indiqué seulement à la l’oniainc de Salces(ryiénées Orienlalesj, U'.‘}l octobre (leniier, M. Duval-.lonvc et moi, nous parcourions la plaine de Maurin,à 5-6 kilomètres au sud de Moiilpellier, lorsque notre alleiiliou se l"•rta sur un roseau de 6 à 7 mètres de hauteur, (lui, sur une étendue de plus de 100 mèires, couvrait le talus d’un large fossé. Votre première pensée fut que ce roseau était le Fh. (jigantea. Aucun doute n’exista plus pour nous ■'«•stpie, au retour de notre promenade, nous eûmes rapproché notre plante dos échamilloiis de Salces {ex loco e/nssiro) (pie renferment l’herbier de
^1. Puval-.Iouve et le mien.
Gelle bi lie Graminée ne saurait d'ailleurs être confondue avec le niiteii ordinaire des environs de Montpellier. î.a taille pointant ne sidliiait loujour.s à les faire distinguer. Gar, dans nue vigne, où ils avaient .sans doute été arrêtés dans leur développement par la sécheresse, nous avons 'd^sorvé phrsienrs pieds de Fh. gigantea qui ne s’élevaient pas à plus d’un «'ôtre, tandis que tout près de là se trouvaient des Fhragmites ordinaires ‘■'.vain Zi-5 mètres de hantem-. Mais le Fh. giganlea, avec son élégante i>anieiile à rameaux a.ssez longuement nus a la base et retombant giacieusemcnl, a as()eci (|ue n’oUre pas l’antre Fhragmiles de notre contrée, dont la [lanif'de e.'-t ordinairement roide et contractée, au moins à cette époque de raimée
il a fini de végéter.'
bataille n’ayaiil rien de bien décisif, nous a>ons dû examiner attentivement