XVIII LA VIE DE BLOT
le contraire disant que monsieur d'Orléans défendoit à ses pages de se
leur donnant au reste congé de voir des femmes tant qu'ils voudroientt et quelquefois mesme venant de nuit heurter à la porte de leur chambre, avec cinq ou six garses qu'il enfermait avec eux une heure ou deux ... »
Ce simple rapprochement montre la valeur que les historiens doivent attribuer aux allégations des chansonniers 1
Les maîtresses de Gaston ne trouvaient même pas grâce devant Blot et le frère du roi lui manifestait quelquefois son déplaisir des vaudevilles qui les raillaient. Blot niait effrontément en être l'auteur et essayait de jeter les soupçons sur d'autres, mais sans préciser. Un jour Gaston, désirant en avoir le cœur net, insista « De qui donc sont ces couplets ?» — les suivants peut-être sur Mme de Ribaudon — « Ma foy, Monseigneur, » riposta Blot « voulez- vous que je parle naturellement, je crois qu'ils se font tout seuls (1). »