‹ Claude de Chouvigny, baron de Blot l'EgliseChapitre 18 sur 43 · AIR XVIII · texte numérisé non relu

AIR XVIII

Si Monsieur ne veut plus me voir, Si ma présence l'importune, Je n'en suis pas au désespoir, Je n'y fay pas si grand fortune.

Ah 1 le voilà, ah ! le voicy, Celuy qui n'en prend nul soucy.

Je ne suis point un afîronteur, Je ne suis ny fourbe ny trais trej S'il perd un fichu serviteur, Je perds aussy un fichu maistre.

Ah ! le voilà, ah I le voicy, Celuy qui n'en a nul soucy.

Ces couplets furent rapportés à Gaston. Bien loin de s'en ;fâcher, il en plaisanta et convia Blot à une orgie au château de Blois où on les chanta plus de cent fois. Entre la rupture et la réconciliation Blot ayant réfléchi avait traduit son anxiété dans ce quatrain :

des Aides, mort en 1658 ; elle épousa M. de Ribaudon, trésorier de France à Soissons. C'était une femme délicate, dont on parla alors beaucoup, et qui mourut à l'âge de vingt-cinq ans. Scarron la cite dans sa Légende de Bourbon, 1642, et d'autres vaudevilles, non moins piquants, furent encore faits sur elle.

(1) « Blot fit ce couplet sur ce que Gaston lui envoya dire de ne plus paraître devant lui, mais Monsieur le rappela. > (Ms 12 666).

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