‹ Claude de Chouvigny, baron de Blot l'EgliseChapitre 30 sur 43 · XXVIII LA VIE DE BLOT · texte numérisé non relu

XXVIII LA VIE DE BLOT

Et celuy-cy ne m'est plus doux.

Enfin, pour vous le faire entendre (1), Si je bu vois comme je f...., Par la morbleu, je m'irois pendre.

Je dis : Fy de ces faces blesmes, De tous ces prescheurs de Caresmes Qui censurent nos actions !

Si c'est péché que f et boire,

Je veux pour ces deux passions Brusler cent ans en Purgatoire.

Je ne veux ny turban ny chappe, Je ne croy ny Mufty ny Pape, Par la sang bleu, je suis fort net :

Je ne suis dervis ny apostre, Mets un signe à ton cabinet Que je ne croy ny l'un ny l'autre.

Jamais Blot n'eut la pensée de prendre femme, de continuer son nom et sa race, et son genre de vie devait avoir raison de la santé la plus robuste, il a, certes, écourté ses jours. D'autre part, en présence d'une situation politique redevenue normale, sa verve ne pouvait plus s'exercer sans risques sérieux, et il se refusait à en courir ; aussi ne tarda-t-elle pas à s'éteindre. L'année 1654 et le commencement de 1655 ont dû lui paraître tant soit peu moroses. Il meurt chez Gaston, àBlois, au début de mars 1655, laissant comme héritiers ses frères César et Gilbert de Chouvigny (2). Loret lui consacre dans la Muse historique du samedi 13 mars, dix-huit vers, presque une oraison funèbre :

Blot, Serviteur dudit Gaston, A senty Véfort de Cloton, Qui par un procédé barbare N'épargne non plus V homme rare Que le moindre courtaut, qui n'est, Le plus souvent, qu'un gros benest.

Je ne sçay s'il est dans la gloire,

(1) Var. : Pour vous le faire mieux comprendre.

(2) Acte du 24 mars 1655.

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