‹ Claude Fauchet, 1744-1793Chapitre 13 sur 38 · huinuil lies \inis. w 5, janvier I"«>'2, p. 18. Gros · texte numérisé non relu

huinuil lies \inis. w 5, janvier I"«>'2, p. 18. Gros

ce qu'il avait à dire et de poursuivre ses ennemis. En octobre 1792 commença l'instruction du procès de Louis XVI. Lors des débats préparatoires, Fauchet monta à la tribune, défendit le roi et perdit ainsi le peu de popularité qui lui restait encore. En janvier 93 au cours du procès, il inserra dans son journal le violent discours qu'on lui empêcha de prononcer. Il demandait la déchéance du roi, avec l'approbation du peuple. Lors du vote par la Convention, il se prononça pour la détention suivie du bannissement. Louis XVI fut condamné à mort. Fauchet ne cessa, dans son journal, de poursuivre ceux qu'il appelait « des vampires prêts à pomper le sang ».

Et puis ce fut la lutte dans son journal contre le « flot montant » des excès révolutionnaires. Fauchet qui avait salué la Révolution comme une ère de bonheur assista pendant quelques mois à toutes les horreurs. Son journal retentit de ses plaintes. Il proposa une série de mesures contre la licence des mœurs, contre l'athéisme.

Le 9 mars, Fauchet suspendit son journal, la Convention ayant interdit aux députés de cumuler les fonctions de journaliste avec celles de représentant du peuple.

Le 13 avril, Fauchet vota l'accusation contre Marat. Le 15, Pache, maire de Paris, demande la déchéance de vingt-deux députés les « brissotins » parmi lesquels se trouve Fauchet. Le 20 celui-ci se disculpe

dans un éloquent discours. L'accusation tombe. I/Assemblée rapporte le décret du 9 mars, le Journal des Amis reparaît.

La Montagne fait voler l'établissement d'un tribunal révolutionnaire. Sentant le danger, les Modérés, à leur tour, tbnî voter l'établissement d^une C'.ommission.EUe sera de douze membres, pris chez les (Girondins. En réponse, la Montagne préparc l'insurrection qui éclate le iil mai.

Une délégation des autorités parisiennes demande la suppression de la Commission des Douze, et, renouvelant Taccusation de Pache, demande l'arrestation de vingt-deux députés. Fauchet est toujours du nombre. La (Constituante n'accorda que la suppression de la (À>mmission. (Cela ne satisfaisait pas les insurgés. Aussi deux jours après, Henriot à la tète de la (tarde Nationale investit l'Assemblée. Une délégation de la (Commune demande l'arrestation des vingt-deux. Nouveau refus. Nouvel appel de la délégation du [)enple. aux armes. Barrcre pour éviter l'insurrection invile les vingt-deux députés à se sus[)endre provisoirement. Fauchet, un des rares (iirondins présents, y consent. Aussi le laisse-t-on en liberté provisoiic sous condilion de ne pas quitter Paris. Il continue à siégei-, et dirige toujours son journal.

Deux causes |>réei|>itent la tin des (iirondins : le se )ulèveniiMil des pi'o\ mces Icnic pai' L.injuiiiais, l\'th»n. Uarbaioux, Hui^ol cl l'assassinai de Marjtt pai" (.har-

lotte Corday. On accuse Fauchel d être son complice et on l'amène à la Conciergerie, malgré ses protestations, sur le simple témoignage de la femme Lebourgeois.

Le 4 octobre un décret traduisait Fauchet devant le tribunal révolutionnaire avec vingt autres Girondins. H fut interrogé dès le 15 octobre. Le 30, les vingt et un Girondins sont condamnés à mort. Valazé se tue en pleine audience. La nuit précédant Texécution, Fauchet se confessa à Tabbé Lothringer, abjurant ses erreurs.

Les Girondins furent exécutés le 31 octobre 1793.

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