‹ Claude Fauchet, 1744-1793Chapitre 14 sur 38 · CHAPITRE PREMIER Du fondement de la Société · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Du fondement de la Société

C'ost avec une grande modestie que Faiichel exposa son système. H le présenta comme un commentaire respec^tueux — sans servilité — du (Contrat Social de Rousseau. Appelé à la trit>une du Cerc/e Social [)ar la double autorité (pie lui conteraient ses talents d'orateur et son titre de fondateur du ('luh à donner — ainsi (pie se Tétait proposé ce Cercle — les principes l«''p:islatit's(pii convenaient le mieux à rilumanilé, Eauehet se retrancha derrière l'autorité de Rousseau. « Nous allons nous servir, dit-il, pour poser les principes de la If'irislation (jui convient à t(ms les hoiiuncs. des idées d'im iriand homme (1). » Tonlefois comme

I. 3' I)im«uiis :m (.t'c/f Social . Hoiiche df ter, w 11. oi.l.«l»ro 1790.

il avait des idées personnelles et que très légitimement il ne voulait en sacrifier aucune, il avertit l'Assemblée que son exposé serait un exposé critique et qu'il examinerait toutes les propositions du maître, quitte à rejeter tout ce qui ne lui paraîtrait pas conforme à ses principes. « Nous n^adopterons pas ses idées (de Rousseau) sur la parole de son génie et sur la foi de sa renommée. Nous les examinerons en elles-mêmes avec autant d'impartialité que si son auteur nous était inconnu (1). »

C/est ainsi que Fauchet fut amené à exposer son système à côté de celui de Rousseau. Malheureusement, par suite de circonstances indépendantes de sa volonté — sa nomination à l'épiscopat de Gaen — il n'analysa dans ses vingt-trois discours au Cercle Social qu'une faible partie du Contrat Social.

Ce que nous avons appelé le système philosophique de Fauchet n'est donc qu'une série de réflexions, une suite d' « en marge ». Rien de coordonné. Aussi devant cette absence de plan, avons-noas suivi l'auteur pas à pas, nous contentant d'exposer les deux systèmes : celui de Rousseau d'abord, celui de Fauchet ensuite. Et nous avons conservé à celui-ci la seconde place ; c'est lui-même qui se l'est assignée.

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