JULIEN
Nous n'avons découvert aucun renseignement ])i()graphique sur Julien, sinon qu'il fut avocat au bailliage de Poissy. Cette mention figure dans le registre des privilèges de la Compagnie des Libraires (Ms fr. 21945, B. N.), sous la date de 1672 :
'20 septembre 1672. Le S'' Jullien, avocat au bailliage de Poissy, nous a présenté un privilège i Denis Thierry j à luy accordé pour l'impression d'un livre qu'il a composé, intitulé Suilte de l'Enéide de Virgile, que le sieur Scarron avoit cy devant traduit souz le titre Virgile travesty, et ce pour le temps de cinq années, en date du dernier février 1606. Signé : Cuitonneau.
L'ouvrage ci-dessus a paru un an et demi après, à Bordeaux, sans nom d'auteur :
Za suite \\ du \\ Virgile \\ travesty \\ marque du libraire. \\ A Bordeau.r, \\ chez Guillaume de La Court || rue S. Jammes, à la Bible d'Or \\ M.DC.LX.XIV Il67'i). Il Avec privilège du Roy. In-12 de 13 ff., 172 pp. chifîr. et 10 fl. pour les Remarques et le privilège qui n'indique pas le nom de l'auleur. (N, Yc 5546\
Epître dédie. : A la duchesse de Rouillon, sig. I. ; avis « Au Lecteur », le sujet du Poème, épîlre en vers à la Duchesse de Bouillon, liv. IX et X de Virgile. Voici le premier vers du liv. IX : Pendant que le grand fils d'Anchise...
Ce Julien ne serait-il pas le même personnage que le Saint-
.liilit'ii, «également gazettiei-, né à Paris sur la paroisse Saint- Paul, qui ôlait attaché vers 1650 au marquis d'AUuye, de la maison d'Escoubleau, fils du marquis de Sourdis, gouverneur d'Orléans ? C'est probable, presque certain. Voici les ouvrages de (H' Saint-Julien :
Un recueil collectif : L' Eslitc des Bouts-rimez de ce temps Première
partie contenant ceux : de Monsieur de Boisrobert, de Monsieur de Benseradc, de Monsieur de Iai Calprenède — , de Monsieur de Sainet-Julien et de plusieurs autres. Imprimé à Paris et se i>end au Palais, 16U0 ion 1651 J. In-12.
l'ers burlesques à Scarron sur l arrivée du convoi à Paris, lô'^O. In-4° de \ pp.
Le Courrier burlesque de la guerre de Paris, envoyé à Monseigneur le Prince de Condé pour divertir .S. A. durant sa prison... Deux parties imprimées en Ki^O. ^Réimprimé parMoreau dans la Bibliothèque Elzévirienne.)
DU PIN (Jean).
Jean Uupin, suivant M. Maurice Gauchie, mort vers 1676, « est un Normand qui naguère écrivit des vers pour les ballets de Cour; des stances de lui figurent en mars 1648 en tête de S'irgile travesti, de Scarron. A une date antérieure à 1654, il deviendra trésorier des Menus-Plaisirs du Roi. Après s'être ruiné dans l'exploitation de cet office, il l'échangera le 3 avril 1657 contre celui d'Aide des Cérémonies, néanmoins conservera le titre de Trésorier des Menus-Plaisirs jusqu'à ce que tous ses comptes soient en règle ».
.M. Maurice Cauchic a écrit l'histoire de sa vie sous le titre : Jean Diijnn^ étnidc cl continuateur de Loret ; ce travail est encore inédit.
On a de Dupin :
L'Adieu de Forges « Mademoiselle de L'Orme. S. l. n. d. ,16^i^i). In-4* de 24 pp. (Chantilly).
Cet exeinplaire, (jui a appartenu à Boisrobert, poi'le sur les marges des corrcclious autographes de ce dernier et une pièce de vers entièrement autographe et signée Boisrobert.
LÉDIGNAN (de).
Marc-Antoine dr lîois, abbé de Lédignan. Le registre ^ 2'A'A des Insinuations du Châtelet, f. 113\ contient un acte
dont voici l'analyse : « Marc-Antoine de Rois, abbé, seigneur de Led.gnan conseiller et aumônier du Roi, docteur de la Faculté de théologie de Paris, résident pour le Roi près du duc de Meckelbourg,dont il est l'aumônier et le Conseiller d'Etat demeurant a Paris, rue de Hurepoix, au petit hôtel de Meckelbourg, paroisse Saint-André-des-Arts : donation à Elisabeth Brandon, femme séparée de biens d'Adrien Bossuel, greffier en chef au grenier à sel de Sens en Bourgogne, de tous ses l3iens, meubles et immeubles. 2 novembre 1671 ». On a de lui :
Poème héroïque au Cardinal Mazarin. S. l. n. d, In-4\
La Muse héroïque ou le Portrait des actions les plus mémorables de Son Eminence, avec diverses pièces sur différents sujets. Paris, Ch. de S^rcy 1659. In-12. ■''
Le Temple de la Pai.v. Paris, Ch. de Sercy, 1660. In- 12. LA GRAVETTE DE MAYOLAS
La Gravette de Mayolas, fils d'un professeur d'espagnol ne manquait jamais de faire parade de la connaissance qu'il avait de cette langue; c'est un des plus féconds gazettiers. Loret, oubliant son mauvais procédé de 1658 (1), le désignait comme son successeur. Il obtint, en effet, une pension de la duchesse de Nemours :
Et j'ose dire hnidinient
Que la grâce extraordinaire
D'être vo8tre Pensionnaire
Ne peut augmenter le désir
De vous plaire et de vous servir.
« Il est son gazettier du 25 mai 1665 (2) au 19 septembre 1666. Au mois de décembre 1668, il reprend sa publication, qu'il dédie, cette fois, au Roy et qu'il accompagne d'un feuilleton en prose; il la continue sous cette nouvelle forme jusqu'à la fin de décembre 1671, mais il n'a plus la même régularité que par le passé ; il laisse parfois s'écouler des semaines sans prendre la plume ». (E. Picot.)
On ignore la date de la naissance et celle de la mort de La Gravette.
(1) Voir notre Notice sur La Muse Historique de La Gravette, n 47 — (2) La dernière gazette de Loret est du 28 mars 1665. t ■ k j
On a de La Gravette, en dehors des neuf premières gazettes de La Muse de la Cour (dont une non signée (le n'^ 5), du l" janvier au 24 février 1658, et de La Muse Historique :
Sentences latines fidellement traduites de latin en français et en espagnol par le sieur de La Cravète. Paris, lOQ-J. Deux parties en un vol. in-8.
Lettres en vers. A Son Altesse Royale Madame la duchesse de Nemours. Par La Gravette de Mayotas. Paris, Charles Chenault [ou Lyon, Charles Mathevct , 166.'t-1666. In-folio.
Ces lettres ont commencé à paraître en 1065 ; la première est du 25 mai 1065 et la dernière est du 19 septembre 1666. Elles ont été réimprimées dans Les Continuateurs de Lorct, de M. E. Picot.
Lettres en vers et proze dédiées au Roy, et les Lettres de Cliante à Célidie,par La Gravette de Mayolas. Paris, Guillaume Adam... 1668-1611. In-folio. (3 vol., Bibl. Arsenal, 11800 et 18956.)
De décembre 16()8 jusqu'à fin décembre 1671... Les lettres publiées jusqu'au 31 décembre 1009 ont été réimprimées dans Les Continuateurs de Loret.
PIÈCES s. AN S DATE
A Madame, sur l heureuse naissance de M. le duc de Valois. Ode.
L'Eloge de Mgr le Dauphin.
Au Roy sur son glorieux retour et le suecez de ses armes.
Sonnets sur les campagnes de Louis le Grand.
Recueil de rondeaux.
Le délicieux et admirable jardin de Versailles ; au Roy Louis le Grand, poème héroïque.
Stances sur les quatre Saisons de Versailles, faites par quatre des plus habiles sculpteurs de ce temps.
Ode sur l'Adieu au Monde. Aux âmes dévotes.
Le Printemps, dédié à S. A. Mad. de Ravières.
L'Amant discret et l'Amant content, poème (1).
Ode du Dieu d'Amour au Dieu Mars. S. l. n. d. (Paris, 1660). In-A" de 3 fr. et 17 pp.
Les 3 fT. prél. comprennent le titre écrit à la main dans un passepartout gravé et une épître en vers à Mgr le Chancelier, sig. La Gravette, (Gat. Rothschild, n" 900.)
(1) Toutes les plaquettes ci-dessus figurent dans un recueil factice mis en vente par le libraire Claudin sous le titre : M. de La Gravette. Poésies, 1658-1616, li pièces in-4». Archives du Bibliophile, n° 8 (1858), n" 1827 ( ).
Ouvrages de Fontainebleau en françois et en espagnol. ,S. l. n. cl. (1661- 166-11 (Arsenal 11872).
Devises espagnoles et italiennes sur les plus remarquables personnes du Royaume. S. l. n. d. In-4°.
Opuscule destiné à solliciter les bienfaits de divers grands personnages.
L'Klogeda Roy sur ses Conqucsles. Ode, A Paris, s. d. (1672). In-4'' de 15 pp. sig, à la fin : de La Gravette.
Le Triomphe du Roy ou la Suitte de ses Conquestes. Ode. Par le sieur M. de Lagravete (sic). .S'. /. n. d. [Paris, 1673). In-4° de 16 pp.
Les Victoires du Roy. Ode. Parle sieur M. de La Gravette. S- n. l. d. {Paris, 167 k). In-4" de 1 f. et 14 pp.
Les poésies galantes du sieur de La Gravette. Le Printemps amoureu.c de Climène. Ballade sur les trois plus considérables personnes du royaume qui accompagneront le chant royal de Louis le Grand. Paris, Bonavenlure Le Brun, 1678. In-4°.
Le beau et admirable jardin de Versailles embelli de nouveau des Quatre Saisons de V Année, représentées admirablement par quatre sculpteurs de ce temps. Rouen, 1678. In-4°.
ROSI MONT (de)
Claude-Rose, sieur de Rosimont, le meilleur acteur comi- (jue du Marais où il entra en 1670, passa après la mort de Molière dans la troupe du Palais-Royal et y débuta le 3 mars 1673 dans le Malade imaginaire. Gomme ses camarades de la troupe, il alla la même année s'établir rue Guénégaud, fut conservé à la réunion (des deux troupes) de 1680, et mourut subitement le 1" novembre 1686. N'ayant pas eu le temps de demander les Sacrements, il fut, selon ce (jue nous apprend Le Mazurier. inhumé, sans clergé et sans prières, dans un coin du cimetière Saint-Sulpice.
On a de lui, en dehors de plusieurs pièces de théâtre, sous le nom de Jean-Baptiste du Mesnil, un ouvrage intitulé :
Vie des Saints pour tous les fours de l'année, 1680. [Emile Campardon , Les Comédiens du Roi, 1879).
EXTRAORDIiNAIRE DU 17 JUILLET 1657
ET
NUMÉROS 22 (1" SEPTEMBRE) A 29 (28 OCTOBRE 1657 INGLUS) rimes par