Claude Lorrain
Synonyme du soleil, ce nom seul évoque la lumière. Aussi l'Angleterre l'a-t-elle depuis longtemps accaparé, pour dorer ses brumes... En disanl Claude Lorrain, quel visiteur de la National Gallevu de Londres -- et. Loul d'abord, quel habitué de notre Louvre (qui possède les plus beaux exemplaires de ce beau génie si français) n aperçoit pas aussitôt, dans le mirage du souvenir, des ciels radieux effleurant des architectures qu'ombragenl de nobles feuillées, du des rayons obliques traversant les voiles de hauts navires dans un port idéal où se déroulent quelques scènes somptueuses des anciens jours ? Marines et paysages se répondent. El partout le sourire de I atmosphère, partoul le miroir d'une nature enchantée, mais un miroir créateur qui serait une àme. . .
Quelle était cette àme? On voudrait la pénétrer aujourd lim. Le peintre demeure obscur, s; sa peinture est restée
spleildlde. Le ni\ si ère de sa \ le semble s cl re résorbé dans
le rayonnement de smi œuvre. L'homme est passé tout entier dans l'artiste. Comme les gens heureux, le maître paysagiste n'a point cl autre histoire que celle de la nature.
d'autres événements, dans sa longue vie, que la fugitive magie «les heures.
Claude le Lorrain, pourtant, n esl pas un dieu tombé <ln ciel : le temps esl venu de le situer dans son siècle, de comparer son origine et son influence, de remettre le paysagiste à son rang lumineux dans l'histoire totale du paysage et l'artiste à sa place originale dans I histoire particulière de l'art français. Méconnu? Non certes! Mais tellement consacré, pour ainsi dire isolé dans sa renommée, que les regards éblouis de confiance ne recherchent plus ers rapports subtils...
I n maître exige nlus < i u < * I admiralion.