I. HKRITAC.E lil', CLAUDE
« Tous les peintres de paysages, (|in l'admiraient, (lc\ ini'cnl promptemenl ses imitateurs. » I ne pacifique révolution nest-elle pas enfermée dans celle naïve Formule de Sandrarl <|in consacre ensuite une longue milice à ses disciples immédiats el préférés, les frères Bolli d Utrecht? Tous ces paysagistes, ce sont, d'abord, les Hollandais voyageurs, attirés v7ers le pays du soleil, alors (jue leurs compatriotes sédentaires devinenl la poésie de leur patrie libre... Kl celle influence du Lorrain sur ces Hollandais italianisés s explique sans peine: il est un pur paysagiste, el non pas un peintre d lustoire, connue le
Dominiquin, connue Poussin I iii-iiièine : il esl resté Iles
pastoral : ces peintres-paysans ont, pour s'entendre, un même amour, un même ciel ; el leur idylle admel la même convenl ion ebampêl re.
On esl toujours fils de quelqu un : (.lande, le premier.
parle Tassi. lenail celle veine agreste de l'aul Bril, du Flamand demeuré brave bomme auprès des conseils grandioses (lAniulial Carracbe el >\n Titien. Mais élève de la nature avanl tout, Claude avait, de lionne heure, ensoleillé la nymphée bleuâtre : la froideur avail l'ail place à la splendeur. A pari Swanevell. ilil llerman d'Italie, le Lorrain ne lil poinl d'élèves: mais il trouva dans Rome
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CLAUDE LOHHAIN.
des disciples i mpn i\ isès : il révèle il des veux il arl isles
la fraîcheur de l'air, la beauté des ciels; il leur enseigne la fuite du tableau vers I borizon. I n reflel de sa poésie se répand sur une Italie familière el chaude, ignorée «1rs Italiens solennels. Claude el Sandrarl échangent leurs toiles: Claude est imité : Jan Miel est son collaborateur cl le Uamboche devienl son ami. Vers 1635, une nouvelle tradition commence : les bons Hollandais se mettent à I école du rayon naissant. \ iendra bientôl Jan liolb. plus Calabrais, plus montagnard, aux lointains plus âpres: plus lard, son continuateur \\ illelm de Heusch : el les Glauber, Moucheron. Pynacker. Voici, dès lors. Asselyn, élève de Jan Miel el maille de ce lierghem <|in formera karel < 1 11 Jardyn... Ah! que de bus. au soir, le troupeau remonte un peili pont sur le Teverone ! I. Allemand Dielrich ne sera qu'un pasticheur : mais Cuyp. le Hollandais au ciel de feu ! Qui lui suggère son incandescence ? Lequel des deux magiciens, ( llaude ou Rembrandt ?
Au siècle suivant, le soleil du Lorrain dépasse la Manche : en Angleterre, il obtient des collectionneurs princiers et d'adroits graveurs : Vivarès, Earlom, Arthur Pond; les peintres le regardent, el Richard Wilson s en grise avant Turner. William Turncr (1775-1851)! Le beau cas de fascination, de suggestion d'art! Ce révolutionnaire, auquel Delacroix trouvait l'air d'un « fermier anglais », s est lait volontairement le sosie de Claude! Son Liber Studiorum veut cire le pendant du Liber Veritotis', à la National Galleru. qui montre ses petits cahiers annotés d'après
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