‹ Claude Lorrain, sa vie et ses uvresChapitre 53 sur 176 · Voir Appendice : Dessins du duc de Devonshire, n · texte numérisé non relu

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io4 CLAUDE LORRAIN

que nous voyons les noms des évêques et des archevêques inscrits sur la liste de Claude. Il nous semble donc tout naturel qu'Henri van Halmaele1, ayant été installé à Ypres au mois d'octobre, se soit trouvé à Rome au mois de décembre , — date inscrite par le peintre dans le Livre de Vérité, au revers de l'esquisse de son tableau2.

Dans un paysage se rapprochant d'Énée à la chasse aux cerfs, ou de son pendant, Énée avec la Sibylle de dîmes (L. V., i83), exécuté pour Paul Falconier l'année suivante, Claude n'est presque plus Claude. La vieillesse pèse sur lui et se fait sentir même dans les qualités qui constituaient sa force, quoique ces qualités fussent de celles qui souffrent le moins des atteintes de l'âge. Il n'avait jamais su donner beaucoup d'intérêt ni de finesse à ses détails ; à cet égard donc, on ne trouve pas la disparate trop grande entre les premières et les dernières œuvres de son pinceau. Là où il n'y avait ni grands effets de lumière à réaliser, ni grandes lignes à déployer, il entrait tout doucement dans l'ornière du paysage académique de son temps, et cela même dans ses plus beaux jours. En revanche, jusqu'à sa dernière heure, Claude retrouvait de temps en temps le vrai sentiment de son tableau à lui. Tant qu'il se contentait de faire valoir l'ensemble harmonieux de sa composition et la magie des effets atmosphériques dont il avait trouvé le secret, ses paysages brillaient de tout l'éclat de son printemps, s'ils n'en respiraient plus toute la fraîcheur.

Ce qu'il lui fallait, surtout, dans la composition de ses paysages, pour mettre son talent en pleine lumière, c'étaient des édifices dont la régularité contrastât avec l'infinie souplesse de la nature. C'est ainsi que le Sacrifice à Apollon (L. V., 182) ;\ tableau que Claude peignit en 1673 pour le cardinal Camillo Massimo, offre dix fois plus d'attraits que son pendant, Persée (L. V., 184), ce sujet allégorique orné de rochers fantastiques, et daté de 1674. Ce n'est pas que la composition du Sacrifice soit extrêmement belle, mais on y trouve de ces contrastes

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